lundi 25 janvier 2010

Trail Blanch 2010

Après un semblant d'échauffement je rejoins les autres zigotos derrière l'arche de départ. Petite photo de groupe d'avant-course ...


Puis à 10h30 pétantes, le départ est donné ...


Nous partons en lègère descente et rapidement nous nous retrouvons en file indienne. Je m'arrête dès le début pour faire quelques photos, me fais bien entendu larguer par tout mon groupe mais tente par la suite de remonter un peu la file.
La chose n'est pas évidente, dès qu'on s'écarte sur les côtés, une croute superficielle et relativement dure s'écroule et le pied s'enfonce. Alors parfois, je me décale, j'accélère, me plante les pieds bien profondément dans la poudreuse pour au final retrouver ma place initiale dans la file de coureurs :-)

Ensuite, après des petites montées/descentes dans les bois, nous arrivons en bas d'un sacré mur. Après avoir jaugé la hauteur de celui-ci je me dis que le gros du dénivelé de ce trail blanch se fera ici. Sur ce passage, il est également difficile de doubler : le sol est parfois un peu glissant, la pente est raide ... bref comme tout le monde, mains en appui sur les quadriceps et on monte tranquillement en restant à sa place. Au passage, je note que des courageux font ce trail avec des running de route sans aucun autre accessoire, bravo à eux !


Arrivés en haut du mur, la couche de poudreuse se fait épaisse et si la plus faible pente peut pousser à gambader, au bout de trois tentatives de pas et un gamellage dans la poudreuse, ici aussi on passe en marche rapide mais marche tout de même ... encore une fois je ne regrette pas les guêtres.



On arrive enfin sur une piste de ski de fond. Celle-ci oblique légèrement à droite et je décide de faire un tout droit pour couper ... pas que je joue la place ni le chrono mais je cherche à rattraper au moins Philippe qui est celui immédiatement devant.


Bref, ce fut une erreur de ma part : je m'enfonce pas mal, mais l'appui reste relativement stable alors je décide de continuer mon "tout-droit". Par contre je souffle comme un boeuf. Content enfin d'arriver au bout de mon "super" raccourci, de constater que je n'ai rien gagné comme place. Je reprends mon souffle comme je peux et ça repart ...

Bon ben la portion de piste se termine assez rapidement pour retrouver la poudreuse ... yeah ! ça faisait longtemps :-) Je retrouve Philippe à ce moment là. On avance comme on peut, dès que la trace le permet je trottine ... Je finis par le dépasser et le laisser derrière moi.

J'arrive au ravitaillement du 7ème kilomètre. J'y retrouve Nat qui court avec Yann. Elle a perdu un de ses Yaktrax qu'un coureur espagnol lui a récupéré. Sympa ...


Le temps de le remettre en place, zou je repars avec eux. Il parait qu'elle est 8ème féminine.

On rejoint à nouveau une partie de piste et maintenant, le parcours se fait plutôt en descente. On pousse un peu et on passe par un chemin sinueux pour raquettes sous les arbres. Que du plaisir d'envoyer sur ce passage, un régal ! Et oui la poudreuse c'est bien mais quand on peut courir, c'est pas mal aussi :-)

Micro pause photo tout de même ... on est pas en sortie longue mais on ne s'arrache pas non plus à fond :-)


La neige est assez dure et la pente aidant, on accélère un peu. On aperçoit une nana devant. Je propose en rigolant à Yann d'accélèrer et de tracter Nathalie pour qu'elle la double. Chose faite, Nathalie prend le large devant. Je reste un peu avec Yann avant de tenter de la rejoindre. Je n'y parviendrai pas. Elle me coiffe de quelques secondes sur la ligne d'arrivée.


En fait, Nathalie me dira après la course qu'elle s'est tirée la bourre avec cette nana (d'Athle632) depuis le début. La nana en question semblait plus forte en montée et Nathalie un poil mieux sur le reste du parcours.

Au bilan, moins de 13 malheureux kilomètres parcourus en 2h05 :-)
Sortie longue du week-end ma foi bien sympathique, qui plus est avec une super météo : soleil et enneigement idyllique ... pour en ch... dans la neige !

Et ensuite ... après le repas (un peu limite d'ailleurs) proposé par l'organisation où on croisera Mic31 (présent le samedi pour faire de la pub pour les Citadelles mais qui allait courir le lendemain sur le 24km), place à la récupération (méga passive) aux Thermes d'Ax ...


Les citadelles secrètes 2010


Nous nous retrouvons avec Philippe ce dimanche matin à Fougax. Les voitures arrivent au compte-gouttes sur un petit parking, le temps est couvert, bouché sur les hauteurs et un petite pluie fine tombe. Malgré cela la température est assez douce pour la saison. A la température près, il s'agit d'une météo citadellienne.

Mais qui donc peut se retrouver ici par ce temps ?




Nous sommes 16 traileurs (dont une traileuse ... ça aurait fait deux avec madame mais celle-ci travaillait) au départ de ce trail off nommé "Les citadelles secrètes" et proposé par Mic31 sur son blog. Je vois pour la première fois en chair et en os les "personnages" des différents blogs que je parcours régulièrement : Yvan (le frère de Michel), Francis, Grumlie et Thomas un pote de lycée retrouvé par hasard sur le listing des inscrits au Trail Blanch :-)

Le parcours est censé passer sur le début par un tronçon dont les autorisations ne sont pas arrivées à temps pour faire partie du trail officiel des Citadelles. Pour la suite, il s'agit de parcourir le chemin des Citadelles à l'envers ... enfin si mes souvenirs sont bons et si j'ai bien tout compris :-)

Le départ est donné à 09h05. Ma mère qui était également au rendez-vous s'est mise en contre-bas pour nous prendre en photo au passage mais, manque de chance, nous voici en train de suivre Michel qui part de l'autre côté dans les rues de Fougax.

Nous rejoignons rapidement un petit chemin forestier qui monte tranquillement ... échauffement.


Brutalement, les choses sérieuses commencent avec un sentier qui monte fort. Nous sommes quelques-uns à enlever une couche de vêtement en prévision des efforts à fournir.


Je crains de devoir rapidement passer en queue de peloton et de ralentir le groupe mais finalement beaucoup montent en marche plus ou moins rapide. L'ambiance est tranquille et fort sympathique. On s'attend régulièrement lors de micro-pauses et on repart tranquillement.


Arrivé en haut de la côte, quelques tâches de neige sont présentes ici et là mais pas autant que je craignais. La visibilité n'est pas ce qu'on fait de mieux alors on devine les paysages merveilleux qui se cachent derrière la brume :-) La pluie s'est arrêtée, décevant ce temps qui tire progressivement au beau :-)


Quand je ne me planque pas pour faire ma pause technique pipi et que Michel compte et recompte en pensant qu'il manque quelqu'un, les arrêts se passent plutôt bien ;-)

On entame une descente assez douce où la neige fondante se mélange à l'eau qui ruisselle, les pieds commencent à voir leur taux d'humidité augmenter et les gosses que nous sommes prenons un malin plaisir à courir dans ce ruisseau boueux-neigeux :-)


On arrive sur une portion de route, petite pause "boules de neige" avant de rejoindre MontFerrier puis le parking en contre-bas de Ze Citadelle.


Michel propose de faire un aller-retour ... ben manquerait plus qu'on soit resté en bas à l'admirer ce pog, non mais :-)


C'est donc parti, toujours chacun à son rythme. On reste quelques minutes là-haut où le vent souffle un poil plus que dans la montée puis on redescend du pog.


Pour le retour, on se prend principalement de la descente, pas aussi gras qu'aux Citadelles 2009 mais pas mal de gadoue tout même. La neige s'est faite oublier. Chacun envoie à son rythme mais je pense que tout le monde est tout de même en mode plutôt tranquille. Me concernant, je me fais tout de même peur à quelques moments surtout avec les feuilles mortes qui recouvrent parfois de grosses caillasses très glissantes.


(Photo : Yvan11)



Qui dit "descente", dit "Philippe se la joue tranquille" ...


En bas de la grosse descente, on rejoint une portion de route que l'on quitte à environ 2-3 km de Fougax pour rentrer dans une forêt de pins après être passés devant un gîte. Micro-coup de cul avant de retrouver un passage bien roulant ... qui d'ailleurs déroule jusqu'à l'arrivée.


Arrivé dans Fougax, j'aperçois de loin Yvan qui se tire la bourre avec un autre ... bonne ambiance j'vous dis.

Après un rapide change pour des vêtements plus secs et une ch'tite binouze pour ceux qui veulent, on se retrouve à Bélesta où Michel a réservé un resto pour la bande.

Bon petit repas ! Discussions bien évidemment autour du sujet qui nous passionne tous ici et Philippe qui n'est pas avare de questions autour de la prépa d'ultras ... je sens que ça le titille :-) Pour sûr qu'on va bientôt entendre des propositions de "week-end choc" et autres "rando-courses" ...

Je remercie ici à nouveau Michel pour sa proposition, sa gentillesse et son organisation au top, un pro quoi ! :-)

mardi 22 décembre 2009

Cross des Violettes 2009

Je participe ce dimanche à mon premier cross. Je voulais le courir à plusieurs mais hormis Oswald qui est un avion loin de mon niveau, Philippe a un niveau comparable mais étant vétéran, il y a une course spécifique pour sa catégorie. Tant pis :-( ... Cependant lors de l'échauffement, je croise Sébastien, un newbie sympa (sur le "court" mais déjà centbornard) du groupe de Christian. On décide de partir ensemble.

Vu qu'on est dispatchés sur toute une bonne largeur de champ, j'ai beau être derrière le peloton, je me retrouve à même pas un mètre de la ligne de départ. Le coup de pistolet du starter se fait entendre et les Rafales, Mirages et autres chasseurs ont déjà décollés et se retrouvent au bout du champ qui nous sert de sas de départ.

Le classement définitif va se jouer rapidement et excepté un dépassement puis redépassement, l'ordre ne bougera pas jusqu'à la fin de la course. Nous concernant nous sommes ... les quasi-derniers :-) Mais bon, pas de souci, il suffit que chacun trouve son rythme.

Nous sommes assez chanceux car le sol est plutôt sec et la météo est au beau fixe.

Je découvre donc le parcours typique de cross et notamment :
  • ses différents sols : herbeux dense, portion de terre labourée, quelques endroits avec du sable, une traversée de route et même une portion de piste d'athlétisme
  • ses "obstacles" : tronc d'arbre en travers à enjamber, petites buttes, ruisseau à sauter
  • ses relances nécessaires après de nombreux virages assez serrés

Disons le clairement, même si je ne pousse pas la machine à fond, j'en "chie" quand même un peu. Je note ainsi que ma préparation spécifique avec une seule et unique séance d'entrainement orientée cross est bien maigre :-) mais tant pis aujourd'hui c'est atelier "découverte" ... Courir sur un sol meuble et instable bouffe énormément d'énergie et si les premiers ruisseaux se sautent allégrement, après 20' de course, on commence à avoir du mal à prendre de l'élan pour faire un saut digne de ce nom.

Je suis devant Sébastien durant les 2 premières boucles moyennes et la première grande boucle. Lors de la seconde grande boucle, Sébastien a un regain de pêche, me dépasse et restera devant jusqu'à la ligne d'arrivée.

La fin approche et la dernière butte se monte ... en soufflant et en souffrant :-)


Je passe la ligne d'arrivée en 41'12 soit mon record sur 10km route (mais ici avec 1km de moins en distance) et je finis avant-dernier :-) Sous la tente d'arrivée on a droit à une pomme et une bouteille d'eau. C'est con mais j'apprécie la dotation simplissime.

Cross des Violettes
Dimanch 20/12/2009 à 14h20
Chrono : 41'12
Distance officielle : 9.306 km
Distance GPs : 9 km

mercredi 16 décembre 2009

Ronde du Feu 2009

Première course où je ne cours pas pour moi. En effet, j'ai proposé à Nathalie de faire le lièvre de 43'.
Ce n'est pas qu'elle ne puisse pas y arriver seule puisqu'elle a déjà atteint les 42'50 au 10km de la boucle du Confluent mais elle voulait les passer sur un 10km qualificatif. Comme on voulait tenter le principe du lièvre pour qu'elle se dégage du chrono et qu'elle se concentre uniquement sur sa course, son souffle ... et ma pomme pour le rythme alors nous voici partis ensemble pour cette fois !

Un peu frisquet ce dimanche matin de décembre. On arrive bien vêtus de plusieurs couches de vêtements au début de l'échauffement. On croise Mic31 qui veut retâter du chrono sur bitume. Après plusieurs allers/retours à la voiture, on enlève une à une les pelures d'oignons et on arrive finalement sur la ligne de départ en t-shirt (et gants). Bizarrement, il y avait des sas préférentiels mais pourtant faisant partie du "tout venant", nous nous retrouvons sur la gauche au même niveau que les cracks.

Ne sachant pas trop dans quel état de forme je me situe j'en viens à douter de tenir les 43' ; on fera au mieux.

Le départ se fait au dessus de la départementale en descendant vers le stade. Comme souvent je pars un poil rapidement mais je ne suis pas si mécontent de moi et j'espère que Nathalie ne m'en voudra pas trop.
Rapidement je me cale sur les 14km/h prévus. Je ne veux pas déconner sur la régularité du rythme. Je ne suis pas là pour me faire plaisir mais avant tout pour assurer un train régulier ... conduite aux instruments de rigueur. Chose que je fais parfaitement sur les deux premiers kilomètres : 4'17 soit exactement l'allure prévue (42'50).

Ensuite, je suis surpris de constater que Nat lâche peu à peu du terrain : Début difficile ? s'endormirait-elle ? Ben non a priori c'est pas le jour. Elle me dit qu'elle a les jambes lourdes et pas moyen de les faire avancer. Tant pis, aucune course ne se ressemble n'est-ce pas ?

Je lui conseille donc désormais de laisser tomber l'idée du chrono et même si, un peu dégoutée, elle veut arrêter là, je la motive pour terminer la course en la prenant comme une séance de qualité en allure spécifique ... avec des récups inexistantes :-) ... ça fera toujours travailler le palpitant et les quadris/ischios :-)

Après quelques kilomètres où l'allure prend mal :-) elle revient peu à peu mais sans titiller toutefois son rythme de forme. C'est pas le jour, c'est pas le jour :-(

Le parcours de Ramonville n'est pas si plat que ça : des faux plats montants, le colimaçon du port technique à prendre 2 fois, des passages de ponts (canal et départementale), des virages serrés ... bref moi j'aime bien mais comparé à du tout droit/tout plat comme à Balma, je sais pas si c'est propice à un bon temps.

Je ne sais pas si ça la motive mais je répète à tue-tête "Allez Nat !" ... franchement ça doit la saoûler ainsi que les coureurs autour d'elles mais tant pis, je gueule :-)

La fin approche, on passe pour la seconde fois sur le pont au dessus de la départementale, on plonge vers le stade que l'on contourne pour enfin rentrer sur la piste. J'essaie de lui faire pousser une accélération dès la rentrée sur la corde mais elle n'a vraiment pas les jambes aujourd'hui. A l'opposé de l'arche d'arrivée, je regarde mon chrono, 42'49, .... tant pis on y arrivera pas cette fois. Malgré tout, sur les derniers cent mètres, elle pousse un max et arrive à sprinter, on franchit la ligne d'arrivée main dans la main : 43'34 ... Franchement pas si décevant que ça :-) ; Bravo Nat !

Allez repos maintenant ... pour remettre le couvert à Lescure d'Albigeois le 10 janvier !

Ronde du Feu 2009
10 km - Ramonville
13/12/2009 10h15
Temps réel : 43'34
Temps officiel : 43'35

mercredi 9 décembre 2009

Relais des Coteaux 2009

Mon parcours (second relais) relie Baziège à Labastide-Beauvoir soit 10,2 km.
J'ai l'intention de le courir tranquillement car cela fait quelques jours que je ne suis pas en forme ; j'ai même parfois l'impression de peiner lors du petit footing tranquille de 3/4 d'heure. Est-ce le contre-coup de la préparation 10km que l'on suit depuis l'été ? Toujours est-il que je vais lever le pied cette fin d'année et ça commence ici au relais des Coteaux.


Je pars donc tranquillement en footing+ dirons-nous. A peine je viens de passer sous le pont de la voie ferrée que j'entends derrière moi : "Eh attends moi !". J'ai alors la surprise de rencontrer Jean-Michel qui fait le relais avec des collègues de boulot et qui par hasard se retrouve avec moi. Je lui dis rapidement que je compte y aller cool et lui me dit que ça l'arrange car il doit se taper deux relais d'affilée, gastro d'une coéquipière oblige.

Nous voilà donc partis, quittant assez rapidement le plat pour monter sur près de 4km. La montée ne se fait pas en une seule fois mais en 3 à 4 paliers. Rapidement, on se rend compte que le vent est de la partie et quasiment de face. Je pourrais envoyer mais je ne le fais pas : pas l'envie, pas la pêche.

Comme j'ai pris l'appareil photo, je tente des clichés sans m'arrêter, portraits et autoportraits plus ou moins réussis ... plutôt moins d'ailleurs, faudra la prochaine fois penser à s'arrêter pour stabiliser tout ça.

Arrivés au 5ème kilomètre et surtout en haut de la première et plus longue côte, on s'arrête au ravito : une voiture garée en marche arrière sur le bas côté, une petite table pliable de camping et un papet derrière (bottes de pluie et casquette de rigueur) en train de remplir des gobelets d'eau et une assiette de carrés de chocolat et de pruneaux. Sympa le papet :-) ... Quelques mètres plus loin j'enrage de ne pas l'avoir flashé ... tant pis :-(

Ensuite nous nous engageons dans une descente assez longue où on pousse un peu plus mais là aussi sans trop forcer ... même si j'avais parfois quelques envies (la forme revient d'ailleurs en cours de course ... ça me rassure un poil), je pensais également à Jean-Michel qui, quoique apparemment plus en forme que moi, devait se taper un quasi semi-marathon.

Le vent se calme maintenant ... ou plutôt nous sommes soit dans le sens du vent ou bien à l'abri.

Une fois en bas de la descente, on rejoint d'autres coureurs sur une partie plate puis au 8ème km, virage à 90° sur la gauche et là ... petit torticoli en voyant le mur qui nous attend. Ca me fait un peu penser au mur sur le début du trail de Gruissan. Jean-Michel le courageux continue sans faiblir en trottant. De mon côté, je pense plus rentable de passer en mode "marche rapide" ... et puis surtout j'ai la flemme sur le coup :-)


Une fois le coup de cul passé, je finis par rejoindre Jean-Michel et nous poussons un poil pour terminer par une portion de plat.

Alors que je lui souhaite bon courage pour la suite, moi, je m'arrête là en passant le relais à Pierre qui commence par une montée sur une vingtaine de mètres.


Relais des Coteaux 2009
10/12/2009
Distance : 10.2 km
Chrono : env. 51'

lundi 23 novembre 2009

Boucle du Confluent 2009

Je débute souvent mon compte-rendu par un point météo ... ce doit être la déformation professionnelle. Mais bon, c'est tout de même important non ? :-) Bref tout ça pour dire que le temps est idéal ce dimanche : Plutôt doux, couvert et pas de vent.

Nathalie n'est pas trop motivée à tel point qu'elle parle de ne pas prendre le départ (mais ça n'augure en rien ses performances dans les minutes qui suivent ... elle terminera seconde féminine) et j'essaie de penser à autre chose de peur que cet état d'esprit ne déteigne sur moi. Comme d'habitude, on retrouve les collègues du club, on croise les connaissances (hello Michel, the king of the Citadell's) puis on part pour un petit footing d'échauffement, quelques montées de genoux et talons-fesses puis quelques lignes droites ... que je me retrouve à faire tout seul dans mon coin. Tant mieux, cele me permet de me concentrer sans pression.

09h45 approche, je me rapproche du troupeau, je m'insère dans la cohue et me rapproche un peu par hasard de Nathalie et Yan ... que je ne reverrai plus de toute la course ... ben oui chacun sa mer..... :-)

Top départ pas très net, je passe sous l'arche et déclenche mon chrono. Le début est assez heurté, il y a du monde et comme d'habitude la peur de perdre trop de temps me pousse à zigzaguer entre les coureurs et doubler. J'utilise comme d'habitude le trottoir à cet effet. Le flot est encore assez important quand on passe le premier kilomètre (3'59) et voyant mon départ un poil rapide, j'essaie maintenant de ne pas trop chercher à doubler. La voie cyclable sur laquelle on est n'est pas vraiment bien large ... raison de plus pour garder un rythme constant et gérer. On bifurque sur un droite 90° en descendant, on passe dans un espace vert sur les bords de la Garonne avec une petite tête d'épingle à gérer qui casse bien la vitesse.

Je passe le second et troisième kilomètre assez rapidement (environ 4'07) alors que je m'étais fixé un 4'10 jusqu'au 2 tiers de la course histoire d'assurer une fin plus honorable qu'au 10km du Stade Toulousain. J'hésite un moment entre me calmer vraiment et revenir à l'objectif initial et continuer à la sensation du moment sans savoir comment la seconde moitié de course et surtout la fin allait se dérouler.

Je décide de continuer au feeling. On passe par la sortie du parc avec sa petite montée ... qu'il faudra repasser au second tour ... puis après un petit détour on se dirige vers l'arche de départ. Peu avant la fin de la première moitié j'ai encore une envie d'arrêter là en me disant que je n'arriverai à rien aujourd'hui alors que physiquement ça va nickel. Mais bon je commence à connaître cette sensation qui est souvent trompeuse et surtout passagère. Arrivé au niveau de l'arche, Norbert et les collègues du 5km m'encourage.

Une fois passé le cap de la moitié du parcours je ne sais pas pourquoi mais je me relance avec une patate d'enfer. Mes chronos sont toujours très optimistes (en moyenne 4'07 à 4'08 au km) et j'arrive à tenir le rythme que je me suis auto-imposé et je parviens même à doubler quelques coureurs.

Pour la seconde fois, j'atteinds la maudite petite montée à la sortie du parc. Cette fois-ci je peine un peu et l'allure baisse mais je constaterai au prochain kilomètre que je ne me suis pas tant affalé que ça.

Le kilomètre qui suit celui incluant la petite montée laisse également les traces d'une récupération post-effort :-) mais l'allure quoi que plus basse que celle du début de course, est en train de relancer la bete :-)

Le dernier kilomètre est en vue avec son marquage au sol tous les 100m (bien vu finalement ce compte à rebours). J'essaie de doser tout ce qui me reste d'énergie, je sens le geste de ma foulée se détériorer et ma tête et mes segments libres (z'avez vu, je cause comme les pros hein ?) se baladent un peu comme ils veulent. Mon souffle commence sérieusement à ressembler à un asthmatique en pleine crise (cf. photos du finish).


Je me fais doubler. C'est difficile à assumer mais autant je le précise quand c'est moi l'accélérateur autant ici c'est moi le trainard. J'essaie de m'accrocher tant bien que mal mais justement trop mal pour essayer de suivre quelqu'un ... je balance tout au max et puis ça fera ce que ça fera ... 100m ... 50m ... 20m ... les nonottes à l'applaudimètre ... et enfin le bip sur le tapis de la ligne d'arrivée.

Et là, comme je n'ai que les temps intermédiaires au kilomètre, la surprise de changer de cadran sur mon chrono et de noter le temps sur la distance ... c'est un nouveau record ... enfin, je veux dire mon nouveau record 41'12 !!! Content Sébastien :-)

10km de la Boucle du Confluent
Dimanche 23 Novembre 2009 - 09h45
Temps officiel : 41'18
Temps réel : 41'12


mardi 27 octobre 2009

Stade Toulousain 2009

Comme des pros, on (Philippe, Nathalie et moi) avait minuté l'échauffement pour arriver fin prêts sur la ligne de départ à l'heure H. Seulement, le départ a été retardé d'au moins 15 minutes ... Tant pis, on a fait au mieux en continuant un peu de trot alterné avec quelques accélérations.
Après le 10km de Tournefeuille qui m'a un petit peu fait gambergé, je ne sais plus trop sur quelle base partir : entre 4'11 qui est mon allure record sur la distance et le 4'22 de ma piètre performance "tournefeuilloise" (?). Espérant un mieux (petit désir de "vengeance" quand même) et ne voulant pas non plus me cramer, je me fixe au matin de cette course une allure de départ aux alentours des 4'15 soit un chrono de 42'30. En fait, je me fixe une allure au cas où je ne puisse pas m'empêcher de zyeuter le chrono à tout bout de champ ... mais le but est sur cette course de courir "à la sensation" ... Norbert si tu me lis ... regarde un peu ces efforts ! ;-)

Nous voici maintenant, et comme souvent, agglutinés sur le côté pas loin de la ligne de départ. Le top est donné et nous partons pour un tour extérieur du stade de rugby E. Wallon. Je pars relativement vite et je quitte des yeux Philippe et Nathalie. Alors que nous nous apprêtons à sortir du stade, j'ai la surprise de croiser ceux qui terminent le 5km (ou plutôt 4.2km comme annoncé a posteriori). C'est bizarre ... et sans ligne de démarcation ça fait un peu bordélique. Ce sentiment est renforcé quand nous passons par le souterrain au dessous de la rocade pour rejoindre les berges du Canal. Bref, je trouve que l'organisation a un peu "merdé" sur ce coup car certains coureurs ont parfois même du s'arrêter pour éviter de se percuter :-( ... dommage.

Revenons dans la course ... il fait beau mais pour l'instant et comme sur la majorité du parcours nous avons rejoint l'ombre le long du canal. Petit t-shirt de rigueur sous le maillot du club ... que je supporterai jusqu'à la ligne d'arrivée. Après un 1er kilomètre plutôt rapide (moins de 4'), le second (4'04) est toujours plus rapide que mon allure objectif. Mais bon ce n'est qu'un contrôle a posteriori et je décide de continuer au feeling tout en calmant un peu le jeu car j'ai peur de ne pas tenir ce rythme jusqu'au bout ... rythme ô combien lointain de mon timide 4'18 du début de Course à Tournefeuille.

Les 3ème et 4ème kilomètres ne sont pas spécialement difficiles mais comme souvent à ce kilomètrage, je ne suis pas encore "dans" la course et il y a toujours un cap à passer avant de "débrancher" le cerveau et de se mettre enfin sur les rails et ... rouler. Mais bon je suis content de constater que je tourne à mon allure record sur la distance.

Les 3 kilomètres suivants se "suivent et se ressemblent" avec plutôt de bonnes sensations et une allure que je parviens à réguler sans souci. En fait j'avais déjà la forme à la séance de spécifique de mercredi mais je méfie des quelques jours pré-course où sans trop savoir pourquoi la forme peut disparaître. Vers le 7ème kilomètre j'aperçois de l'autre côté du Canal Norbert et Yann qui sont gentiment venu nous supporter.

Cependant l'aide psychologique ne va pas empêcher de "m'affaler" et maintenant que la fin approche, ça commence à devenir difficile, surtout qu'avant d'effectuer le demi-tour au niveau des ponts-jumeaux il faut se taper un ch'ti faux-plat montant qui, plutôt en fin de course, a facheuse tendance à calmer mes ardeurs ... l'allure chute à 4'20 ... essayons de ne pas chuter plus :-( ...

Malgré un parcours où on retrouve le "chemin de la maison", le 9ème kilomètre est du même acabit et si je ne passe pas au delà de 4'24 c'est une chance. Pour terminer, on refait à nouveau un tour extérieur du stade où j'essaie de donner ce qu'il me reste dans les derniers 100m ... un petit sprint pour la forme histoire de se cramer bien comme il faut :-)

Au bilan une fois la ligne d'arrivée franchie je suis surpris de lire à mon chrono exactement le même temps à la seconde près que ce que j'ai pu faire en juin à Muret soit 41'54 !!!

Je suis donc plutôt content d'avoir renoué avec mon niveau de fin de saison. Comme je disais à Norbert, voilà maintenant une base sur laquelle il va être intéressant de travailler : Cross nous voilà !!! ;-)


10km du Stade Toulousain
Dimanche 18/10/2009 vers 10h15
Temps officiel : 41'56
Temps réel : 41'354