mercredi 26 août 2009

Saison 2009-2010

C'est l'été (la fin certes), bientôt le début de nos congés et pourtant la pause CAP estivale s'éloigne déjà. Le trail de l'Ikalana est passé par là et depuis il y a déjà eu la reprise des séances de côtes et des fameux 30/30 à VMA ... avec une température telle que le mot "échauffement" décrivant le footing d'une vingtaine de minutes précédant la séance prête à sourire.


Mais au fait la reprise pourquoi ? La saison sera divisée en deux :
  • Une première partie destinée (encore) à tenter d'améliorer notre "vitesse de base" et notamment nos chronos sur 10km. Elle s'étale de fin août (et oui nous y sommes) à début mars, date du 10km de Blagnac. On pourra éventuellement considérer le 10km de Seissan-Auch comme un ultime rattrapage possible. Accessoirement on veut bien s'essayer à quelques cross puisqu'il parait que c'est une bonne préparation hivernale à la course sur route.
  • La seconde partie de saison sera dévolue aux trails avec augmentation de la distance de compétition. Le point de mire étant le marathon des Burons et sa grosse quarantaine de kilomètres.

En prime on livre l'objectif pour le début de saison 2010-2011 => le marathon de Berlin !


lundi 24 août 2009

Ikalana 2009

08h30 ce samedi 15 août 2009. Il fait bon "tendance chaud". Termes bizarres pour signifier qu'on s'attend à une matinée avec hausse rapide des températures même si la température semble idéale au moment du départ.


Luc me demande sur quelles bases je pars mais je ne sais vraiment pas. Malgré ma non-préparation, j'avais dans l'idée de faire un poil plus de 2h sur 22km soit un peu moins de 11km/h de moyenne (à comparer aux 2h11 du 23 km de Gruissan). Seulement le 22km s'est transformé en arrivant sur place en 24km ... alors bon, on part au feeling et on verra bien.

Le départ s'effectue à 8h35 comme prévu, soit 5 minutes après le départ du 34km. Nous quittons le contre-bas du barrage pour faire un bref passage en ville avant de quitter le bitume et de débuter par une bonne petite côte ombragée. D'ailleurs, outre quelques passages en plein champ, la grosse majorité du parcours se fera à l'ombre. Un très bon point vu la saison.

Rapidement, je m'aperçois que Luc ne parvient pas à me suivre alors que j'ai de mon côté un rythme pas forcément bien rapide. Comme il était loin d'être en forme aujourd'hui, ça ne me choque pas plus que ça et je décide, lâchement :-) de continuer tout seul.

Ce début de parcours monte souvent, pas forcément fort, mais comporte plus de D+ que de D-. Du coup je me dis que le retour sera plus tranquille. Durant le premier tiers de la course, je double quelques personnes sur un parcours assez varié, du chemin de terre classique puis de la mono-trace sur un sentier herbeux, petite descente dans un dédalle relativement profond où les appuis se font sur les côtés, parcours asséché sans doute creusé par une pluie torrentielle passée , passage d'un cours d'eau ... sans possibilité de rester au sec, champ, etc.

Sous mon pied droit, je sens déjà un problème récurrent avec mes semelles orthopédiques neuves sinon récentes. Une ampoule se forme sous ma voûte plantaire côté intérieur du pied. Le passage dans l'eau ne va pas favoriser son "extinction" ...

Je passe devant le 1er poste de ravaitaillement où je ne prends rien car j'ai encore beaucoup d'eau dans les 2 bidons à ma ceinture et je n'ai pas encore prévu de grignoter.

Après une petite heure de balade, je commence à faiblir un peu et j'aborde les montées avec plus de tranquilité ... ou de faiblesse c'est selon :-) A ce moment je me fais un peu doubler par d'autres et certains me souhaitent bon courage. Je n'ai pas le temps de leur expliquer que j'aborde ce trail en reprise après la coupure estivale sans aucune préparation trail et dont la sortie la plus longue précédent ce samedi avait duré seulement 1 heure. Enfin bref, beaucoup de discours et de blabla pour dire que je faiblis :-)

Peu après la bifurcation entre les parcours de 24km et 34km, je décide de manger une barre énergétique que je mastique lentement tout en courant ... une habitude à prendre. On arrive au point culminant du parcours et juste avant une portion plate le second ravitaillement arrive. J'en profite pour faire remplir un de mes bidons. Il commence à faire chaud et je n'hésite pas à boire très régulièrement.

La fin du plus gros D+ ainsi qu'aidé par ma barre énergétique, je retrouve un peu du poil de la bête. On oblique alors sur la gauche où commence une longue et douce descente où "j'envois" un peu ... façon de parler hein, c'est Sébastien qui parle et pas un Thomas Lorblanchet ou un Patrick Bruni :-) A cause de mon ampoule je modifie un peu mes appuis mais ça passe.

Je rejoins un type qui se trompe de chemin à deux reprises et termine à un moment dans le jardin d'un particulier. Pourtant, je trouve le marquage du parcours au top. Enfin bon ... un moment d'inattention est vite arrivé. Arrivé à son niveau on échange quelques mots. Il me dit être un habitué des ultras et il fait ce "petit" 20km pour essayer de retrouver de la vitesse qu'il n'a plus l'habitude de pratiquer. On reste ensemble quelques minutes puis je le dépasse dans une petite montée.

Sur la fin le classement ne bougera plus trop. Ce qui me fait dire que le classement d'une course semble se faire surtout sur les 1er kilomètres où il faut se "placer" et ensuite il ne reste "plus qu'à" stabiliser l'allure, garder son rang ... et tenir.

En parlant de tenir, on arrive à un des derniers ravitaillements et il était temps car je n'ai plus d'eau dans mes bidons et je commencais à avoir soif ... Attention : boire avant d'avoir soif dit le conseiller du coureur à pied. Un coureur demande combien de bornes il reste ; réponse de la bénévole : 6km .. hum hum permettez-moi de ne pas être d'accord mais mon GPS indique qu'il ne reste plus qu'environ 4.5 km ... enfin, je me tais et pensant être dans mon droit, je continue, confiant dans la technique plutôt que dans la parole d'une bénévole qui a le soleil qui doit lui taper sur la tête ... en ces fins de parcours tout kilomètre en moins est bon à prendre.

Sitôt quitté la sympathique bénévole qui m'a refait le plein, on aborde la dernière montée ou plutôt "rapaillou" (pour les occitanisants). Je marche ... je sue ... mais ça passe.

Le parcours devient alors plus tranquille, les chemins sont en légère pente descendante ; c'est agréable ... excepté que mes ampoules (car oui je sens également des échauffements sous ma voute plantaire gauche) me forcent à changer ma foulée et mes appuis.

Du coup ça ne rate pas, j'ai du être programmé pour les 22km initiaux et arrivé à peu près à cette distance des crampes commencent à apparaître ... et merd.....

Je baisse le rythme mais je me fixe tout de même comme objectif de tenir 10km/h de moyenne sur l'ensemble du parcours jusqu'à la fin. Je me fais au passage doubler par mon ultra-trailer que j'avais précédemment dépassé :-)

Arrivé au 24ème kilomètre, je maudis (mais que passagèrement, rassurez-vous) les organisateurs car ma bénévole avait raison : il restait bien près de 6 bornes à parcourir toute à l'heure. On passe par une forêt, le chemin ombragé longe le lac, c'est sympatoche comme arrivée. Ensuite c'est moins intéressant (mais la fin est proche alors ça compense) : on longe un parking, on passe sur le barrage on contourne le point d'arrivée pour passer au dessus du canal de trop plein du barrage et on arrive ... enfin :-) !

Au final un chrono de 2h33 (2h38 officiellement car même début de chrono que les 34km) et j'ai tenu mon 10km/h de moyenne.

Un bilan positif mais aussi des leçons à tirer pour mes prochaines courses "au chaud".
Le parcours était très agréable, généralement ombragée, assez varié, assez roulant (même si ma condition physique du moment n'était pas extra). Pas trop de monde mais assez pour ne pas se sentir trop esseulé sur la fin.

Le souci c'est que cela fait deux fois que je termine dans de "mauvaises conditions" après une course avec des températures un peu élevées. Par "mauvaises conditions" il faut comprendre que je fais un petit malaise à l'arrivée ou peu après et il faut que je me pose comme une carpette et que je sieste de force 1h à 1h30 avant de retrouver mon jus et mes esprits.

Un mort-vivant juste après la course :

1h30 après, réveillé par les effluves de paëlla :

Les causes possibles :
- Une mauvaise hydratation : cela me parait peu probable surtout sur cette course où je n'ai pas arrêté de boire. Mais bon, étant un gros buveur à la base, sur les prochaines course du même type j'hésiterai encore moins à vider mes bidons.
- La bouffe : Je n'ai pris qu'une seule barre énergétique après environ une heure de course. Je pense que j'ai merdé entre autre à ce niveau : je vais adopter sur les prochains trails (quelles que soient les conditions de températures d'ailleurs) une prise de solide tous les 3/4 d'heure à une heure. Sur l'Ikalana j'aurai du prendre au moins une seconde barre vers les 1h45 de course et le coup de pompe des 22km ne doit pas y être étranger.
- Les cachetons : Ben oui il ne faut quand même pas oublier que j'ai quand même mon "problème" de surrénales qui ne produisent plus grand-chose et le fait d'avoir pris mon cacheton du matin à 5h30 du matin et d'avoir attendu 11h pour prendre celui de la mi-journée fait que le laps de temps est un poil long. La prochaine fois j'essaierai d'attendre 8h pour le premier et d'anticiper à 11h celui que je prends d'habitude à midi ... à voir ce que cela donne.
- les ampoules : ces maudites ampoules (que j'avais déjà eues au trail des Capucins) proviennent de mes nouvelles semelles. Surtout, erreur de débutant, je ne les ai pas "faites" lors de sorties du week-end. Je pense qu'il y a également un souci de conception avec de légères nervures sur le support de voute plantaire qui doit créer ces zones d'échauffement ... à voir avec la podologue.
- Les sorties longues : ben elles ont été absentes (1h max souvenez-vous !) mais bon là j'ai cherché sciamment le bâton pour me faire battre puisque nous étions en reprise et je ne voulais pas charger la mule directos ... l'idée était de faire ce trail tranquillou ... mais ça a été le cas rassurez-vous ! ;-)

NB : Les quelques photos d'avant et d'après course sont dues à belle-maman, merci ! Et oui encore une fois j'avais oublié mon appareil pour les photos durant la course, honte à moi !!!

Trail de l'Ikalana - 25.7 km
Villefranche-de-Panat- 15/08/2009 08h35
Chrono Officiel : 2h38'
Chrono Réel : 2h33'

lundi 20 juillet 2009

L'entraîneur

Nous procédons comme chaque année, Nathalie et moi-même, à notre coupure estivale de 10-15 jours (de farniente) histoire de se ressourcer tant physiquement que psychologiquement. En guise de débriefing de cette saison désormais passée, je trouve ici l'occasion de parler d'une personne importante dans ma pratique de la course à pied et de remercier l'élément clé qu'il est de toute préparation à une compétition en particulier, j'ai nommé "l'entraîneur".

Chacun a sa propre définition de ce qu'est un entraîneur et des qualités que celui-ci doit posséder. Du coureur dit "loisir" au coureur de niveau international mais aussi "transversalement" (à niveau équivalent), la sensibilité et les aspirations de chaque coureur nourrira une définition différente de ce qu'on appelle également " le coach".

Je ne viens de terminer que ma seconde saison de course à pied et j'ai déjà changé d'entraîneur à la fin de ma première saison pour celui qui m'entraîne actuellement ... et qui semble rempiler pour une saison supplémentaire, merci à lui :-) ... Ainsi, pour parler des qualités qu'un entraîneur doit posséder, je ferai le bilan de ces deux saisons passées et des deux entraîneurs que j'ai pu côtoyer ; tout ceci avec des idées pas forcément originales et présentées un peu en vrac ...


Avant toute chose, je veux parler ici de ce qui rassemble tout entraîneur au delà de tout ce qui peut les diviser par la suite : ils sont tous passionnés par le sujet et c'est là je crois le point commun de nombre d'entraîneurs qui, malgré des visions parfois différentes de l'entraînement lui-même et des athlètes qu'ils encadrent, ont tous pour passion la course à pied.

La confiance : C'est une qualité qui doit être réciproque entre l'entraîneur et le coureur et c'est la base de toute relation future. Ainsi par exemple, au cours de ma 1ère saison, je me suis interrogé sur l'adaptation du contenu de certaines séances d'entraînement à mon niveau du moment, de la valeur de résultats extrapolés suite à des tests. J'en ai parlé à mon entraîneur et l'absence de "retour" de sa part m'a instillé petit à petit le doute sur le contenu de mon entraînement et sur la capacité de mon entraîneur à répondre à mes interrogations. Tout ça pour dire que tout doit être clair entre l'entraîneur et son coureur : les objectifs fixés, la condition physique du moment, le vécu des séances, les compétitions réalisées, etc. bref toutes les informations échangées.

De cette expérience découle une seconde qualité essentielle que doit posséder un entraîneur : la capacité de dialogue et d'écoute vis-à-vis du coureur : savoir écouter le coureur et répondre à ses interrogations. La première saison, cet aspect a été très peu présent et cela a été une des raisons de mon départ. J'ai trouvé ce dialogue avec mon entraîneur actuel. Le dialogue permet d'expliquer certains aspects de l'entraînement mais également de confronter des points de vue différents. Et oui, cela dépend bien sûr des individus mais tout coureur n'est pas forcément et uniquement "exécuteur" de séances d'entraînement et de compétitions ; il lui arrive (parfois) par exemple de se demander à quoi peut servir telle séance :-)

Feed-back sur les séances : l'entraîneur, sans être obligatoirement présent à toutes les séances, doit également savoir utiliser les sensations de vécu de la séance par le coureur afin d'adapter le programme et/ou corriger le tir.

Une qualité également nécessaire de l'entraîneur (et c'est un grande qualité que possède mon entraîneur actuel) est de se mettre au niveau des attentes de tous les coureurs qu'il conseille/encadre. En effet, je fais partie d'une groupe assez hétérogène dans la façon d'aborder la course à pied. Certains coureurs (généralement des personnes "peu rapides" mais certains coureurs avec de bonnes capacités sont également dans le même état d'esprit) se foutent royalement de l'aspect compétition et ont une approche que l'on qualifie habituellement de "loisir", d'autres d'un niveau moyen (comme moi) s'y intéressent un peu. L'entraîneur doit prendre en compte le type d'approche de la course à pied par le coureur afin de répondre à ses attentes et en fonction des moyens que celui-ci peut et/ou veut y mettre : adapter un cadre assez rigide pour ceux qui le demandent, rester plus ouvert pour d'autres, etc.

Faut-il également rappeler que l'entraîneur est un Homme comme les autres et à ce titre qu'il n'est pas parfait. L'entraîneur a ses propres limites : il ne peut être à la fois un dieu de la physiologie, de la bio-mécanique, de la biologie, de la psychologie humaine, etc. Et une des qualités que doit donc avoir un entraîneur est la modestie : savoir dire "je ne sais pas" ... mais je cherche :-)

L'entraîneur est au service du coureur (la plupart du temps bénévolement faut-il le rappeler) et est là pour servir des objectifs choisis en commun avec son coureur. C'est une attitude très altruiste même si en retour il obtient bien sûr quelques satisfactions personnelles ... enfin, on espère un peu quand même en tant que coureur :-)

Au fait, j'allais oublier : ... un peu de pub quand même :-) ... notre entraîneur s'appelle Norbert ANDREETTO, est entraîneur FFA niveau 1 (bientôt niveau 2 hein ? !!!), bénévole au Satuc depuis septembre 2008 et je le remercie encore pour tout ce qu'il me fait faire 4 voire 5 fois par semaine plus de 10 mois par an :-) et pour tous les objectifs qu'il me permet d'atteindre !

dimanche 19 juillet 2009

Muret 2009

Le 10km de Muret est la dernière course avant la coupure estivale.
Vu la chaleur des jours précédant, la préparation n'a pas été suivie à la lettre et les séances ont été allégées : volume des séances moindre, longueur des fractions plus courte, temps de récupération plus longs, etc.
De plus, les gros rendez-vous étant passés et fin de saison oblige, la motivation n'est plus au top ...
A tel point qu'on comptait annuler cette course en cas de prévision de température supérieure à 30°C et on pensait sérieusement adapter les objectifs si celle-ci dépassait les 25°C.
Finalement, les plans sur la comète en fonction de la météorologie n'étaient pas nécessaires puisque la température est plutôt clémente.
Cependant quelle "tactique" adopter concernant l'allure ? Si on oublie l'expérience malheureuse d'Auterive, mon dernier 10km remonte à Balma avec un chrono de 42'42. Me sentant moins bien préparé, je compte partir sur un chrono de 43'30 à 44' quitte à voir sur la fin les restes que j'ai dans les jambes.

Ave Luc et Nat, nous débutons notre échauffement par un petit footing habituel et nous terminons pas quelques levées de genoux et accélérations sur le centre de la piste d'athlétisme qui est en gazon artificiel ... sensations bizarres d'avoir le pied qui s'enfonce dans ce qui ressemble à du sable (sous le plastique vert du pseudo-gazon).

Le départ est donné à 20h45, donc avec 15' de retard sur l'horaire prévu. Je n'ai pas l'impression qu'on soit très nombreux sur la ligne de départ. Le starter indique que l'on va commencer la course par deux tours de piste. Le départ a lieu et c'est la première fois que je vois (et que je suis) dans une meute de coureurs sur une piste d'athlétisme mais bon, le rythme est plus tranquille que les sessions précédentes de sprint et demi-fond. J'essaie comme d'habitude de ne pas partir trop vite (merci le GPS), ce que je parviens à faire.

On sort du stade et je me rend compte que l'Autolap met du temps à me comptabiliser mon 1er kilomètre ... en effet, j'ai oublié de le mettre ! Grrrr !!! Alors tout en courant, je navigue dans les menus de mon ch'ti Garmin pour arriver à mes fins. Ouf, c'est fait, petit coup de stress quand il n'a plus ses repères chronos le Sébastien ... pas encore prêt à courir rien qu'aux sensations :-) !

Vers le 3ème kilomètre, on entame une petite côte pas bien méchante que j'avale sans trop baisser mon rythme. D'ailleurs, je m'aperçois que depuis le début je suis assez rapide, plus rapide que mon rythme prévu (43'30) voire même plus rapide que mon actuel record. Aïe, que faire ? "le doute m'habite" comme dirait l'autre ; que fait-on Capitaine, on continue ou on calme le jeu ? Finalement, après avoir bien écouté mon corps (on discute souvent ensemble ça vous étonne ?) et me rendant compte que les sensations sont bonnes, que je me fais vraiment plaisir à courir aujourd'hui, que la maudite contracture au mollet gauche est miraculeusement absente, je décide de continuer ainsi jusqu'au moins au 6ème/7ème kilomètre.

La course continue et nous passons dans des zones résidentielles de Muret. A un moment, une zone d'épongeage se présente à nous. Il ne fait pas forcément chaud mais j'en profite quand même pour me refroidir les bras et la nuque. Après cela, on passe par une descente courte mais assez raide où j'essaie toujours de baisser mon amplitude de pas, mon centre de gravité et d'augmenter ma fréquence de course. Tout de suite après, un faux-plat montant se présente où j'essaie de maintenir l'allure, chose que je parviens à faire puisque mon allure est toujours aussi soutenue (façon de parler bien sûr, tout cela étant à replacer vis-à-vis de mes objectifs).

On se dirige alors à nouveau vers le stade avec une longue ligne droite qui passe devant celui-ci. Comme sur tout le parcours, je prends au maximum la corde de la trajectoire où je passe bien sûr sur les trottoirs et sur cette longue ligne droite, voyant au fond les coureurs obliquer à gauche, je serre à gauche dès le début. Se faisant, je loupe le ravitaillement du 5ème kilomètre qui est placé au milieu de cette portion mais sur la droite. Ce n'est pas bien grave sur un 10km, pense-je, et de toute manière je n'avais pas soif.

On continue ainsi et, alors que dans mon esprit on était parti sur un parcours suivant les pétales d'une fleur autour de la piste, donc un seul circuit, je suis surpris de repasser sur la portion de la première moitié déjà courue. En fait, le site Internet de la course ne possédait pas le détail du parcours de cette année et ayant trouvé le parcours de 2007, je pensais que l'organisation ne l'avait pas modifié depuis. Erreur ... pas bien grave si ce n'est la surprise du moment.

Du coup, le fait de faire 2 boucles m'a peut-être servi à gérer la suite de la course . La petite montée a été "engloutie" comme au premier tour et sur la suite du parcours, je me sentais de mieux en mieux avec un seul "problème" en tête : quand accélérer ? car j'avais les jambes, je n'attendais que ma propre décision et ma crainte était bien sûr de me cramer avant l'arrivée.

Je prends la décision de pousser plus fort entre le 6ème et le 7ème kilomètre (comme prévu finalement) et le fait de connaître à l'avance les difficultés du parcours me simplifie psychologiquement la tâche ... et c'est bizarre car habituellement je suis plutôt réfractaire aux parcours en plusieurs boucles identiques.

J'accélère donc, double "encore" :-) des coureurs et me fixe à environ 1km de l'arrivée à un groupe de 2 coureurs et une nana assez véloces. Je les suis ainsi jusque dans le stade où nous devons courir encore un tour de piste extérieure. Arrivé sur la piste, je commence à accélérer, je doubles les deux gars puis arrivé au niveau de la nana, mon "non-esprit" de compétition me fait lui dire tout en restant à son niveau : "je vous interdis de vous faire doubler par moi !". Je la laisse alors repasser devant avec ses accompagnateurs et termine derrière ce trio.

Je franchis la ligne d'arrivée en ... roulement de tambour .... ben merde, j'en sais rien car je croyais avoir appuyé sur STOP et ce n'était pas le cas. Malgré une rapide estimation grâce aux chronos des coureurs qui m'entoure, je préfère attendre l'affichage du classement qui m'indique que j'ai battu mon record sur la distance avec un chrono de 41'54. ! Yes !!! Moins de 42' en dernière course de la saison, ça c'est cool !

Au bilan, que de bons retours. Je suis bien sûr hyper content de moi. En fait, j'y suis allé sans trop savoir comment j'allais courir. Malgré cela, dès le début, je me suis senti bien, notamment libéré du fait de ne pas sentir la contracture au mollet gauche qui m'enquiquine parfois. Question sensations, c'était le jour et la nuit avec Balma. Je suis parti un poil vite mais finalement j'ai continué à ce rythme car je me le sentais.

PS : Désolé mais je n'ai pas pris l'appareil photo lors de cette virée muretaine :-(

10km de Muret - Edition 2009
Date : Mardi 07/07/2009 à 20h45
Temps officiel : 41'51
Temps réel : 41'54

mardi 7 juillet 2009

Trail des Capucins 2009

Il fait frisquet ce matin. On a une petite pensée pour les traileurs du 85km qui sont partis à 4h du matin et qui ont rencontré le minima du jour : 4.9°C à Nasbinals relevé par Météo-France ... Brrrrr !!! Nous concernant c'est un poil plus élevé mais ça ne doit pas dépasser les 6 à 7°C. Malgré cela, on est pour la plupart en short et même si je le prends avec moi, je ne porterai finalement pas mon coupe-vent au départ. Le ciel est plutôt couvert et les éclaircies restent rares mais l'essentiel est là : il ne pleuvra pas.


Nous sommes donc regroupés et prêts à partir dans le village de Nasbinals en contre-bas alors que résonne la musique d'Era (les chants grégoriens sont décidemment bien implantés dans le monde trail). Le top départ est lancé et la course débute par la montée sur la route à travers le village. Dès la sortie en direction d'Aubrac nous bifurquons sur la droite pour rentrer dans une forêt. Dès le début, j'ai zappé Patrick et Nat et je tente pour l'instant de suivre Philippe.

Le dénivelé n'est pas bien méchant et c'est une succession de petites montées et petites descentes. Cette alternance est agréable et permet de varier les allures en essayant notamment de "bomber" (soyons d'accord : tout est relatif hein !) en descente.

Après ce chemin en forêt on passe dans une zone découverte avec les fameux petits murets en pierre sèche que l'on voit un peu partout dans le coin. Après un chemin en terre/gravillons, le sol est maintenant plus souple (terre et herbe) mais on fait cependant attention aux quelques ornières rencontrées.


De mon côté, je fais des pauses fréquentes pour prendre quelques clichés. Une fois pris, je cravache pour tenter de rejoindre Philippe. Au bout de quelques relances de ce type, j'ai la surprise de voir Nat qui arrive à mon niveau alors que Philippe a disparu de mon horizon. Du coup je décide de faire le reste de la course avec elle.

Nous montons petit à petit vers un point haut pour quasiment rebrousser chemin dans un pâturage avec le vent contre. Cependant, il ne fait pas froid et la météo est finalement idéale pour l'exercice (certes, une absence de vent aurait été top mais bon ...) contrairement à l'année passée où c'était, semble-t-il, caniculaire.

Nous repassons un peu en forêt avec de belles petites descentes pour rejoindre, traverser puis longer une route. Nous rejoignons à nouveau une portion de forêt. Le sol est meuble, plutôt sec, bref parfait pour ne pas se faire mal. Cependant je m'arrête un instant pour essayer de replacer ma chaussette et/ou enlever d'éventuelles brindilles de ma chaussure droite car j'ai une zone d'échauffement sous ma voute plantaire. Peine perdue, rien dans la chaussure c'est en fait ma semelle orthopédique que je n'ai pas encore eu le temps de faire au pied. Je continue comme ça et je ne garderai finalement qu'une toute petite ampoule en souvenir de ce trail des Capucins. Pour une distance plus grande, j'aurai regretté de ne pas avoir pris des semelles rodées ...

A un moment nous arrivons sur la plus grosse montée du parcours. C'est en effet une belle montée placée je crois un peu avant le lieu dit du "Fer à cheval". Je la monte en marchant avec les mains sur l'avant des cuisses. Elle n'est malgré tout pas bien longue et passe sans aucun problème.

Je passe ensuite devant le ravitaillement où j'ai la surprise d'apercevoir Marie-Dominique. Je ne prends rien vu que j'ai tout sur moi : barre énergétique et eau. Je profite d'ailleurs après le ravito d'une petite portion de plat pour manger une barre.

Je trouve le parcours vraiment varié en paysages, largeur de voie, type de sol et en dénivelé ... il est vraiment agréable.

A un moment, étonnés, nous apercevons un peu en avant la silhouette de Philippe que nous rattrapons petit à petit. Tiens, bizarre qu'on l'ait rattrapé ! En fait, nous sommes maintenant plutôt dans des descentes et je sais que Philippe est plus prudent que moi dans cette configuration. Je pense également qu'il a dans les jambes le championnat de course de montagne de Luchon une semaine avant et qu'il garde en tête l'Andorra Trail de 30km prévu début juillet ... endurant le bougre !

Nous passons, pas pour la première fois, mais cette fois assez près des fameuses vaches de l'Aubrac ... petit cliché des ruminantes pépères et je continue ma route ... les trailers, ça leur change des trains aux vaches ! :-)


Je prends de l'avance sur Nat que je laisse avec Philippe pour pouvoir les shooter avec mon appareil photo. Plus en avant je croise un concurrent un peu palot qui semble avoir un coup de mou et qui est soutenu par deux autres coureurs. Philippe passé en dernier me dira qu'e le type a fini allongé avec une couverture de survie ... petite hypoglycémie sans doute.

Petit à petit, nous nous rapprochons de la fin ... on s'en aperçoit en quittant les petites traces pour évoluer vers des sentiers puis pour retrouver un chemin de graviers. Des bénévoles nous annoncent la fin imminente du parcours alors que mon GPS n'affichent pas encore 18 kilomètres. Même si on savait que le parcours avait été modifié et qu'il ne faisait plus les 20km initiaux annoncés, ça parait assez court du coup ... même si on apprend à se méfier des indications des bénévoles et spectateurs qui croient bien faire mais se trompent parfois.

Effectivement, nous rejoignons une route où les spectateurs présents en bordure sont de plus en plus nombreux. J'accélère tout en faisant quelques clichés de l'arche d'arrivée ... flous les clichés bien sûr :-)

Arrivé en premier j'en profite pour me placer au mieux et prendre les 2 zigotos que sont Nat et Philippe passant sous l'arche d'arrivée ... et pas flou le portrait cette fois :-) !!!


Au bilan, un parcours peut-être un poil court et ce sera ma seule réserve car le dénivelé, pas bien méchant, m'a parfaitement convenu et les paysages sont au top ! Le marathon des Burons sera pour l'an prochain sans doute un de mes grands objectifs ... avant le marathon de Berlin ;-)

Trail des Capucins - 18.5 km
Nasbinals - 21/06/2009 08h45
Chrono Officiel : 1h49'24

jeudi 18 juin 2009

Auterive 2009

Il fait chaud à Auterive, très chaud. D'ailleurs, lorsqu'on débute l'échauffement par un classique petit footing, je sue déjà beaucoup. Ben oui, il fait pas loin de 27/28°C ... alors que la veille ça ne plafonnait à même pas 22°C :-(

On se place sur la ligne de départ plus ou moins formalisée ... plutôt moins que plus d'ailleurs :-) ça doit sans doute être le passage piéton devant nous. On poiraute quelques minutes, au soleil qui est encore bien présent vers 20h, puis le départ est donné dans un style un peu brouillon.

On s'élance sur le pont au dessus de l'Ariège. Je n'ai pas trop réfléchi à ma "stratégie" de course et pars sur un rythme proche de mon record sur la distance. Bien sûr le 1er kilomètre est un poil rapide mais très vite je retrouve par la suite la vitesse de croisière escomptée. En fait, je me suis "calmé" plus par la force des choses que par une volonté réelle. J'entends à un moment une nana derrière moi ahaner avec un râle impressionnant ... sans doute proche de la mort subite. Après une petite montée où je me rends compte que tenir la distance à cette vitesse sera loin d'être évident, on fait une petite boucle pour revenir vers le pont. Peu avant celui-ci, lors d'un petit faux-plat descendant, Nathalie me dépasse. J'ai en fait baissé mon rythme et je peine déjà ... faut-il rappeler que nous n'en sommes qu'au 2/3 premiers kilomètres :-) Je la laisse passer et continuer ... aaah la galanterie me perdra !

On passe à nouveau au dessus du pont pour se diriger vers le gymnase à côté duquel a eu lieu le départ et va se dérouler l'arrivée. Dès que je comprends que je ne vais pas titiller mon chrono de Balma, je lâche prise et en repassant à côté de l'arrivée, j'ai vraiment envie de m'y arrêter après ces quelques 3km en me disant : chaleur, pas de supers sensations, pas la gniak, pas les jambes, vraiment trop chaud pour moi .... à quoi bon ? Et puis je me décide à continuer en "footing+". On longe ensuite l'Ariège sur un parcours ombragé en terre. Il fait un poil meilleur et j'aperçois d'autres coureurs arrêtés sur le bas-côté énonçant les mêmes raisons qui m'ont fait tergiverser avant de continuer la course. Je reprends un peu de poil de la bête mais j'oublie complètement ma feuille de route et mon allure initiale. Tout au plus de temps en temps, je jette un oeil sur ma vitesse pour me rendre compte que je suis en deça de ma vitesse au semi d'Oloron ... j'en rigole !

Retour à la case gymnase pour le contourner et avant d'attaquer une belle montée (assez courte mais casse-patte je trouve), je m'arrête même au ravitaillement (chose que je ne fais jamais sur un 10km). Dans la côte, ma vitesse atteint des "sommets inversés" à près de 8km/h ... je pouffe ... je sue ... mais bon, je continue tout de même ma pseudo sortie longue.

On serpente ensuite dans un quartier résidentiel où s'enchaînent des virages, ma position semble stabilisée et ayant désormais abandonné l'objectif chrono, je me rattache à un objectif "garder ma position". J'aurais pu y penser plus tôt, ça m'aurait forcé à m'arracher un peu plus mais bon ...

Peu d'évolution sur la suite : je double un ou deux coureurs pour me faire doubler ensuite par un autre puis petit faux-plat montant à un moment pour se rapprocher peu à peu de l'arrivée. A environ 100m du gymnase, et donc de l'arrivée présumée, j'aperçois un petit raidillon dont Hervé (Corne) nous avais parlé. Comme j'aperçois devant moi 3 gugusses et surtout pas trop éloignés, je décide de donner le reste de jus pour les doubler. Chose que je parviens à faire et forcément, arrivé en haut de la montée, je suis tout explosé mais comme je vois l'arche d'arrivée juste à côté, je ne m'inquiète pas. Sauf que l'arrivée est après un dernier tour de gymnase ... et là crac, plus de jambes et les 3 "gugusses" qui me repassent ... Ah le con ! :-)

Au final, un chrono de plus de 46' à ne vraiment pas considérer comme temps référence. Temps vraiment trop chaud pour moi, bizarrement pas de réelle motivation et également un parcours avec un peu de dénivelé.

Muret sera, je crois, à aborder différemment d'un 10km préparé dans des conditions hivernales. Le but sera de travailler la distance, de faire travailler le corps en général mais pas forcément de viser un quelconque record ... allez si je fais moins de 45' avec une météo comparable, je m'estimerai heureux.

Malgré cela, Madame avait plus de ressources et/ou de volonté que moi puisqu'elle m'a doublé entre le 2ème et 3ème kilomètre pour me larguer définitivement :-) Elle termine ainsi cette course à plus d'une minute devant moi et s'est classée 4ème au scractch féminin. Bravo donc à Nat qui me termine pour la première fois devant moi lors d'un compétition ... et sans doute pas la dernière ;-) !

10 km de la corrida d'Auterive - Edition 2009
Date : Vendredi 12/06/2009 à 20h00
Temps officiel : 46'08

lundi 8 juin 2009

Grenade 2009

Après l'avoir couru en 2007 puis en 2008, voici en ce début de juin le rendez-vous du 5km de Grenade, rendez-vous qui devient maintenant traditionnel !

Et il est chargé de symbole 2 fois sur 3 :
- En 2007, il s'agissait avec Nathalie de notre première compétition après notre reprise "sérieuse" de la CAP
- Cette année, c'est la première compétition test pour monsieur Prats, pas moi, mais mon pôpô !!!

Le but premier de la course est, faut-il le rappeler, de terminer la compétition sans bobos. Cela signifie ne pas arrêter avant le 4ème kilomètre pour cause de "craquage" au tendon d'Achille comme cela lui était arrivé aux 5km de Portet-sur-Garonne. Et le pari n'est a priori pas gagné puisque durant l'application du petit plan de préparation que je luis avais concocté, monsieur a eu quelques contractures au mollet dès la première mise en oeuvre de rythmes un peu plus soutenus. Du coup après un arrêt d'une semaine, la préparation s'est résumée en une pratique uniquement d'endurance ... avec malgré tout 2 séances par semaine de 45' à un poil plus d'1h.

Donc au programme ce samedi en fin d'après-midi :
- Echauffement assez long : 1/2 heure au total
- Echauffement très progressif : trottinage très lent au début pour terminer à quasiment l'allure de course
- Echauffement complet : après le footing d'échauffement quelques étirements dynamiques, talons-fesses, montées de genoux puis lignes droites pour terminer.
- Hydratation la plus régulière possible (et vidange tout aussi régulière ... cf. photo)

Avant

Après

Pour la tactique de course, je me suis basé sur une vitesse relativement lente de 12km/h préférant une augmentation progressive de la vitesse si tous les indicateurs sont au vert ... je le rappelle encore ici, le but est de (re)nouer avec la compétition dans de bonnes conditions de santé avant le chrono.

Bref, on termine l'échauffement sur l'anneau de vitesse de roller d'où se fera d'ailleurs le départ cette année. C'est, je crois, le seul changement avec les années précédentes. Le porte-voix donne ... de la voix alors on fait comme les pros, on se rapproche et on s'incruste sur le côté gauche juste derrière l'arche gonflable et on attend le coup de sifflet de l'adjoint au maire (dixit le porte-voix) ...

C'est parti pour un tour de piste, c'est un peu le bordel car tout le monde serre le bord intérieur, il faut se faufiler, se décaler, accélérer un peu ... à peine le tour fait et je vois déjà qu'on est à près de 13km/h ... hum hum ... en même temps on a un peu l'impression de pas trop avancer. D'un autre côté il regarde son cardio et me dit qu'à l'entrainement il n'arrivait à faire monter le cœur qu'à la condition de produire un effort énorme alors que là, il vient à peine de se lancer et sa FC est déjà hyper haute ... le stress de la compète sans doute :-)

M'enfin, à peine sortis du circuit de roller, on tourne à gauche pour s'engager sur la montée du parcours, courte, mais je m'oblige tout de même à baisser notre vitesse et à la prendre très cool. Une fois au "sommet", ce ne sera plus que du plat jusqu'à la fin ... alors on reprend un peu de vitesse avant de tourner à droite et de se lancer sur une longue ligne droite qui débute et termine par une partie ombragée mais qui, au milieu, nous fait profiter des rayons du soleil ... ça sue un peu dans les rangs. Notre vitesse est relativement stable, relativement parce que imperceptiblement elle augmente, Francis se sent plutôt bien, parle même, me signale que les mollets suivent alors je décide de continuer sur ce tempo.

Le demi-tour arrive, on passe par une portion ombragée avec un chemin de terre et quelques trous ça et là mais finalement c'est assez roulant. Demi-tour effectué, le panneau 2km s'annonce et le retour débute par une longue ligne droite bien au chaud en plein soleil. Ça sue encore et encore mais ça suit hyper bien aussi alors ... on continue ! D'ailleurs on double quelques personnes (et pas que des 10 bornards dont le départ était simultané).

Un peu avant le troisième kilomètre arrive le ravito. Je lui dis de continuer, me saisis de 2 verres d'eau, ne lui donne pas le choix et l'asperge de partout ... petite manifestation de surprise de sa part mais apparemment ça fait quand même du bien ! :-)

Au troisième kilomètre je lui dis (comme les vrais) que c'est maintenant que la course débute et il me répond "c'est lonnng !!!". En effet, il commence à faire la grimace mais ça suit toujour alors ... on maintient le rythme !

A ce moment on est revenu dans le centre-ville et on serpente dans les rues, moi j'aime et préfère ça aux longues droites barbantes. Au 4ème kilomètre il me dit qu'il n'en peut plus mais tient encore le coup (coriace le bougre). Mais là ça commence vraiment à être chaud parce que 300m plus tard il me demande quand on arrive. Au moment où on passe devant l'église du centre-ville de Grenade, je fais alors appel à mes souvenirs et compte le nombre de virages qui nous sépare de l'arrivée ... "allez papa courage, encore 4 virages avant l'arrivée et c'est fini". On double encore quelques personnes ... comme quoi, on se croit mort mais y a toujours plus "mort" ...

A un moment, on longe le parking où on a laissé la voiture et on se dirige vers le lieu de départ (l'anneau) et en fait "lo papa" croyait que le parcours revenait au lieu de départ alors quelle ne fut pas sa (mauvaise) surprise quand on a obliqué à gauche pour se diriger en fait vers la place centrale couverte :-( ... enfin bon "encore 2 virages" lui dis-je !!!

Dernière ligne droite, je lui prends la main pour finir comme dans les films au ralenti :-) il manque de me faire tomber parce qu'il allait continuer tout droit (parcours du 10km) au lieu de prendre sur la droite vers la ligne d'arrivée qui lui tend les bras .... 23'16 !!!! Bravo champion !



Super bilan : bien crevé sur le moment mais aucune blessure et/ou contracture, un temps canon (je visais un "tranquille" 25' initialement), une place de second V3 (à 13 secondes !!! Grrrr !!! Promis celui-là l'an prochain il passe à la casserole !)

Encore bravo le senior vétéran !!! Faut trouver un autre objectif désormais ;-)


5 km de Grenade-sur-Garonne - Edition 2009
Date : Samedi 06/06/2009 à 19h
Temps chrono : 23'16