mardi 7 juillet 2009

Trail des Capucins 2009

Il fait frisquet ce matin. On a une petite pensée pour les traileurs du 85km qui sont partis à 4h du matin et qui ont rencontré le minima du jour : 4.9°C à Nasbinals relevé par Météo-France ... Brrrrr !!! Nous concernant c'est un poil plus élevé mais ça ne doit pas dépasser les 6 à 7°C. Malgré cela, on est pour la plupart en short et même si je le prends avec moi, je ne porterai finalement pas mon coupe-vent au départ. Le ciel est plutôt couvert et les éclaircies restent rares mais l'essentiel est là : il ne pleuvra pas.


Nous sommes donc regroupés et prêts à partir dans le village de Nasbinals en contre-bas alors que résonne la musique d'Era (les chants grégoriens sont décidemment bien implantés dans le monde trail). Le top départ est lancé et la course débute par la montée sur la route à travers le village. Dès la sortie en direction d'Aubrac nous bifurquons sur la droite pour rentrer dans une forêt. Dès le début, j'ai zappé Patrick et Nat et je tente pour l'instant de suivre Philippe.

Le dénivelé n'est pas bien méchant et c'est une succession de petites montées et petites descentes. Cette alternance est agréable et permet de varier les allures en essayant notamment de "bomber" (soyons d'accord : tout est relatif hein !) en descente.

Après ce chemin en forêt on passe dans une zone découverte avec les fameux petits murets en pierre sèche que l'on voit un peu partout dans le coin. Après un chemin en terre/gravillons, le sol est maintenant plus souple (terre et herbe) mais on fait cependant attention aux quelques ornières rencontrées.


De mon côté, je fais des pauses fréquentes pour prendre quelques clichés. Une fois pris, je cravache pour tenter de rejoindre Philippe. Au bout de quelques relances de ce type, j'ai la surprise de voir Nat qui arrive à mon niveau alors que Philippe a disparu de mon horizon. Du coup je décide de faire le reste de la course avec elle.

Nous montons petit à petit vers un point haut pour quasiment rebrousser chemin dans un pâturage avec le vent contre. Cependant, il ne fait pas froid et la météo est finalement idéale pour l'exercice (certes, une absence de vent aurait été top mais bon ...) contrairement à l'année passée où c'était, semble-t-il, caniculaire.

Nous repassons un peu en forêt avec de belles petites descentes pour rejoindre, traverser puis longer une route. Nous rejoignons à nouveau une portion de forêt. Le sol est meuble, plutôt sec, bref parfait pour ne pas se faire mal. Cependant je m'arrête un instant pour essayer de replacer ma chaussette et/ou enlever d'éventuelles brindilles de ma chaussure droite car j'ai une zone d'échauffement sous ma voute plantaire. Peine perdue, rien dans la chaussure c'est en fait ma semelle orthopédique que je n'ai pas encore eu le temps de faire au pied. Je continue comme ça et je ne garderai finalement qu'une toute petite ampoule en souvenir de ce trail des Capucins. Pour une distance plus grande, j'aurai regretté de ne pas avoir pris des semelles rodées ...

A un moment nous arrivons sur la plus grosse montée du parcours. C'est en effet une belle montée placée je crois un peu avant le lieu dit du "Fer à cheval". Je la monte en marchant avec les mains sur l'avant des cuisses. Elle n'est malgré tout pas bien longue et passe sans aucun problème.

Je passe ensuite devant le ravitaillement où j'ai la surprise d'apercevoir Marie-Dominique. Je ne prends rien vu que j'ai tout sur moi : barre énergétique et eau. Je profite d'ailleurs après le ravito d'une petite portion de plat pour manger une barre.

Je trouve le parcours vraiment varié en paysages, largeur de voie, type de sol et en dénivelé ... il est vraiment agréable.

A un moment, étonnés, nous apercevons un peu en avant la silhouette de Philippe que nous rattrapons petit à petit. Tiens, bizarre qu'on l'ait rattrapé ! En fait, nous sommes maintenant plutôt dans des descentes et je sais que Philippe est plus prudent que moi dans cette configuration. Je pense également qu'il a dans les jambes le championnat de course de montagne de Luchon une semaine avant et qu'il garde en tête l'Andorra Trail de 30km prévu début juillet ... endurant le bougre !

Nous passons, pas pour la première fois, mais cette fois assez près des fameuses vaches de l'Aubrac ... petit cliché des ruminantes pépères et je continue ma route ... les trailers, ça leur change des trains aux vaches ! :-)


Je prends de l'avance sur Nat que je laisse avec Philippe pour pouvoir les shooter avec mon appareil photo. Plus en avant je croise un concurrent un peu palot qui semble avoir un coup de mou et qui est soutenu par deux autres coureurs. Philippe passé en dernier me dira qu'e le type a fini allongé avec une couverture de survie ... petite hypoglycémie sans doute.

Petit à petit, nous nous rapprochons de la fin ... on s'en aperçoit en quittant les petites traces pour évoluer vers des sentiers puis pour retrouver un chemin de graviers. Des bénévoles nous annoncent la fin imminente du parcours alors que mon GPS n'affichent pas encore 18 kilomètres. Même si on savait que le parcours avait été modifié et qu'il ne faisait plus les 20km initiaux annoncés, ça parait assez court du coup ... même si on apprend à se méfier des indications des bénévoles et spectateurs qui croient bien faire mais se trompent parfois.

Effectivement, nous rejoignons une route où les spectateurs présents en bordure sont de plus en plus nombreux. J'accélère tout en faisant quelques clichés de l'arche d'arrivée ... flous les clichés bien sûr :-)

Arrivé en premier j'en profite pour me placer au mieux et prendre les 2 zigotos que sont Nat et Philippe passant sous l'arche d'arrivée ... et pas flou le portrait cette fois :-) !!!


Au bilan, un parcours peut-être un poil court et ce sera ma seule réserve car le dénivelé, pas bien méchant, m'a parfaitement convenu et les paysages sont au top ! Le marathon des Burons sera pour l'an prochain sans doute un de mes grands objectifs ... avant le marathon de Berlin ;-)

Trail des Capucins - 18.5 km
Nasbinals - 21/06/2009 08h45
Chrono Officiel : 1h49'24

jeudi 18 juin 2009

Auterive 2009

Il fait chaud à Auterive, très chaud. D'ailleurs, lorsqu'on débute l'échauffement par un classique petit footing, je sue déjà beaucoup. Ben oui, il fait pas loin de 27/28°C ... alors que la veille ça ne plafonnait à même pas 22°C :-(

On se place sur la ligne de départ plus ou moins formalisée ... plutôt moins que plus d'ailleurs :-) ça doit sans doute être le passage piéton devant nous. On poiraute quelques minutes, au soleil qui est encore bien présent vers 20h, puis le départ est donné dans un style un peu brouillon.

On s'élance sur le pont au dessus de l'Ariège. Je n'ai pas trop réfléchi à ma "stratégie" de course et pars sur un rythme proche de mon record sur la distance. Bien sûr le 1er kilomètre est un poil rapide mais très vite je retrouve par la suite la vitesse de croisière escomptée. En fait, je me suis "calmé" plus par la force des choses que par une volonté réelle. J'entends à un moment une nana derrière moi ahaner avec un râle impressionnant ... sans doute proche de la mort subite. Après une petite montée où je me rends compte que tenir la distance à cette vitesse sera loin d'être évident, on fait une petite boucle pour revenir vers le pont. Peu avant celui-ci, lors d'un petit faux-plat descendant, Nathalie me dépasse. J'ai en fait baissé mon rythme et je peine déjà ... faut-il rappeler que nous n'en sommes qu'au 2/3 premiers kilomètres :-) Je la laisse passer et continuer ... aaah la galanterie me perdra !

On passe à nouveau au dessus du pont pour se diriger vers le gymnase à côté duquel a eu lieu le départ et va se dérouler l'arrivée. Dès que je comprends que je ne vais pas titiller mon chrono de Balma, je lâche prise et en repassant à côté de l'arrivée, j'ai vraiment envie de m'y arrêter après ces quelques 3km en me disant : chaleur, pas de supers sensations, pas la gniak, pas les jambes, vraiment trop chaud pour moi .... à quoi bon ? Et puis je me décide à continuer en "footing+". On longe ensuite l'Ariège sur un parcours ombragé en terre. Il fait un poil meilleur et j'aperçois d'autres coureurs arrêtés sur le bas-côté énonçant les mêmes raisons qui m'ont fait tergiverser avant de continuer la course. Je reprends un peu de poil de la bête mais j'oublie complètement ma feuille de route et mon allure initiale. Tout au plus de temps en temps, je jette un oeil sur ma vitesse pour me rendre compte que je suis en deça de ma vitesse au semi d'Oloron ... j'en rigole !

Retour à la case gymnase pour le contourner et avant d'attaquer une belle montée (assez courte mais casse-patte je trouve), je m'arrête même au ravitaillement (chose que je ne fais jamais sur un 10km). Dans la côte, ma vitesse atteint des "sommets inversés" à près de 8km/h ... je pouffe ... je sue ... mais bon, je continue tout de même ma pseudo sortie longue.

On serpente ensuite dans un quartier résidentiel où s'enchaînent des virages, ma position semble stabilisée et ayant désormais abandonné l'objectif chrono, je me rattache à un objectif "garder ma position". J'aurais pu y penser plus tôt, ça m'aurait forcé à m'arracher un peu plus mais bon ...

Peu d'évolution sur la suite : je double un ou deux coureurs pour me faire doubler ensuite par un autre puis petit faux-plat montant à un moment pour se rapprocher peu à peu de l'arrivée. A environ 100m du gymnase, et donc de l'arrivée présumée, j'aperçois un petit raidillon dont Hervé (Corne) nous avais parlé. Comme j'aperçois devant moi 3 gugusses et surtout pas trop éloignés, je décide de donner le reste de jus pour les doubler. Chose que je parviens à faire et forcément, arrivé en haut de la montée, je suis tout explosé mais comme je vois l'arche d'arrivée juste à côté, je ne m'inquiète pas. Sauf que l'arrivée est après un dernier tour de gymnase ... et là crac, plus de jambes et les 3 "gugusses" qui me repassent ... Ah le con ! :-)

Au final, un chrono de plus de 46' à ne vraiment pas considérer comme temps référence. Temps vraiment trop chaud pour moi, bizarrement pas de réelle motivation et également un parcours avec un peu de dénivelé.

Muret sera, je crois, à aborder différemment d'un 10km préparé dans des conditions hivernales. Le but sera de travailler la distance, de faire travailler le corps en général mais pas forcément de viser un quelconque record ... allez si je fais moins de 45' avec une météo comparable, je m'estimerai heureux.

Malgré cela, Madame avait plus de ressources et/ou de volonté que moi puisqu'elle m'a doublé entre le 2ème et 3ème kilomètre pour me larguer définitivement :-) Elle termine ainsi cette course à plus d'une minute devant moi et s'est classée 4ème au scractch féminin. Bravo donc à Nat qui me termine pour la première fois devant moi lors d'un compétition ... et sans doute pas la dernière ;-) !

10 km de la corrida d'Auterive - Edition 2009
Date : Vendredi 12/06/2009 à 20h00
Temps officiel : 46'08

lundi 8 juin 2009

Grenade 2009

Après l'avoir couru en 2007 puis en 2008, voici en ce début de juin le rendez-vous du 5km de Grenade, rendez-vous qui devient maintenant traditionnel !

Et il est chargé de symbole 2 fois sur 3 :
- En 2007, il s'agissait avec Nathalie de notre première compétition après notre reprise "sérieuse" de la CAP
- Cette année, c'est la première compétition test pour monsieur Prats, pas moi, mais mon pôpô !!!

Le but premier de la course est, faut-il le rappeler, de terminer la compétition sans bobos. Cela signifie ne pas arrêter avant le 4ème kilomètre pour cause de "craquage" au tendon d'Achille comme cela lui était arrivé aux 5km de Portet-sur-Garonne. Et le pari n'est a priori pas gagné puisque durant l'application du petit plan de préparation que je luis avais concocté, monsieur a eu quelques contractures au mollet dès la première mise en oeuvre de rythmes un peu plus soutenus. Du coup après un arrêt d'une semaine, la préparation s'est résumée en une pratique uniquement d'endurance ... avec malgré tout 2 séances par semaine de 45' à un poil plus d'1h.

Donc au programme ce samedi en fin d'après-midi :
- Echauffement assez long : 1/2 heure au total
- Echauffement très progressif : trottinage très lent au début pour terminer à quasiment l'allure de course
- Echauffement complet : après le footing d'échauffement quelques étirements dynamiques, talons-fesses, montées de genoux puis lignes droites pour terminer.
- Hydratation la plus régulière possible (et vidange tout aussi régulière ... cf. photo)

Avant

Après

Pour la tactique de course, je me suis basé sur une vitesse relativement lente de 12km/h préférant une augmentation progressive de la vitesse si tous les indicateurs sont au vert ... je le rappelle encore ici, le but est de (re)nouer avec la compétition dans de bonnes conditions de santé avant le chrono.

Bref, on termine l'échauffement sur l'anneau de vitesse de roller d'où se fera d'ailleurs le départ cette année. C'est, je crois, le seul changement avec les années précédentes. Le porte-voix donne ... de la voix alors on fait comme les pros, on se rapproche et on s'incruste sur le côté gauche juste derrière l'arche gonflable et on attend le coup de sifflet de l'adjoint au maire (dixit le porte-voix) ...

C'est parti pour un tour de piste, c'est un peu le bordel car tout le monde serre le bord intérieur, il faut se faufiler, se décaler, accélérer un peu ... à peine le tour fait et je vois déjà qu'on est à près de 13km/h ... hum hum ... en même temps on a un peu l'impression de pas trop avancer. D'un autre côté il regarde son cardio et me dit qu'à l'entrainement il n'arrivait à faire monter le cœur qu'à la condition de produire un effort énorme alors que là, il vient à peine de se lancer et sa FC est déjà hyper haute ... le stress de la compète sans doute :-)

M'enfin, à peine sortis du circuit de roller, on tourne à gauche pour s'engager sur la montée du parcours, courte, mais je m'oblige tout de même à baisser notre vitesse et à la prendre très cool. Une fois au "sommet", ce ne sera plus que du plat jusqu'à la fin ... alors on reprend un peu de vitesse avant de tourner à droite et de se lancer sur une longue ligne droite qui débute et termine par une partie ombragée mais qui, au milieu, nous fait profiter des rayons du soleil ... ça sue un peu dans les rangs. Notre vitesse est relativement stable, relativement parce que imperceptiblement elle augmente, Francis se sent plutôt bien, parle même, me signale que les mollets suivent alors je décide de continuer sur ce tempo.

Le demi-tour arrive, on passe par une portion ombragée avec un chemin de terre et quelques trous ça et là mais finalement c'est assez roulant. Demi-tour effectué, le panneau 2km s'annonce et le retour débute par une longue ligne droite bien au chaud en plein soleil. Ça sue encore et encore mais ça suit hyper bien aussi alors ... on continue ! D'ailleurs on double quelques personnes (et pas que des 10 bornards dont le départ était simultané).

Un peu avant le troisième kilomètre arrive le ravito. Je lui dis de continuer, me saisis de 2 verres d'eau, ne lui donne pas le choix et l'asperge de partout ... petite manifestation de surprise de sa part mais apparemment ça fait quand même du bien ! :-)

Au troisième kilomètre je lui dis (comme les vrais) que c'est maintenant que la course débute et il me répond "c'est lonnng !!!". En effet, il commence à faire la grimace mais ça suit toujour alors ... on maintient le rythme !

A ce moment on est revenu dans le centre-ville et on serpente dans les rues, moi j'aime et préfère ça aux longues droites barbantes. Au 4ème kilomètre il me dit qu'il n'en peut plus mais tient encore le coup (coriace le bougre). Mais là ça commence vraiment à être chaud parce que 300m plus tard il me demande quand on arrive. Au moment où on passe devant l'église du centre-ville de Grenade, je fais alors appel à mes souvenirs et compte le nombre de virages qui nous sépare de l'arrivée ... "allez papa courage, encore 4 virages avant l'arrivée et c'est fini". On double encore quelques personnes ... comme quoi, on se croit mort mais y a toujours plus "mort" ...

A un moment, on longe le parking où on a laissé la voiture et on se dirige vers le lieu de départ (l'anneau) et en fait "lo papa" croyait que le parcours revenait au lieu de départ alors quelle ne fut pas sa (mauvaise) surprise quand on a obliqué à gauche pour se diriger en fait vers la place centrale couverte :-( ... enfin bon "encore 2 virages" lui dis-je !!!

Dernière ligne droite, je lui prends la main pour finir comme dans les films au ralenti :-) il manque de me faire tomber parce qu'il allait continuer tout droit (parcours du 10km) au lieu de prendre sur la droite vers la ligne d'arrivée qui lui tend les bras .... 23'16 !!!! Bravo champion !



Super bilan : bien crevé sur le moment mais aucune blessure et/ou contracture, un temps canon (je visais un "tranquille" 25' initialement), une place de second V3 (à 13 secondes !!! Grrrr !!! Promis celui-là l'an prochain il passe à la casserole !)

Encore bravo le senior vétéran !!! Faut trouver un autre objectif désormais ;-)


5 km de Grenade-sur-Garonne - Edition 2009
Date : Samedi 06/06/2009 à 19h
Temps chrono : 23'16

Oloron-Sainte-Marie 2009

Ciel couvert ce dimanche matin et température tendance chaude mais ça devrait aller. Avant le départ, vu la couverture nuageuse, on laisse de côté casquette, lunette de soleil et crème solaire ... sauf qu'après l'échauffement de rigueur, on part avec quelques minutes de retard et pile-poil au rendez-vous v'la ti pas que le bleu du ciel apparait entre les nuages blancs et petit à petit le soleil devient de plus en plus présent. Bref, ce semi sera chaud, bien chaud même si pas caniculaire tout de même ...

Nous sommes donc partis et je me cale sur un chrono d'1h38. Mon but étant d'améliorer mon dernier temps sur semi (qui remonte à 2008 avec Seissan-Auch et ses 1h39'30) mais pas forcément de me flinguer à tout prix vu que toutes les conditions ne sont pas réunies pour un top record :
- Il fait chaud aujourd'hui
- On revient Nat et moi d'un rhume attrapé la semaine précédente
- On n'a pas fait de préparation spécifique semi et hormis quelques sorties longues, le seuil a été un peu passé à la trappe (une seule séance)

Bref, disons-le franchement : nous sommes venus à Oloron-sainte-marie pour récupérer les boites de chocolats Lindt destinées à tous les finishers :-) et passer un agréable week-end. "Accessoirement" Nat venait pour atteindre les minimas semi senior femme fixés à 1h45 ... chose a priori assez facilement atteignable par ma dame.

La course débute par un faux-plat descendant qui passe par l'hôpital de la ville, pour rejoindre le centre-ville après être passé au dessus du Gave d'Oloron. Un poste ravitaillement est placé là au 5ème kilomètre. Dans d'autres conditions je l'aurais ignoré mais là avec cette chaleur, je prends la peine de saisir 2 gobelets d'eau, de m'en asperger d'un et de boire l'autre. Une descente un peu abrupte permet encore une fois d'appliquer les préceptes de maître Norbert en matière de descente puis on longe ensuite le Gave d'Ossau durant une longue ligne droite plate mais terminant en faux-plat montant. Un poste d'épongeage est situé sur le trajet ; je n'hésite pas à m'en écraser deux sur la nuque (des éponges !) ... ça fait du biennnn :-) Je surveille mon chrono fixé à environ 13km/h, je suis bien en forme et ne peine pas du tout à suivre ce rythme.


Nous ne sommes pas loin du 7ème kilomètre et je prends un petit gel ... dont je jette ensuite l'étui vide sur le bas-côté ... mauvaise idée ... j'ai honte de moi ... promis désormais je remettrai tous mes étuis vides dans la poche pensais-je ...

Après un rond-point en bout de ligne droite arrive la fameuse montée dont Gilles nous avait conté les détails dans la description très "verbale" mais tant imagée de ce semi-marathon. Cette montée est relativement courte mais peu habituelle pour ma courte expérience des semis sur route. On descend de la troisième pour enclencher la seconde et on grimpe ... finalement elle passe relativement bien. Juste après le sommet un poste d'épongeage/ravitaillement arrive à point nommé et je n'hésite pas à y boire. Petit détail qui a son importance, il y a à la fois des gobelets et des bouteilles ... bon point pour les bouteilles !

Ensuite, on quitte la ville pour attaquer une partie en campagne, de la route relativement droite pour l'instant, et en plein soleil, où je surveille ma vitesse. Forcément après la côte, celle-ci a un peu chuté. J'ai utilisé le partenaire virtuel sur cette course et décide de combler mon retard sur l'objectif initial en y allant très doucement et surtout en évitant de m'enflammer et de me cramer. Je jette donc un oeil régulièrement sur ma vitesse instantanée légèrement supérieure à 13km/h et refait mon retard tranquillement. A partir du 11/12ème kilomètre je suis à nouveau légèrement en avance sur mon planning.

Vers le 15ème kilomètre je prends même pas la moitié d'un gel ... au citron beurk ... alors qu'en général c'est aux fruits rouges. C'est un détail mais j'ai commis la bêtise de ne pas goûter les gels avant la compétition, ça m'apprendra. Autant le premier, j'ai fait l'effort de le prendre intégralement autant là beurk ! je balance .... merde fallait pas ! Promis juré, dès la prochaine course j'arrête le jetage/pollution !

Un passage ombragé est bien apprécié et je déroule tranquillement en élevant même petit à petit mon rythme. Epongeages avec passage sur les quadriceps ainsi que la nuque, et ravitos avec déversage de la moitié de la bouteille dans le dos et sur la tête limitent un peu ma montée en température :-)

Arrivé vers le 17ème kilomètre, tout à coup, ma vitesse baisse et mon avance se réduit très rapidement. Oulà, que se passe-t-il ? Vraiment surprenant ce coup de barre/pompe ? la chaleur ? le gel non avalé dans son intégralité ? le manque de sorties longues ? heu ... le niveau de merde du coureur ? :-) Bref, je reste impuissant à voir le partenaire virtuel de mon Garmin passer sur fond noir : "Tu es en retard mon petit !".

Bon, je me dis qu'il ne reste qu'un petit 5km à faire et c'est tout ... sauf que sous le soleil faut se les cogner les 5km. Je baisse encore ma vitesse sur un 1 ou 2km pour enfin la stabiliser sa chute en prenant la suite d'un super héros coureur à pied (un coureur déguisé en une sorte de superman avec une ceinture de cannettes de bière vides) ... Je tiens, je tiens ... je sue, je sue ... et puis à environ 1km à 500m de l'arrivée, reconnaissant les lieux, je pousse au max de ce qui me reste. Je vois maitenant au loin l'arche d'arrivée dans le stade, je pousse encore plus .... et merde !!! ce n'est que l'arche d'arrivée dans le stade et pas l'arche d'arrivée tout court qui se situe 200m plus loin ... c'est dur de continuer à bloc alors qu'on avait tout donné quelques instants avant !!!

Bref, je passe la ligne, j'appuie sur Stop et je vois que mon partenaire virtuel me situe un chouia en avance, génial !!! le contrat des 1h38 est donc rempli. Sauf que je regarde mon chrono et vois 1h38'16 ?!?!? ... Normal mister GPS a trouvé que j'avais couru quelques mètres de plus que les 21.1 km ...et que j'étais donc à moins d'1h38 au passage du semi ... allez c'est bon je m'accorde la victoire ! :-)

Content de ce semi-marathon le Sébastien ! Bien sué mais de bonnes sensations sur la majorité du parcours, parcours au demeurant fort agréable et avec un public (relativement) nombreux et très sympathique.

Au fait, Nat a dépassé son objectif avec un temps de 1h44'10 ... bravo miss ! En route pour le championnat de France à Cavaillon ? ;-)


Semi-marathon d'Oloron-Sainte-Marie - Edition 2009
Date : Dimanche 31/05/2009 à 9h10
Temps officiel : 1h38'30
Temps chrono perso : 1h38'16

lundi 18 mai 2009

Marssac-sur-Tarn 2009

Run & bike késako ? Et non ce n'est pas le duathlon où un seul coureur passe successivement de la course à pied au vélo pour terminer à nouveau par de la course à pied, tout ça en général sur route. Cette fois le principe est d'amener une équipe de 2 personnes avec un seul vélo du départ à l'arrivée, l'équipe choisissant à sa convenance les alternances course/vélo. Ici le vélo est plutôt un VTT car le parcours est souvent orienté nature.

Qui dit équipe dit équipier. Pour être plus précis, c'est une équipière, Nathalie, ma mie, qui fera la course avec moi.


Météo parfaite, presque trop chaud, non non on ne le dira pas ... pour une fois ces temps-ci que la météo est clémente, profitons-en !

Petit échauffement puis long brefing de l'organisation histoire de se refroidir :-) avant que les cyclistes partent un kilomètre plus loin et que les coureurs se rapprochent de la ligne de départ.

Top départ rapido-tranquille ... comprend qui peut ;-) où je me fais le pseudo plaisir de dépasser Kenza Pedrero, la championne de France actuelle de trail. Bon OK : elle part sur le 27km et moi sur le 15km.

Après un peu plus de quatre minutes, on fait un petit détour dans un champ et chaque coureur récupère son coéquipier. Nathalie commence à partir avec son vélo et arrivés sur la route, on procède au changement. On passe le pont ainsi au dessus du Tarn puis on remonte le cours d'eau par sa rive droite (au nord) ... cool la récup méga-cool à vélo :-) Le chemin est plutôt herbeux et au bout d'environ 4 minutes, je reprends la course à pied

On double et on se fait doubler par un autre équipage mixte auquel je finis par dire qu'on est parti pour faire la course ensemble puis dans une descente, Nat enrhume le coureur et on ne les reverra plus avant la fin ... ils étaient sur le 27km :-)

Peu de dénivelé sur cette première partie de course hormis un "rapaillou" où je dois descendre du vélo pour le hisser en haut du chemin pour reprendre un bout de route. C'est là où on apprécie ensuite de remonter sur le vélo pour récupérer un peu :-) pendant que Madame bourlingue à pied.

On échange la monture environ toutes les quatre minutes et exceptés quelques tronçons techniques où Nat ne se sent pas au top à vélo, on gardera cette alternance régulière. Je trouve d'ailleurs ce tempo assez satisfaisant au niveau effort/récupération.

Concernant l'état du sol que l'on craignait détrempé et boueux et bien c'est la seconde bonne surprise (du entre autre à la météo clémente de la veille) avec très peut d'ornières boueuses et trempées et en général une terre plutôt sèche. Ce ne sera donc pas le test "Boue" pour mes nouvelles chaussures de trail : les maintenant classiques Salomon XT Wings. En effet, mes Trabucco (pourtant hyper-confortables par ailleurs) finissent sur des trajets de plus d'1h/1h30 à me faire saigner la malléole externe du pied droit.

On passe par le ravitaillement des Blés d'Or (pour l'anecdote, il s'agit d'une maison de retraite). Comme nous sommes équipés de nos camel-bag et de gels/barres énergétiques, nous ne faisons qu'un passage sans halte.

Après cela, on attaque une montée abrupte où je dois descendre du vélo et suer à grosses gouttes avant de parvenir jusqu'au quasi-sommet pour remonter sur la bécane. Nat elle poursuit en marchant puis trottant ...

Parvenus au sommet de la colline, on échange et je profite de la descente pour récupérer en courant plutôt tranquille.

On croise quelques randonneurs à ce moment avant de bifurquer sur la gauche et de laisser la course à Nathalie pour toute la descente sur route/bitume et où elle atteindra pas loin de 15km/h.


En bas, après la traversée d'une route perpendiculaire, on revient sur un chemin, je repasse en mode course et je me sens les jambes un peu légères. J'ai en effet un peu zappé le ravito et j'ai surtout oublié de manger quelques chose après un peu moins d'une heure de course. Une petite barre mâchée petit à petit en courant et hop, je sens que le jus revient.

Petite partie où le relief varie peu puis petite descente où on croise le père de Nathalie qui fait le reporter en prenant quelques clichés.

On sent la fin de la course arriver ; on double et on se fait doubler mais dans l'ensemble le classement semble se stabiliser. On double à un moment un coureur esseulé qui attend désespérément que son cycliste le rejoigne ... alors que nous ne l'avions pas vu précédemment :-( Dommage pour lui.

On arrive à nouveau au niveau du pont au dessus du Tarn où une bénévole nous dit : "La première femme, bravo !!!" ... ça fait plaisir mais méfions-nous des bénévoles qui parfois, zappent quelques infos et nous continuons sur la fin à maintenir un petit rythme. Je propose à Nathalie qui était pas loin de ses 4 minutes d'effort de course de changer pour le final et je termine ainsi la course en courant ... 1h11 (de mémoire), le résultat est cette fois définitif nous sommes bien la première équipe mixte sur le 15km et environ 10ème au scratch sur un peu plus de 30 équipes engagées sur la distance.

Au bilan, une approche très sympathique et ludique que ce mélange de course et de vélo (pas vraiment d'effort en vélo cependant) où on réalise une sorte de fractionné long. On a un moment regretté de ne pas s'être inscrit sur le 27km histoire de profiter un peu plus de ces conditions idylliques vu la météo et l'effort pas si intense que ça sur le 15km mais pour un premier, c'est bien suffisant. Très bonne expérience à renouveler et qui permet tout en pratiquant toujours la course à pied de ne pas se lasser des courses sur route.
Un seul regret, que je réalise en faisant ce résumé : j'aurais du prendre plus de temps pour faire quelques clichés durant la course :-(


Encore merci à ma Nathalie grâce à qui j'ai pu approcher un podium de près !


Run & Bike de Marssac-sur-Tarn
Dimanche 17/05/2009 10h
Chrono : 1h11

mercredi 6 mai 2009

Balma 2009

Je me place à 2 mètres derrière la ligne de départ avec Philippe et Luc. Le départ est donné, on s'élance et immédiatement je regarde mon GPS afin de ne pas trop m'enflammer. Après la micro ligne droite on fait demi-tour, on repasse sous l'arche et la course est cette fois définitivement engagée. Le premier kilomètre passe en 4'05. Uniquement à la sensation, j'aurais assurément fait moins de 4' et cela m'aurait quelque peu inquiété ... merci le GPS !

Maintenant qu'on s'est placé par rapport aux autres coureurs, je prends mon ryrhme de croisière prévu c-a-d 4'13 au kilomètre que je tiens sans souci ... ou presque car dès le début je remarque que mon pied gauche fait encore des siennes et mon déroulé de pied est tel que je tape du pied gauche à chaque pas. Cela durera pendant toute la durée de la course ... Je note sur mon agenda : Prendre RDV avec le docteur Thomas ... ça commence à me "poupouner" ce problème récurrent !!! Grrrr ....

A un moment, j'entends Pierre-Zx qui arrive à mon niveau et qui me parle un peu mais préférant garder mon souffle, la discussion restera plus que limitée de mon côté :-) A ce moment nous nous engageons dans la longue ligne droite (voie de bus en site propre) qui rejoint quasiment le centre commercial de Grammont. Philippe et Luc restent quant à eux toujours à mon niveau. La pluie, présente dans la nuit, s'est arrêtée avant le départ et elle sera absente toute la durée de la course. Par contre un vent sensible de Nord-Ouest va nous embêter tout au long de ce 10km à la base réputé roulant :-( Tant pis ...

A part ça les kilomètres se suivent et se ressemblent avec toujours une très bonne régularité à 4'13 et éventuellement un très petite accélération en fin de kilomètre si je vois que j'ai un peu tendance à m'endormir afin de me recaler sur l'allure prévue. Je remarque au passage que les top de mon GPS coïncident parfaitement avec les panneaux kilométriques sur le côté de la route.

On est repassé sous l'arche et le 6ème kilomètre est couru en 4'12 avec malgré tout une fatigue qui apparait. Je viens d'atteindre le premier objectif dans la tactique de course que je m'étais fixée c-a-d tenir l'allure prévue sur les 6 premiers kilomètres. Maintenant le but est de distiller le reste d'énergie disponible pour accélérer ce que je peux sur les 3 prochains kilomètres ; le 10ème quant à lui se courra comme ça viendra ...

Et c'est là que les choses se gâtent, que la pratique dit mer... à la théorie :-) En effet, après ce 6ème kilomètre le jus me manque à tel point que je vois partir Luc devant en croyant qu'il accélère (chose que je devais également faire) mais il s'avère que, renseignements pris auprès de l'intéressé après la course, Luc n'a fait que continuer sur l'allure initiale !
Aïe, psychologiquement ça fout un coup au moral ! Philippe lui est également devant mais semble m'attendre ... sympa de sa part mais mon coup de mou est tel qu'il s'éloigne imperceptiblement. Ma vitesse chute méchamment et de plus de 14 km/h je vois ma vitesse sur le kilomètre en cours passer à 14, puis 13.9 puis 13.8 ... pour quasiment atteindre 13km/h ! ça fait mal :-( !

Cette ligne droite sera très difficile à vivre, une irrépressible envie de m'arrêter, de chialer et de rentrer à pied mais bon malgré ma faible vitesse je me motive comme je peux pour continuer à courir ... au moins çà.

Arrivé au point de retournement près de Grammont, j'entends le ballon des 43' qui me dépasse en motivant ses troupes. C'est pour moi l'occasion d'essayer de m'accrocher. C'est dur car il faut se reprendre cette maudite longue ligne droite en sens inverse mais bon c'est plutôt la fin alors on s'accroche. Malgré ça je perds peu à peu quelques mètres sur le groupe (mais ma vitesse a tout de même un peu remonté) et arrivé sur la dernière portion avant l'arche d'arrivée, je pousse un dernier coup alors que le ballon s'arrête à quelques mètres de l'arrivée pour encourager les retardataires (dont je fais partie) à s'arracher pour passer sous les 43'. En fait, il était un poil en avance ; la preuve en est que Philippe l'a suivi et en gardant cette allure il est passé sur la ligne d'arrivée en 42'30 environ. Du coup, je donne ce que j'ai et passe l'arrivée en 42'42 à mon chrono perso.

En conclusion, j'ai atteint les moins de 43' et je suis "relativement" content de moi ... même si tenir mon rythme initial jusqu'au bout pour terminer en 42'10 m'aurait été plus "agréable" :-)

J'en profite pour glisser un commentaire sur la course de Nathalie. Son objectif était d'atteindre les minimas des qualif' pour le championnat de France c-a-d moins de 43' ... objectif non atteint mais elle a confirmé son niveau du moment par un temps quasi-identique à celui de Blagnac. Elle a aussi eu la surprise de terminer 4ème au scratch féminin, seconde senior femme ET première senior femme du championnat Midi-Pyrénées FFA !!!


10km de Balma - Edition 2009
Date : Vendredi 01/05/2009 à 10h
Temps officiel : 42'45
Temps réel : 42'42

mardi 14 avril 2009

Trail des Citadelles 2009

Ayant préalablement zyeuté le profil de course et noté que la première "vraie" montée n'avait lieu qu'après 4/5 kilomètres, j'ai prévu de m'échauffer en partant très tranquille sur le début de course. Du coup, après un non échauffement pas habituel nous nous retrouvons à 09h30 sous la tente de départ, à l'abri de la pluie, fin prêts ... ou presque, à se lancer à l'assaut des chemins cathares.

Micro-briefing par Mic31, petite musique gothico-médiévale de rigueur et hop le top départ est lancé. Nous partons avec un rythme tranquille, du bitume sur les premières centaines de mètres puis du stabilisé avec quelques flaques ça et là et enfin de l'herbe (sur les côtés) et de la terre (au milieu).

Partis en milieu de peloton, on se retrouve à la queue leu leu sur des sentiers pas très larges ; les dépassements se faisant donc rares. Première très grosse flaque où chacun prend la peine de contourner adroitement l'obstacle afin de ne pas trop de "saloper".

Comme prévu, je pousse régulièrement quelques accélérations histoire de doubler Nicolas, Pierre et Nathalie pour m'arrêter ensuite et les shooter avec mon APN à chacun de leurs passages.

Le sol est bien détrempé et la boue, la gadoue, la bouillasse est bien présente. Les chaussures font schpok, schlop à chaque pas. Sur ce début de parcours elle est plutôt liquide. Dès que les premières montées arrivent, chacun y va de sa technique : bien au milieu du "torrent" de boue (c'est mon cas) ou bien sur les côtés où malgré la (maigre) présence d'herbe, le sol me parait plus glissant qu'au milieu. Sur les côtés se trouvent des clôtures en fil de fer barbelé que nous retrouverons régulièrement sur le début du parcours. Attention au réflexe de se raccrocher à quelque chose en cas de déséquilibre !


Nous arrivons à la première grosse côte. Pas de course ici mais une marche plus ou moins rapide selon la pente tout en s'appuyant avec les mains sur le devant des cuisses. Suite à mes accélérations/pause je double et me fais doubler par les mêmes têtes. Les dépassements dans la côtes sont bien rigolos, avec gestion des torrents de boue (ou fontaines de chocolats pour les gourmands) comme on peut ...

Micro-descente, portion de route sur une centaine de mètres avant de "regadouiller" dans une sacrée purée marron et nous entamons la seconde montée. Le parcours est sympathique malgré tout et je me plais à penser qu'il doit s'agir d'une toute autre course en situation "sèche". A un moment, petit dévers sur la droite, au sol pas mal d'herbe, mes pieds qui se barrent sur la droite et moi qui m'étale sur mon côté gauche comme une grosse m....de. Une nana qui venait de se relever juste avant me dit : "ben ... comme moi, pareil !" C'est bien de ne pas se sentir seul dans ces moments bouesques ! :-)

Nous arrivons ensuite au pied du "pog" de Montsegur. A cet endroit, juste au dessus de nous se trouvent quelques spectateurs et bénévoles aussi barjos que nous pour se faire une sortie par un temps pareil. J'ai la surprise de croiser ma môman avec son appareil photo. Je fais une micro-pause et j'attends que Nathalie me rejoigne pour les prendre toutes les deux en photo. On peut noter au passage que ce n'est plus de la pluie mais de la pluie et neige mêlée qui nous tombe dessus ... accessoirement accompagnée d'un petit vent bien sympatoche.

Cliché pris, nous partons à l'ascension de la "forteresse" ... les marches sont hautes, le sentier étroit et nous croisons en plus les traileurs qui redescendent : montée et descente se faisant par le même chemin. Du coup, impossibilité de doubler malgré les quelques boulets que j'ai devant moi. Peut-être s'agit-il des randonneurs du 20km ou de traileurs tout simplement tranquilles ? Bref, je prends mon mal en patience et j'en profite pour faire quelques clichés notamment de la neige qui finit par tenir au sol ... je croise Luc en début de montée et Philippe quasiment au sommet. Arrivé là-haut, j'attends Nat pour une petite photo, on rentre dans ce qui reste du château, on ressort par derrière, petit tour à l'extérieur puis c'est parti pour la descente.


Arrivé en bas du pog, je re-croise ma môman puis trace vers la seconde moitié du périple. Petite portion descendante en forêt, boue assez "pâteuse" mais piste relativement stable ; j'en profite pour manger une barre énergétique. Je double précautionneusement un porteurs de bâtons qui me fait peur en les tenant à l'horizontale. On passe par une petite descente sur route pour rejoindre la dernière (petite) montée qui nous amène au ravito. Je bois à mon camelback mais ne prend rien, pas de besoin particulier. J'attends Nat, fais quelques photos, lui laisse le temps de boire son coca, le lui finit et hop ça repart. Sachant que la suite n'allait être que de la descente, je lui annonce que je vais désormais la lâcher et aller à mon rythme ... je ne la reverrai alors qu'à l'arrivée.

Maintenant c'est de la grosse descente, avec de la bonne boue bien épaisse (mais toujours bien glissante qu'on se rassure), parfois des virages à angle droit que l'on gère comme on peut. J'en rigole et m'éclate de rire parfois en me voyant rattraper un perpétuel déséquilibre et en observant autour de moi les "viandages" en série, les rattrapages aux branches, les sorties de virages et autres festivités :-)

C'est un peu comme un gosse dans un bac à sable et moi je me régale. Le sol hypra souple (on peut pas faire mieux) fait que je ne souffre pas des quadriceps. Je double pas mal de personnes moins intrépides, ou plutôt plus réfléchies et moins "bourrines" :-)

Après cette bonne descente, on rejoint les abords de Villeneuve d'Olmes avec un petit parcours de plat, un passage dans une rivière ... oui "dans" et pas "à côté" ou "sur" parce qu'il n'y avait pas d'autres choix : ça fait un peu froid mais ça passe, ça nettoie un peu les chaussures et les guêtres (mais ça aussi ça passe avec la boue qui continue derrière). Passage très sympa dans une petite forêt avec même une petite cabane d'enfant et ici le sol est miraculeusement plutôt "dur" et il n'y a pas de boue (mais ça ne durera pas), on en profite pour accélérer un peu ...

On se rapproche de la fin, mon GPS indique dans les 16 bornes et mes jambes me rappellent que cela fait bien plus de 2h que je cours et que les sorties longues dans les côteaux de Pech David n'étaient pas au programme (l'objectif du moment étant faut-il le rappeler du 10km avec des sorties "longues" de 1h15 maxi et que sur du plat).

Bref, je commence à en avoir plein les guibolles ... et ça tombe bien car nous rejoignons le parcours du départ que je trouve maintenant très propret et relativement peu boueux. Lavelanet arrive enfin, on retrouve le goudron et on ne le quittera plus jusqu'à l'arrivée ... sous la pluie faut-il le rappeler :-)


Ayé, premier trail des Citadelles bouclé, des conditions dantesques du début à la fin : de la pluie (voire neige) et de la boue (collante, liquide, bourbier, rivière de boue, boue gluante au choix) ... mais finalement pas un temps si terrible que ça car la température est restée très conciliante exceptée peut-être sur la montée du Pog de Montsegur avec l'aide du vent ... mais c'était pour mieux se rapprocher du souvenir de ces chers cathares !

Un grand plaisir pour ma part avec peu de fatigue car même si j'y suis allé cool nous ne nous étions pas préparés spécifiquement. Je serais curieux de faire le même parcours sous des cieux plus cléments et la distance des 40km me titille ... mais pas en touriste comme aujourd'hui of course :-)


Trail des Citadelles (20km) - Edition 2009
Date : Dimanche 12/04/2009 à 9h30
Temps officiel : 2h40'54
Dénivelé officiel : 1000m D+
Dénivelé GPS "brut" : 929m D+
Dénivelé GPS "plug-in correctif d'altitude Sporttracks" : 791m D+