mercredi 16 décembre 2009

Ronde du Feu 2009

Première course où je ne cours pas pour moi. En effet, j'ai proposé à Nathalie de faire le lièvre de 43'.
Ce n'est pas qu'elle ne puisse pas y arriver seule puisqu'elle a déjà atteint les 42'50 au 10km de la boucle du Confluent mais elle voulait les passer sur un 10km qualificatif. Comme on voulait tenter le principe du lièvre pour qu'elle se dégage du chrono et qu'elle se concentre uniquement sur sa course, son souffle ... et ma pomme pour le rythme alors nous voici partis ensemble pour cette fois !

Un peu frisquet ce dimanche matin de décembre. On arrive bien vêtus de plusieurs couches de vêtements au début de l'échauffement. On croise Mic31 qui veut retâter du chrono sur bitume. Après plusieurs allers/retours à la voiture, on enlève une à une les pelures d'oignons et on arrive finalement sur la ligne de départ en t-shirt (et gants). Bizarrement, il y avait des sas préférentiels mais pourtant faisant partie du "tout venant", nous nous retrouvons sur la gauche au même niveau que les cracks.

Ne sachant pas trop dans quel état de forme je me situe j'en viens à douter de tenir les 43' ; on fera au mieux.

Le départ se fait au dessus de la départementale en descendant vers le stade. Comme souvent je pars un poil rapidement mais je ne suis pas si mécontent de moi et j'espère que Nathalie ne m'en voudra pas trop.
Rapidement je me cale sur les 14km/h prévus. Je ne veux pas déconner sur la régularité du rythme. Je ne suis pas là pour me faire plaisir mais avant tout pour assurer un train régulier ... conduite aux instruments de rigueur. Chose que je fais parfaitement sur les deux premiers kilomètres : 4'17 soit exactement l'allure prévue (42'50).

Ensuite, je suis surpris de constater que Nat lâche peu à peu du terrain : Début difficile ? s'endormirait-elle ? Ben non a priori c'est pas le jour. Elle me dit qu'elle a les jambes lourdes et pas moyen de les faire avancer. Tant pis, aucune course ne se ressemble n'est-ce pas ?

Je lui conseille donc désormais de laisser tomber l'idée du chrono et même si, un peu dégoutée, elle veut arrêter là, je la motive pour terminer la course en la prenant comme une séance de qualité en allure spécifique ... avec des récups inexistantes :-) ... ça fera toujours travailler le palpitant et les quadris/ischios :-)

Après quelques kilomètres où l'allure prend mal :-) elle revient peu à peu mais sans titiller toutefois son rythme de forme. C'est pas le jour, c'est pas le jour :-(

Le parcours de Ramonville n'est pas si plat que ça : des faux plats montants, le colimaçon du port technique à prendre 2 fois, des passages de ponts (canal et départementale), des virages serrés ... bref moi j'aime bien mais comparé à du tout droit/tout plat comme à Balma, je sais pas si c'est propice à un bon temps.

Je ne sais pas si ça la motive mais je répète à tue-tête "Allez Nat !" ... franchement ça doit la saoûler ainsi que les coureurs autour d'elles mais tant pis, je gueule :-)

La fin approche, on passe pour la seconde fois sur le pont au dessus de la départementale, on plonge vers le stade que l'on contourne pour enfin rentrer sur la piste. J'essaie de lui faire pousser une accélération dès la rentrée sur la corde mais elle n'a vraiment pas les jambes aujourd'hui. A l'opposé de l'arche d'arrivée, je regarde mon chrono, 42'49, .... tant pis on y arrivera pas cette fois. Malgré tout, sur les derniers cent mètres, elle pousse un max et arrive à sprinter, on franchit la ligne d'arrivée main dans la main : 43'34 ... Franchement pas si décevant que ça :-) ; Bravo Nat !

Allez repos maintenant ... pour remettre le couvert à Lescure d'Albigeois le 10 janvier !

Ronde du Feu 2009
10 km - Ramonville
13/12/2009 10h15
Temps réel : 43'34
Temps officiel : 43'35

mercredi 9 décembre 2009

Relais des Coteaux 2009

Mon parcours (second relais) relie Baziège à Labastide-Beauvoir soit 10,2 km.
J'ai l'intention de le courir tranquillement car cela fait quelques jours que je ne suis pas en forme ; j'ai même parfois l'impression de peiner lors du petit footing tranquille de 3/4 d'heure. Est-ce le contre-coup de la préparation 10km que l'on suit depuis l'été ? Toujours est-il que je vais lever le pied cette fin d'année et ça commence ici au relais des Coteaux.


Je pars donc tranquillement en footing+ dirons-nous. A peine je viens de passer sous le pont de la voie ferrée que j'entends derrière moi : "Eh attends moi !". J'ai alors la surprise de rencontrer Jean-Michel qui fait le relais avec des collègues de boulot et qui par hasard se retrouve avec moi. Je lui dis rapidement que je compte y aller cool et lui me dit que ça l'arrange car il doit se taper deux relais d'affilée, gastro d'une coéquipière oblige.

Nous voilà donc partis, quittant assez rapidement le plat pour monter sur près de 4km. La montée ne se fait pas en une seule fois mais en 3 à 4 paliers. Rapidement, on se rend compte que le vent est de la partie et quasiment de face. Je pourrais envoyer mais je ne le fais pas : pas l'envie, pas la pêche.

Comme j'ai pris l'appareil photo, je tente des clichés sans m'arrêter, portraits et autoportraits plus ou moins réussis ... plutôt moins d'ailleurs, faudra la prochaine fois penser à s'arrêter pour stabiliser tout ça.

Arrivés au 5ème kilomètre et surtout en haut de la première et plus longue côte, on s'arrête au ravito : une voiture garée en marche arrière sur le bas côté, une petite table pliable de camping et un papet derrière (bottes de pluie et casquette de rigueur) en train de remplir des gobelets d'eau et une assiette de carrés de chocolat et de pruneaux. Sympa le papet :-) ... Quelques mètres plus loin j'enrage de ne pas l'avoir flashé ... tant pis :-(

Ensuite nous nous engageons dans une descente assez longue où on pousse un peu plus mais là aussi sans trop forcer ... même si j'avais parfois quelques envies (la forme revient d'ailleurs en cours de course ... ça me rassure un poil), je pensais également à Jean-Michel qui, quoique apparemment plus en forme que moi, devait se taper un quasi semi-marathon.

Le vent se calme maintenant ... ou plutôt nous sommes soit dans le sens du vent ou bien à l'abri.

Une fois en bas de la descente, on rejoint d'autres coureurs sur une partie plate puis au 8ème km, virage à 90° sur la gauche et là ... petit torticoli en voyant le mur qui nous attend. Ca me fait un peu penser au mur sur le début du trail de Gruissan. Jean-Michel le courageux continue sans faiblir en trottant. De mon côté, je pense plus rentable de passer en mode "marche rapide" ... et puis surtout j'ai la flemme sur le coup :-)


Une fois le coup de cul passé, je finis par rejoindre Jean-Michel et nous poussons un poil pour terminer par une portion de plat.

Alors que je lui souhaite bon courage pour la suite, moi, je m'arrête là en passant le relais à Pierre qui commence par une montée sur une vingtaine de mètres.


Relais des Coteaux 2009
10/12/2009
Distance : 10.2 km
Chrono : env. 51'

lundi 23 novembre 2009

Boucle du Confluent 2009

Je débute souvent mon compte-rendu par un point météo ... ce doit être la déformation professionnelle. Mais bon, c'est tout de même important non ? :-) Bref tout ça pour dire que le temps est idéal ce dimanche : Plutôt doux, couvert et pas de vent.

Nathalie n'est pas trop motivée à tel point qu'elle parle de ne pas prendre le départ (mais ça n'augure en rien ses performances dans les minutes qui suivent ... elle terminera seconde féminine) et j'essaie de penser à autre chose de peur que cet état d'esprit ne déteigne sur moi. Comme d'habitude, on retrouve les collègues du club, on croise les connaissances (hello Michel, the king of the Citadell's) puis on part pour un petit footing d'échauffement, quelques montées de genoux et talons-fesses puis quelques lignes droites ... que je me retrouve à faire tout seul dans mon coin. Tant mieux, cele me permet de me concentrer sans pression.

09h45 approche, je me rapproche du troupeau, je m'insère dans la cohue et me rapproche un peu par hasard de Nathalie et Yan ... que je ne reverrai plus de toute la course ... ben oui chacun sa mer..... :-)

Top départ pas très net, je passe sous l'arche et déclenche mon chrono. Le début est assez heurté, il y a du monde et comme d'habitude la peur de perdre trop de temps me pousse à zigzaguer entre les coureurs et doubler. J'utilise comme d'habitude le trottoir à cet effet. Le flot est encore assez important quand on passe le premier kilomètre (3'59) et voyant mon départ un poil rapide, j'essaie maintenant de ne pas trop chercher à doubler. La voie cyclable sur laquelle on est n'est pas vraiment bien large ... raison de plus pour garder un rythme constant et gérer. On bifurque sur un droite 90° en descendant, on passe dans un espace vert sur les bords de la Garonne avec une petite tête d'épingle à gérer qui casse bien la vitesse.

Je passe le second et troisième kilomètre assez rapidement (environ 4'07) alors que je m'étais fixé un 4'10 jusqu'au 2 tiers de la course histoire d'assurer une fin plus honorable qu'au 10km du Stade Toulousain. J'hésite un moment entre me calmer vraiment et revenir à l'objectif initial et continuer à la sensation du moment sans savoir comment la seconde moitié de course et surtout la fin allait se dérouler.

Je décide de continuer au feeling. On passe par la sortie du parc avec sa petite montée ... qu'il faudra repasser au second tour ... puis après un petit détour on se dirige vers l'arche de départ. Peu avant la fin de la première moitié j'ai encore une envie d'arrêter là en me disant que je n'arriverai à rien aujourd'hui alors que physiquement ça va nickel. Mais bon je commence à connaître cette sensation qui est souvent trompeuse et surtout passagère. Arrivé au niveau de l'arche, Norbert et les collègues du 5km m'encourage.

Une fois passé le cap de la moitié du parcours je ne sais pas pourquoi mais je me relance avec une patate d'enfer. Mes chronos sont toujours très optimistes (en moyenne 4'07 à 4'08 au km) et j'arrive à tenir le rythme que je me suis auto-imposé et je parviens même à doubler quelques coureurs.

Pour la seconde fois, j'atteinds la maudite petite montée à la sortie du parc. Cette fois-ci je peine un peu et l'allure baisse mais je constaterai au prochain kilomètre que je ne me suis pas tant affalé que ça.

Le kilomètre qui suit celui incluant la petite montée laisse également les traces d'une récupération post-effort :-) mais l'allure quoi que plus basse que celle du début de course, est en train de relancer la bete :-)

Le dernier kilomètre est en vue avec son marquage au sol tous les 100m (bien vu finalement ce compte à rebours). J'essaie de doser tout ce qui me reste d'énergie, je sens le geste de ma foulée se détériorer et ma tête et mes segments libres (z'avez vu, je cause comme les pros hein ?) se baladent un peu comme ils veulent. Mon souffle commence sérieusement à ressembler à un asthmatique en pleine crise (cf. photos du finish).


Je me fais doubler. C'est difficile à assumer mais autant je le précise quand c'est moi l'accélérateur autant ici c'est moi le trainard. J'essaie de m'accrocher tant bien que mal mais justement trop mal pour essayer de suivre quelqu'un ... je balance tout au max et puis ça fera ce que ça fera ... 100m ... 50m ... 20m ... les nonottes à l'applaudimètre ... et enfin le bip sur le tapis de la ligne d'arrivée.

Et là, comme je n'ai que les temps intermédiaires au kilomètre, la surprise de changer de cadran sur mon chrono et de noter le temps sur la distance ... c'est un nouveau record ... enfin, je veux dire mon nouveau record 41'12 !!! Content Sébastien :-)

10km de la Boucle du Confluent
Dimanche 23 Novembre 2009 - 09h45
Temps officiel : 41'18
Temps réel : 41'12


mardi 27 octobre 2009

Stade Toulousain 2009

Comme des pros, on (Philippe, Nathalie et moi) avait minuté l'échauffement pour arriver fin prêts sur la ligne de départ à l'heure H. Seulement, le départ a été retardé d'au moins 15 minutes ... Tant pis, on a fait au mieux en continuant un peu de trot alterné avec quelques accélérations.
Après le 10km de Tournefeuille qui m'a un petit peu fait gambergé, je ne sais plus trop sur quelle base partir : entre 4'11 qui est mon allure record sur la distance et le 4'22 de ma piètre performance "tournefeuilloise" (?). Espérant un mieux (petit désir de "vengeance" quand même) et ne voulant pas non plus me cramer, je me fixe au matin de cette course une allure de départ aux alentours des 4'15 soit un chrono de 42'30. En fait, je me fixe une allure au cas où je ne puisse pas m'empêcher de zyeuter le chrono à tout bout de champ ... mais le but est sur cette course de courir "à la sensation" ... Norbert si tu me lis ... regarde un peu ces efforts ! ;-)

Nous voici maintenant, et comme souvent, agglutinés sur le côté pas loin de la ligne de départ. Le top est donné et nous partons pour un tour extérieur du stade de rugby E. Wallon. Je pars relativement vite et je quitte des yeux Philippe et Nathalie. Alors que nous nous apprêtons à sortir du stade, j'ai la surprise de croiser ceux qui terminent le 5km (ou plutôt 4.2km comme annoncé a posteriori). C'est bizarre ... et sans ligne de démarcation ça fait un peu bordélique. Ce sentiment est renforcé quand nous passons par le souterrain au dessous de la rocade pour rejoindre les berges du Canal. Bref, je trouve que l'organisation a un peu "merdé" sur ce coup car certains coureurs ont parfois même du s'arrêter pour éviter de se percuter :-( ... dommage.

Revenons dans la course ... il fait beau mais pour l'instant et comme sur la majorité du parcours nous avons rejoint l'ombre le long du canal. Petit t-shirt de rigueur sous le maillot du club ... que je supporterai jusqu'à la ligne d'arrivée. Après un 1er kilomètre plutôt rapide (moins de 4'), le second (4'04) est toujours plus rapide que mon allure objectif. Mais bon ce n'est qu'un contrôle a posteriori et je décide de continuer au feeling tout en calmant un peu le jeu car j'ai peur de ne pas tenir ce rythme jusqu'au bout ... rythme ô combien lointain de mon timide 4'18 du début de Course à Tournefeuille.

Les 3ème et 4ème kilomètres ne sont pas spécialement difficiles mais comme souvent à ce kilomètrage, je ne suis pas encore "dans" la course et il y a toujours un cap à passer avant de "débrancher" le cerveau et de se mettre enfin sur les rails et ... rouler. Mais bon je suis content de constater que je tourne à mon allure record sur la distance.

Les 3 kilomètres suivants se "suivent et se ressemblent" avec plutôt de bonnes sensations et une allure que je parviens à réguler sans souci. En fait j'avais déjà la forme à la séance de spécifique de mercredi mais je méfie des quelques jours pré-course où sans trop savoir pourquoi la forme peut disparaître. Vers le 7ème kilomètre j'aperçois de l'autre côté du Canal Norbert et Yann qui sont gentiment venu nous supporter.

Cependant l'aide psychologique ne va pas empêcher de "m'affaler" et maintenant que la fin approche, ça commence à devenir difficile, surtout qu'avant d'effectuer le demi-tour au niveau des ponts-jumeaux il faut se taper un ch'ti faux-plat montant qui, plutôt en fin de course, a facheuse tendance à calmer mes ardeurs ... l'allure chute à 4'20 ... essayons de ne pas chuter plus :-( ...

Malgré un parcours où on retrouve le "chemin de la maison", le 9ème kilomètre est du même acabit et si je ne passe pas au delà de 4'24 c'est une chance. Pour terminer, on refait à nouveau un tour extérieur du stade où j'essaie de donner ce qu'il me reste dans les derniers 100m ... un petit sprint pour la forme histoire de se cramer bien comme il faut :-)

Au bilan une fois la ligne d'arrivée franchie je suis surpris de lire à mon chrono exactement le même temps à la seconde près que ce que j'ai pu faire en juin à Muret soit 41'54 !!!

Je suis donc plutôt content d'avoir renoué avec mon niveau de fin de saison. Comme je disais à Norbert, voilà maintenant une base sur laquelle il va être intéressant de travailler : Cross nous voilà !!! ;-)


10km du Stade Toulousain
Dimanche 18/10/2009 vers 10h15
Temps officiel : 41'56
Temps réel : 41'354

lundi 26 octobre 2009

Tournefeuille 2009

Difficile de faire le résumé d'une course qui a abouti à un chrono décevant sans en connaître véritablement les causes. Un jour sans probablement ...

La préparation a pourtant été suivie scrupuleusment (comme d'habitude en fait) et les sensations n'étaient pas spécialement mauvaises ... exceptées ces fichues séances de VMA longue que je n'avais pas pratiquées depuis Mathuzalem. Ces séances de 1000m en VMA longue c'est dur de chez dur quand même ... mais bon ... c'est la séance qui veut ça :-)

La compétition de Tournefeuille était étiquetée "préparatoire" par Norbert et c'est d'ailleurs une des raisons qui ont fait que les séances de spécifique étaient relativement absentes de cette préparation ... celles-ci étant plutôt programmées pour plus tard et notamment avant le 10km du stade Toulousain.

Bref, il fait pourtant un temps idéal ce 04 octobre à Tournefeuille pour un 10km (un poil chaud pour ceux qui faisaient le semi). Je veux partir sur une base de 43' qui me semble correcte (j'ai couru 2 fois de suite en dessous de cette barrière à Balma et Muret).

Malgré le faux plat montant dès le départ, je tiens sans trop de souci l'allure d'environ 4'18 sur les 2 premiers kilomètre. La bosse au niveau du lac de Sesquières me fait chuter à 4'21 mais rien d'alarmant. Après la descente je ne parviens cependant pas à accélérer pour tenter d'équilibrer le chrono. Je me retrouve à ce moment avec Dan. On se suivra ainsi jusqu'au ravitaillement du 5ème kilomètre où je le quitterai définitivement (Dan a fait une méga-coupure cet été ... ceci explique cela). Cependant, je suis loin d'être un foudre de guerre et mon allure baisse lentement mais inexorablement ...

Encore mieux (enfin j'me comprends), à partir du 7/8ème kilomètre j'ai une douleur à la clavicule qui me force à ralentir encore plus pour que la douleur s'estompe tant bien que mal. Je continue comme ça jusqu'à la fin, lamentablement, où je passe la ligne d'arrivée en 43'36 à mon chrono.

Dès la fin d'après-midi, je me mets à éternuer et à me moucher comme c'est pas permis ... comme si j'avais chopé un rhume d'un coup d'un seul ... ça me lâchera pas pendant au moins 3 jours. Au passage, c'est exctement le bis repetita et le même effet kiss-cool qu'à Lescure d'Albigeois début janvier.
Est-ce que d'un rhume que je chope à l'issue de la course car "immunitairement" fatigué après un effort violent ? Est-ce que c'est une sorte d'inflammation particulière post-effort toujours du à un effort de compétition ? Est-ce que c'est tout bêtement un rhume que je couvais depuis la fin de semaine et il a suffit que je me rentre un peu dedans pour qu'il se déclare.

Enfin bon, des détails pour dire ce que je résumais au début : un jour sans :-(

10km de Tournefeuille
Dimanche 04/10/2009 à 10h
Temps officiel : 43'45
Temps réel : 43'36

mercredi 26 août 2009

Saison 2009-2010

C'est l'été (la fin certes), bientôt le début de nos congés et pourtant la pause CAP estivale s'éloigne déjà. Le trail de l'Ikalana est passé par là et depuis il y a déjà eu la reprise des séances de côtes et des fameux 30/30 à VMA ... avec une température telle que le mot "échauffement" décrivant le footing d'une vingtaine de minutes précédant la séance prête à sourire.


Mais au fait la reprise pourquoi ? La saison sera divisée en deux :
  • Une première partie destinée (encore) à tenter d'améliorer notre "vitesse de base" et notamment nos chronos sur 10km. Elle s'étale de fin août (et oui nous y sommes) à début mars, date du 10km de Blagnac. On pourra éventuellement considérer le 10km de Seissan-Auch comme un ultime rattrapage possible. Accessoirement on veut bien s'essayer à quelques cross puisqu'il parait que c'est une bonne préparation hivernale à la course sur route.
  • La seconde partie de saison sera dévolue aux trails avec augmentation de la distance de compétition. Le point de mire étant le marathon des Burons et sa grosse quarantaine de kilomètres.

En prime on livre l'objectif pour le début de saison 2010-2011 => le marathon de Berlin !


lundi 24 août 2009

Ikalana 2009

08h30 ce samedi 15 août 2009. Il fait bon "tendance chaud". Termes bizarres pour signifier qu'on s'attend à une matinée avec hausse rapide des températures même si la température semble idéale au moment du départ.


Luc me demande sur quelles bases je pars mais je ne sais vraiment pas. Malgré ma non-préparation, j'avais dans l'idée de faire un poil plus de 2h sur 22km soit un peu moins de 11km/h de moyenne (à comparer aux 2h11 du 23 km de Gruissan). Seulement le 22km s'est transformé en arrivant sur place en 24km ... alors bon, on part au feeling et on verra bien.

Le départ s'effectue à 8h35 comme prévu, soit 5 minutes après le départ du 34km. Nous quittons le contre-bas du barrage pour faire un bref passage en ville avant de quitter le bitume et de débuter par une bonne petite côte ombragée. D'ailleurs, outre quelques passages en plein champ, la grosse majorité du parcours se fera à l'ombre. Un très bon point vu la saison.

Rapidement, je m'aperçois que Luc ne parvient pas à me suivre alors que j'ai de mon côté un rythme pas forcément bien rapide. Comme il était loin d'être en forme aujourd'hui, ça ne me choque pas plus que ça et je décide, lâchement :-) de continuer tout seul.

Ce début de parcours monte souvent, pas forcément fort, mais comporte plus de D+ que de D-. Du coup je me dis que le retour sera plus tranquille. Durant le premier tiers de la course, je double quelques personnes sur un parcours assez varié, du chemin de terre classique puis de la mono-trace sur un sentier herbeux, petite descente dans un dédalle relativement profond où les appuis se font sur les côtés, parcours asséché sans doute creusé par une pluie torrentielle passée , passage d'un cours d'eau ... sans possibilité de rester au sec, champ, etc.

Sous mon pied droit, je sens déjà un problème récurrent avec mes semelles orthopédiques neuves sinon récentes. Une ampoule se forme sous ma voûte plantaire côté intérieur du pied. Le passage dans l'eau ne va pas favoriser son "extinction" ...

Je passe devant le 1er poste de ravaitaillement où je ne prends rien car j'ai encore beaucoup d'eau dans les 2 bidons à ma ceinture et je n'ai pas encore prévu de grignoter.

Après une petite heure de balade, je commence à faiblir un peu et j'aborde les montées avec plus de tranquilité ... ou de faiblesse c'est selon :-) A ce moment je me fais un peu doubler par d'autres et certains me souhaitent bon courage. Je n'ai pas le temps de leur expliquer que j'aborde ce trail en reprise après la coupure estivale sans aucune préparation trail et dont la sortie la plus longue précédent ce samedi avait duré seulement 1 heure. Enfin bref, beaucoup de discours et de blabla pour dire que je faiblis :-)

Peu après la bifurcation entre les parcours de 24km et 34km, je décide de manger une barre énergétique que je mastique lentement tout en courant ... une habitude à prendre. On arrive au point culminant du parcours et juste avant une portion plate le second ravitaillement arrive. J'en profite pour faire remplir un de mes bidons. Il commence à faire chaud et je n'hésite pas à boire très régulièrement.

La fin du plus gros D+ ainsi qu'aidé par ma barre énergétique, je retrouve un peu du poil de la bête. On oblique alors sur la gauche où commence une longue et douce descente où "j'envois" un peu ... façon de parler hein, c'est Sébastien qui parle et pas un Thomas Lorblanchet ou un Patrick Bruni :-) A cause de mon ampoule je modifie un peu mes appuis mais ça passe.

Je rejoins un type qui se trompe de chemin à deux reprises et termine à un moment dans le jardin d'un particulier. Pourtant, je trouve le marquage du parcours au top. Enfin bon ... un moment d'inattention est vite arrivé. Arrivé à son niveau on échange quelques mots. Il me dit être un habitué des ultras et il fait ce "petit" 20km pour essayer de retrouver de la vitesse qu'il n'a plus l'habitude de pratiquer. On reste ensemble quelques minutes puis je le dépasse dans une petite montée.

Sur la fin le classement ne bougera plus trop. Ce qui me fait dire que le classement d'une course semble se faire surtout sur les 1er kilomètres où il faut se "placer" et ensuite il ne reste "plus qu'à" stabiliser l'allure, garder son rang ... et tenir.

En parlant de tenir, on arrive à un des derniers ravitaillements et il était temps car je n'ai plus d'eau dans mes bidons et je commencais à avoir soif ... Attention : boire avant d'avoir soif dit le conseiller du coureur à pied. Un coureur demande combien de bornes il reste ; réponse de la bénévole : 6km .. hum hum permettez-moi de ne pas être d'accord mais mon GPS indique qu'il ne reste plus qu'environ 4.5 km ... enfin, je me tais et pensant être dans mon droit, je continue, confiant dans la technique plutôt que dans la parole d'une bénévole qui a le soleil qui doit lui taper sur la tête ... en ces fins de parcours tout kilomètre en moins est bon à prendre.

Sitôt quitté la sympathique bénévole qui m'a refait le plein, on aborde la dernière montée ou plutôt "rapaillou" (pour les occitanisants). Je marche ... je sue ... mais ça passe.

Le parcours devient alors plus tranquille, les chemins sont en légère pente descendante ; c'est agréable ... excepté que mes ampoules (car oui je sens également des échauffements sous ma voute plantaire gauche) me forcent à changer ma foulée et mes appuis.

Du coup ça ne rate pas, j'ai du être programmé pour les 22km initiaux et arrivé à peu près à cette distance des crampes commencent à apparaître ... et merd.....

Je baisse le rythme mais je me fixe tout de même comme objectif de tenir 10km/h de moyenne sur l'ensemble du parcours jusqu'à la fin. Je me fais au passage doubler par mon ultra-trailer que j'avais précédemment dépassé :-)

Arrivé au 24ème kilomètre, je maudis (mais que passagèrement, rassurez-vous) les organisateurs car ma bénévole avait raison : il restait bien près de 6 bornes à parcourir toute à l'heure. On passe par une forêt, le chemin ombragé longe le lac, c'est sympatoche comme arrivée. Ensuite c'est moins intéressant (mais la fin est proche alors ça compense) : on longe un parking, on passe sur le barrage on contourne le point d'arrivée pour passer au dessus du canal de trop plein du barrage et on arrive ... enfin :-) !

Au final un chrono de 2h33 (2h38 officiellement car même début de chrono que les 34km) et j'ai tenu mon 10km/h de moyenne.

Un bilan positif mais aussi des leçons à tirer pour mes prochaines courses "au chaud".
Le parcours était très agréable, généralement ombragée, assez varié, assez roulant (même si ma condition physique du moment n'était pas extra). Pas trop de monde mais assez pour ne pas se sentir trop esseulé sur la fin.

Le souci c'est que cela fait deux fois que je termine dans de "mauvaises conditions" après une course avec des températures un peu élevées. Par "mauvaises conditions" il faut comprendre que je fais un petit malaise à l'arrivée ou peu après et il faut que je me pose comme une carpette et que je sieste de force 1h à 1h30 avant de retrouver mon jus et mes esprits.

Un mort-vivant juste après la course :

1h30 après, réveillé par les effluves de paëlla :

Les causes possibles :
- Une mauvaise hydratation : cela me parait peu probable surtout sur cette course où je n'ai pas arrêté de boire. Mais bon, étant un gros buveur à la base, sur les prochaines course du même type j'hésiterai encore moins à vider mes bidons.
- La bouffe : Je n'ai pris qu'une seule barre énergétique après environ une heure de course. Je pense que j'ai merdé entre autre à ce niveau : je vais adopter sur les prochains trails (quelles que soient les conditions de températures d'ailleurs) une prise de solide tous les 3/4 d'heure à une heure. Sur l'Ikalana j'aurai du prendre au moins une seconde barre vers les 1h45 de course et le coup de pompe des 22km ne doit pas y être étranger.
- Les cachetons : Ben oui il ne faut quand même pas oublier que j'ai quand même mon "problème" de surrénales qui ne produisent plus grand-chose et le fait d'avoir pris mon cacheton du matin à 5h30 du matin et d'avoir attendu 11h pour prendre celui de la mi-journée fait que le laps de temps est un poil long. La prochaine fois j'essaierai d'attendre 8h pour le premier et d'anticiper à 11h celui que je prends d'habitude à midi ... à voir ce que cela donne.
- les ampoules : ces maudites ampoules (que j'avais déjà eues au trail des Capucins) proviennent de mes nouvelles semelles. Surtout, erreur de débutant, je ne les ai pas "faites" lors de sorties du week-end. Je pense qu'il y a également un souci de conception avec de légères nervures sur le support de voute plantaire qui doit créer ces zones d'échauffement ... à voir avec la podologue.
- Les sorties longues : ben elles ont été absentes (1h max souvenez-vous !) mais bon là j'ai cherché sciamment le bâton pour me faire battre puisque nous étions en reprise et je ne voulais pas charger la mule directos ... l'idée était de faire ce trail tranquillou ... mais ça a été le cas rassurez-vous ! ;-)

NB : Les quelques photos d'avant et d'après course sont dues à belle-maman, merci ! Et oui encore une fois j'avais oublié mon appareil pour les photos durant la course, honte à moi !!!

Trail de l'Ikalana - 25.7 km
Villefranche-de-Panat- 15/08/2009 08h35
Chrono Officiel : 2h38'
Chrono Réel : 2h33'