lundi 23 novembre 2009

Boucle du Confluent 2009

Je débute souvent mon compte-rendu par un point météo ... ce doit être la déformation professionnelle. Mais bon, c'est tout de même important non ? :-) Bref tout ça pour dire que le temps est idéal ce dimanche : Plutôt doux, couvert et pas de vent.

Nathalie n'est pas trop motivée à tel point qu'elle parle de ne pas prendre le départ (mais ça n'augure en rien ses performances dans les minutes qui suivent ... elle terminera seconde féminine) et j'essaie de penser à autre chose de peur que cet état d'esprit ne déteigne sur moi. Comme d'habitude, on retrouve les collègues du club, on croise les connaissances (hello Michel, the king of the Citadell's) puis on part pour un petit footing d'échauffement, quelques montées de genoux et talons-fesses puis quelques lignes droites ... que je me retrouve à faire tout seul dans mon coin. Tant mieux, cele me permet de me concentrer sans pression.

09h45 approche, je me rapproche du troupeau, je m'insère dans la cohue et me rapproche un peu par hasard de Nathalie et Yan ... que je ne reverrai plus de toute la course ... ben oui chacun sa mer..... :-)

Top départ pas très net, je passe sous l'arche et déclenche mon chrono. Le début est assez heurté, il y a du monde et comme d'habitude la peur de perdre trop de temps me pousse à zigzaguer entre les coureurs et doubler. J'utilise comme d'habitude le trottoir à cet effet. Le flot est encore assez important quand on passe le premier kilomètre (3'59) et voyant mon départ un poil rapide, j'essaie maintenant de ne pas trop chercher à doubler. La voie cyclable sur laquelle on est n'est pas vraiment bien large ... raison de plus pour garder un rythme constant et gérer. On bifurque sur un droite 90° en descendant, on passe dans un espace vert sur les bords de la Garonne avec une petite tête d'épingle à gérer qui casse bien la vitesse.

Je passe le second et troisième kilomètre assez rapidement (environ 4'07) alors que je m'étais fixé un 4'10 jusqu'au 2 tiers de la course histoire d'assurer une fin plus honorable qu'au 10km du Stade Toulousain. J'hésite un moment entre me calmer vraiment et revenir à l'objectif initial et continuer à la sensation du moment sans savoir comment la seconde moitié de course et surtout la fin allait se dérouler.

Je décide de continuer au feeling. On passe par la sortie du parc avec sa petite montée ... qu'il faudra repasser au second tour ... puis après un petit détour on se dirige vers l'arche de départ. Peu avant la fin de la première moitié j'ai encore une envie d'arrêter là en me disant que je n'arriverai à rien aujourd'hui alors que physiquement ça va nickel. Mais bon je commence à connaître cette sensation qui est souvent trompeuse et surtout passagère. Arrivé au niveau de l'arche, Norbert et les collègues du 5km m'encourage.

Une fois passé le cap de la moitié du parcours je ne sais pas pourquoi mais je me relance avec une patate d'enfer. Mes chronos sont toujours très optimistes (en moyenne 4'07 à 4'08 au km) et j'arrive à tenir le rythme que je me suis auto-imposé et je parviens même à doubler quelques coureurs.

Pour la seconde fois, j'atteinds la maudite petite montée à la sortie du parc. Cette fois-ci je peine un peu et l'allure baisse mais je constaterai au prochain kilomètre que je ne me suis pas tant affalé que ça.

Le kilomètre qui suit celui incluant la petite montée laisse également les traces d'une récupération post-effort :-) mais l'allure quoi que plus basse que celle du début de course, est en train de relancer la bete :-)

Le dernier kilomètre est en vue avec son marquage au sol tous les 100m (bien vu finalement ce compte à rebours). J'essaie de doser tout ce qui me reste d'énergie, je sens le geste de ma foulée se détériorer et ma tête et mes segments libres (z'avez vu, je cause comme les pros hein ?) se baladent un peu comme ils veulent. Mon souffle commence sérieusement à ressembler à un asthmatique en pleine crise (cf. photos du finish).


Je me fais doubler. C'est difficile à assumer mais autant je le précise quand c'est moi l'accélérateur autant ici c'est moi le trainard. J'essaie de m'accrocher tant bien que mal mais justement trop mal pour essayer de suivre quelqu'un ... je balance tout au max et puis ça fera ce que ça fera ... 100m ... 50m ... 20m ... les nonottes à l'applaudimètre ... et enfin le bip sur le tapis de la ligne d'arrivée.

Et là, comme je n'ai que les temps intermédiaires au kilomètre, la surprise de changer de cadran sur mon chrono et de noter le temps sur la distance ... c'est un nouveau record ... enfin, je veux dire mon nouveau record 41'12 !!! Content Sébastien :-)

10km de la Boucle du Confluent
Dimanche 23 Novembre 2009 - 09h45
Temps officiel : 41'18
Temps réel : 41'12


mardi 27 octobre 2009

Stade Toulousain 2009

Comme des pros, on (Philippe, Nathalie et moi) avait minuté l'échauffement pour arriver fin prêts sur la ligne de départ à l'heure H. Seulement, le départ a été retardé d'au moins 15 minutes ... Tant pis, on a fait au mieux en continuant un peu de trot alterné avec quelques accélérations.
Après le 10km de Tournefeuille qui m'a un petit peu fait gambergé, je ne sais plus trop sur quelle base partir : entre 4'11 qui est mon allure record sur la distance et le 4'22 de ma piètre performance "tournefeuilloise" (?). Espérant un mieux (petit désir de "vengeance" quand même) et ne voulant pas non plus me cramer, je me fixe au matin de cette course une allure de départ aux alentours des 4'15 soit un chrono de 42'30. En fait, je me fixe une allure au cas où je ne puisse pas m'empêcher de zyeuter le chrono à tout bout de champ ... mais le but est sur cette course de courir "à la sensation" ... Norbert si tu me lis ... regarde un peu ces efforts ! ;-)

Nous voici maintenant, et comme souvent, agglutinés sur le côté pas loin de la ligne de départ. Le top est donné et nous partons pour un tour extérieur du stade de rugby E. Wallon. Je pars relativement vite et je quitte des yeux Philippe et Nathalie. Alors que nous nous apprêtons à sortir du stade, j'ai la surprise de croiser ceux qui terminent le 5km (ou plutôt 4.2km comme annoncé a posteriori). C'est bizarre ... et sans ligne de démarcation ça fait un peu bordélique. Ce sentiment est renforcé quand nous passons par le souterrain au dessous de la rocade pour rejoindre les berges du Canal. Bref, je trouve que l'organisation a un peu "merdé" sur ce coup car certains coureurs ont parfois même du s'arrêter pour éviter de se percuter :-( ... dommage.

Revenons dans la course ... il fait beau mais pour l'instant et comme sur la majorité du parcours nous avons rejoint l'ombre le long du canal. Petit t-shirt de rigueur sous le maillot du club ... que je supporterai jusqu'à la ligne d'arrivée. Après un 1er kilomètre plutôt rapide (moins de 4'), le second (4'04) est toujours plus rapide que mon allure objectif. Mais bon ce n'est qu'un contrôle a posteriori et je décide de continuer au feeling tout en calmant un peu le jeu car j'ai peur de ne pas tenir ce rythme jusqu'au bout ... rythme ô combien lointain de mon timide 4'18 du début de Course à Tournefeuille.

Les 3ème et 4ème kilomètres ne sont pas spécialement difficiles mais comme souvent à ce kilomètrage, je ne suis pas encore "dans" la course et il y a toujours un cap à passer avant de "débrancher" le cerveau et de se mettre enfin sur les rails et ... rouler. Mais bon je suis content de constater que je tourne à mon allure record sur la distance.

Les 3 kilomètres suivants se "suivent et se ressemblent" avec plutôt de bonnes sensations et une allure que je parviens à réguler sans souci. En fait j'avais déjà la forme à la séance de spécifique de mercredi mais je méfie des quelques jours pré-course où sans trop savoir pourquoi la forme peut disparaître. Vers le 7ème kilomètre j'aperçois de l'autre côté du Canal Norbert et Yann qui sont gentiment venu nous supporter.

Cependant l'aide psychologique ne va pas empêcher de "m'affaler" et maintenant que la fin approche, ça commence à devenir difficile, surtout qu'avant d'effectuer le demi-tour au niveau des ponts-jumeaux il faut se taper un ch'ti faux-plat montant qui, plutôt en fin de course, a facheuse tendance à calmer mes ardeurs ... l'allure chute à 4'20 ... essayons de ne pas chuter plus :-( ...

Malgré un parcours où on retrouve le "chemin de la maison", le 9ème kilomètre est du même acabit et si je ne passe pas au delà de 4'24 c'est une chance. Pour terminer, on refait à nouveau un tour extérieur du stade où j'essaie de donner ce qu'il me reste dans les derniers 100m ... un petit sprint pour la forme histoire de se cramer bien comme il faut :-)

Au bilan une fois la ligne d'arrivée franchie je suis surpris de lire à mon chrono exactement le même temps à la seconde près que ce que j'ai pu faire en juin à Muret soit 41'54 !!!

Je suis donc plutôt content d'avoir renoué avec mon niveau de fin de saison. Comme je disais à Norbert, voilà maintenant une base sur laquelle il va être intéressant de travailler : Cross nous voilà !!! ;-)


10km du Stade Toulousain
Dimanche 18/10/2009 vers 10h15
Temps officiel : 41'56
Temps réel : 41'354

lundi 26 octobre 2009

Tournefeuille 2009

Difficile de faire le résumé d'une course qui a abouti à un chrono décevant sans en connaître véritablement les causes. Un jour sans probablement ...

La préparation a pourtant été suivie scrupuleusment (comme d'habitude en fait) et les sensations n'étaient pas spécialement mauvaises ... exceptées ces fichues séances de VMA longue que je n'avais pas pratiquées depuis Mathuzalem. Ces séances de 1000m en VMA longue c'est dur de chez dur quand même ... mais bon ... c'est la séance qui veut ça :-)

La compétition de Tournefeuille était étiquetée "préparatoire" par Norbert et c'est d'ailleurs une des raisons qui ont fait que les séances de spécifique étaient relativement absentes de cette préparation ... celles-ci étant plutôt programmées pour plus tard et notamment avant le 10km du stade Toulousain.

Bref, il fait pourtant un temps idéal ce 04 octobre à Tournefeuille pour un 10km (un poil chaud pour ceux qui faisaient le semi). Je veux partir sur une base de 43' qui me semble correcte (j'ai couru 2 fois de suite en dessous de cette barrière à Balma et Muret).

Malgré le faux plat montant dès le départ, je tiens sans trop de souci l'allure d'environ 4'18 sur les 2 premiers kilomètre. La bosse au niveau du lac de Sesquières me fait chuter à 4'21 mais rien d'alarmant. Après la descente je ne parviens cependant pas à accélérer pour tenter d'équilibrer le chrono. Je me retrouve à ce moment avec Dan. On se suivra ainsi jusqu'au ravitaillement du 5ème kilomètre où je le quitterai définitivement (Dan a fait une méga-coupure cet été ... ceci explique cela). Cependant, je suis loin d'être un foudre de guerre et mon allure baisse lentement mais inexorablement ...

Encore mieux (enfin j'me comprends), à partir du 7/8ème kilomètre j'ai une douleur à la clavicule qui me force à ralentir encore plus pour que la douleur s'estompe tant bien que mal. Je continue comme ça jusqu'à la fin, lamentablement, où je passe la ligne d'arrivée en 43'36 à mon chrono.

Dès la fin d'après-midi, je me mets à éternuer et à me moucher comme c'est pas permis ... comme si j'avais chopé un rhume d'un coup d'un seul ... ça me lâchera pas pendant au moins 3 jours. Au passage, c'est exctement le bis repetita et le même effet kiss-cool qu'à Lescure d'Albigeois début janvier.
Est-ce que d'un rhume que je chope à l'issue de la course car "immunitairement" fatigué après un effort violent ? Est-ce que c'est une sorte d'inflammation particulière post-effort toujours du à un effort de compétition ? Est-ce que c'est tout bêtement un rhume que je couvais depuis la fin de semaine et il a suffit que je me rentre un peu dedans pour qu'il se déclare.

Enfin bon, des détails pour dire ce que je résumais au début : un jour sans :-(

10km de Tournefeuille
Dimanche 04/10/2009 à 10h
Temps officiel : 43'45
Temps réel : 43'36

mercredi 26 août 2009

Saison 2009-2010

C'est l'été (la fin certes), bientôt le début de nos congés et pourtant la pause CAP estivale s'éloigne déjà. Le trail de l'Ikalana est passé par là et depuis il y a déjà eu la reprise des séances de côtes et des fameux 30/30 à VMA ... avec une température telle que le mot "échauffement" décrivant le footing d'une vingtaine de minutes précédant la séance prête à sourire.


Mais au fait la reprise pourquoi ? La saison sera divisée en deux :
  • Une première partie destinée (encore) à tenter d'améliorer notre "vitesse de base" et notamment nos chronos sur 10km. Elle s'étale de fin août (et oui nous y sommes) à début mars, date du 10km de Blagnac. On pourra éventuellement considérer le 10km de Seissan-Auch comme un ultime rattrapage possible. Accessoirement on veut bien s'essayer à quelques cross puisqu'il parait que c'est une bonne préparation hivernale à la course sur route.
  • La seconde partie de saison sera dévolue aux trails avec augmentation de la distance de compétition. Le point de mire étant le marathon des Burons et sa grosse quarantaine de kilomètres.

En prime on livre l'objectif pour le début de saison 2010-2011 => le marathon de Berlin !


lundi 24 août 2009

Ikalana 2009

08h30 ce samedi 15 août 2009. Il fait bon "tendance chaud". Termes bizarres pour signifier qu'on s'attend à une matinée avec hausse rapide des températures même si la température semble idéale au moment du départ.


Luc me demande sur quelles bases je pars mais je ne sais vraiment pas. Malgré ma non-préparation, j'avais dans l'idée de faire un poil plus de 2h sur 22km soit un peu moins de 11km/h de moyenne (à comparer aux 2h11 du 23 km de Gruissan). Seulement le 22km s'est transformé en arrivant sur place en 24km ... alors bon, on part au feeling et on verra bien.

Le départ s'effectue à 8h35 comme prévu, soit 5 minutes après le départ du 34km. Nous quittons le contre-bas du barrage pour faire un bref passage en ville avant de quitter le bitume et de débuter par une bonne petite côte ombragée. D'ailleurs, outre quelques passages en plein champ, la grosse majorité du parcours se fera à l'ombre. Un très bon point vu la saison.

Rapidement, je m'aperçois que Luc ne parvient pas à me suivre alors que j'ai de mon côté un rythme pas forcément bien rapide. Comme il était loin d'être en forme aujourd'hui, ça ne me choque pas plus que ça et je décide, lâchement :-) de continuer tout seul.

Ce début de parcours monte souvent, pas forcément fort, mais comporte plus de D+ que de D-. Du coup je me dis que le retour sera plus tranquille. Durant le premier tiers de la course, je double quelques personnes sur un parcours assez varié, du chemin de terre classique puis de la mono-trace sur un sentier herbeux, petite descente dans un dédalle relativement profond où les appuis se font sur les côtés, parcours asséché sans doute creusé par une pluie torrentielle passée , passage d'un cours d'eau ... sans possibilité de rester au sec, champ, etc.

Sous mon pied droit, je sens déjà un problème récurrent avec mes semelles orthopédiques neuves sinon récentes. Une ampoule se forme sous ma voûte plantaire côté intérieur du pied. Le passage dans l'eau ne va pas favoriser son "extinction" ...

Je passe devant le 1er poste de ravaitaillement où je ne prends rien car j'ai encore beaucoup d'eau dans les 2 bidons à ma ceinture et je n'ai pas encore prévu de grignoter.

Après une petite heure de balade, je commence à faiblir un peu et j'aborde les montées avec plus de tranquilité ... ou de faiblesse c'est selon :-) A ce moment je me fais un peu doubler par d'autres et certains me souhaitent bon courage. Je n'ai pas le temps de leur expliquer que j'aborde ce trail en reprise après la coupure estivale sans aucune préparation trail et dont la sortie la plus longue précédent ce samedi avait duré seulement 1 heure. Enfin bref, beaucoup de discours et de blabla pour dire que je faiblis :-)

Peu après la bifurcation entre les parcours de 24km et 34km, je décide de manger une barre énergétique que je mastique lentement tout en courant ... une habitude à prendre. On arrive au point culminant du parcours et juste avant une portion plate le second ravitaillement arrive. J'en profite pour faire remplir un de mes bidons. Il commence à faire chaud et je n'hésite pas à boire très régulièrement.

La fin du plus gros D+ ainsi qu'aidé par ma barre énergétique, je retrouve un peu du poil de la bête. On oblique alors sur la gauche où commence une longue et douce descente où "j'envois" un peu ... façon de parler hein, c'est Sébastien qui parle et pas un Thomas Lorblanchet ou un Patrick Bruni :-) A cause de mon ampoule je modifie un peu mes appuis mais ça passe.

Je rejoins un type qui se trompe de chemin à deux reprises et termine à un moment dans le jardin d'un particulier. Pourtant, je trouve le marquage du parcours au top. Enfin bon ... un moment d'inattention est vite arrivé. Arrivé à son niveau on échange quelques mots. Il me dit être un habitué des ultras et il fait ce "petit" 20km pour essayer de retrouver de la vitesse qu'il n'a plus l'habitude de pratiquer. On reste ensemble quelques minutes puis je le dépasse dans une petite montée.

Sur la fin le classement ne bougera plus trop. Ce qui me fait dire que le classement d'une course semble se faire surtout sur les 1er kilomètres où il faut se "placer" et ensuite il ne reste "plus qu'à" stabiliser l'allure, garder son rang ... et tenir.

En parlant de tenir, on arrive à un des derniers ravitaillements et il était temps car je n'ai plus d'eau dans mes bidons et je commencais à avoir soif ... Attention : boire avant d'avoir soif dit le conseiller du coureur à pied. Un coureur demande combien de bornes il reste ; réponse de la bénévole : 6km .. hum hum permettez-moi de ne pas être d'accord mais mon GPS indique qu'il ne reste plus qu'environ 4.5 km ... enfin, je me tais et pensant être dans mon droit, je continue, confiant dans la technique plutôt que dans la parole d'une bénévole qui a le soleil qui doit lui taper sur la tête ... en ces fins de parcours tout kilomètre en moins est bon à prendre.

Sitôt quitté la sympathique bénévole qui m'a refait le plein, on aborde la dernière montée ou plutôt "rapaillou" (pour les occitanisants). Je marche ... je sue ... mais ça passe.

Le parcours devient alors plus tranquille, les chemins sont en légère pente descendante ; c'est agréable ... excepté que mes ampoules (car oui je sens également des échauffements sous ma voute plantaire gauche) me forcent à changer ma foulée et mes appuis.

Du coup ça ne rate pas, j'ai du être programmé pour les 22km initiaux et arrivé à peu près à cette distance des crampes commencent à apparaître ... et merd.....

Je baisse le rythme mais je me fixe tout de même comme objectif de tenir 10km/h de moyenne sur l'ensemble du parcours jusqu'à la fin. Je me fais au passage doubler par mon ultra-trailer que j'avais précédemment dépassé :-)

Arrivé au 24ème kilomètre, je maudis (mais que passagèrement, rassurez-vous) les organisateurs car ma bénévole avait raison : il restait bien près de 6 bornes à parcourir toute à l'heure. On passe par une forêt, le chemin ombragé longe le lac, c'est sympatoche comme arrivée. Ensuite c'est moins intéressant (mais la fin est proche alors ça compense) : on longe un parking, on passe sur le barrage on contourne le point d'arrivée pour passer au dessus du canal de trop plein du barrage et on arrive ... enfin :-) !

Au final un chrono de 2h33 (2h38 officiellement car même début de chrono que les 34km) et j'ai tenu mon 10km/h de moyenne.

Un bilan positif mais aussi des leçons à tirer pour mes prochaines courses "au chaud".
Le parcours était très agréable, généralement ombragée, assez varié, assez roulant (même si ma condition physique du moment n'était pas extra). Pas trop de monde mais assez pour ne pas se sentir trop esseulé sur la fin.

Le souci c'est que cela fait deux fois que je termine dans de "mauvaises conditions" après une course avec des températures un peu élevées. Par "mauvaises conditions" il faut comprendre que je fais un petit malaise à l'arrivée ou peu après et il faut que je me pose comme une carpette et que je sieste de force 1h à 1h30 avant de retrouver mon jus et mes esprits.

Un mort-vivant juste après la course :

1h30 après, réveillé par les effluves de paëlla :

Les causes possibles :
- Une mauvaise hydratation : cela me parait peu probable surtout sur cette course où je n'ai pas arrêté de boire. Mais bon, étant un gros buveur à la base, sur les prochaines course du même type j'hésiterai encore moins à vider mes bidons.
- La bouffe : Je n'ai pris qu'une seule barre énergétique après environ une heure de course. Je pense que j'ai merdé entre autre à ce niveau : je vais adopter sur les prochains trails (quelles que soient les conditions de températures d'ailleurs) une prise de solide tous les 3/4 d'heure à une heure. Sur l'Ikalana j'aurai du prendre au moins une seconde barre vers les 1h45 de course et le coup de pompe des 22km ne doit pas y être étranger.
- Les cachetons : Ben oui il ne faut quand même pas oublier que j'ai quand même mon "problème" de surrénales qui ne produisent plus grand-chose et le fait d'avoir pris mon cacheton du matin à 5h30 du matin et d'avoir attendu 11h pour prendre celui de la mi-journée fait que le laps de temps est un poil long. La prochaine fois j'essaierai d'attendre 8h pour le premier et d'anticiper à 11h celui que je prends d'habitude à midi ... à voir ce que cela donne.
- les ampoules : ces maudites ampoules (que j'avais déjà eues au trail des Capucins) proviennent de mes nouvelles semelles. Surtout, erreur de débutant, je ne les ai pas "faites" lors de sorties du week-end. Je pense qu'il y a également un souci de conception avec de légères nervures sur le support de voute plantaire qui doit créer ces zones d'échauffement ... à voir avec la podologue.
- Les sorties longues : ben elles ont été absentes (1h max souvenez-vous !) mais bon là j'ai cherché sciamment le bâton pour me faire battre puisque nous étions en reprise et je ne voulais pas charger la mule directos ... l'idée était de faire ce trail tranquillou ... mais ça a été le cas rassurez-vous ! ;-)

NB : Les quelques photos d'avant et d'après course sont dues à belle-maman, merci ! Et oui encore une fois j'avais oublié mon appareil pour les photos durant la course, honte à moi !!!

Trail de l'Ikalana - 25.7 km
Villefranche-de-Panat- 15/08/2009 08h35
Chrono Officiel : 2h38'
Chrono Réel : 2h33'

lundi 20 juillet 2009

L'entraîneur

Nous procédons comme chaque année, Nathalie et moi-même, à notre coupure estivale de 10-15 jours (de farniente) histoire de se ressourcer tant physiquement que psychologiquement. En guise de débriefing de cette saison désormais passée, je trouve ici l'occasion de parler d'une personne importante dans ma pratique de la course à pied et de remercier l'élément clé qu'il est de toute préparation à une compétition en particulier, j'ai nommé "l'entraîneur".

Chacun a sa propre définition de ce qu'est un entraîneur et des qualités que celui-ci doit posséder. Du coureur dit "loisir" au coureur de niveau international mais aussi "transversalement" (à niveau équivalent), la sensibilité et les aspirations de chaque coureur nourrira une définition différente de ce qu'on appelle également " le coach".

Je ne viens de terminer que ma seconde saison de course à pied et j'ai déjà changé d'entraîneur à la fin de ma première saison pour celui qui m'entraîne actuellement ... et qui semble rempiler pour une saison supplémentaire, merci à lui :-) ... Ainsi, pour parler des qualités qu'un entraîneur doit posséder, je ferai le bilan de ces deux saisons passées et des deux entraîneurs que j'ai pu côtoyer ; tout ceci avec des idées pas forcément originales et présentées un peu en vrac ...


Avant toute chose, je veux parler ici de ce qui rassemble tout entraîneur au delà de tout ce qui peut les diviser par la suite : ils sont tous passionnés par le sujet et c'est là je crois le point commun de nombre d'entraîneurs qui, malgré des visions parfois différentes de l'entraînement lui-même et des athlètes qu'ils encadrent, ont tous pour passion la course à pied.

La confiance : C'est une qualité qui doit être réciproque entre l'entraîneur et le coureur et c'est la base de toute relation future. Ainsi par exemple, au cours de ma 1ère saison, je me suis interrogé sur l'adaptation du contenu de certaines séances d'entraînement à mon niveau du moment, de la valeur de résultats extrapolés suite à des tests. J'en ai parlé à mon entraîneur et l'absence de "retour" de sa part m'a instillé petit à petit le doute sur le contenu de mon entraînement et sur la capacité de mon entraîneur à répondre à mes interrogations. Tout ça pour dire que tout doit être clair entre l'entraîneur et son coureur : les objectifs fixés, la condition physique du moment, le vécu des séances, les compétitions réalisées, etc. bref toutes les informations échangées.

De cette expérience découle une seconde qualité essentielle que doit posséder un entraîneur : la capacité de dialogue et d'écoute vis-à-vis du coureur : savoir écouter le coureur et répondre à ses interrogations. La première saison, cet aspect a été très peu présent et cela a été une des raisons de mon départ. J'ai trouvé ce dialogue avec mon entraîneur actuel. Le dialogue permet d'expliquer certains aspects de l'entraînement mais également de confronter des points de vue différents. Et oui, cela dépend bien sûr des individus mais tout coureur n'est pas forcément et uniquement "exécuteur" de séances d'entraînement et de compétitions ; il lui arrive (parfois) par exemple de se demander à quoi peut servir telle séance :-)

Feed-back sur les séances : l'entraîneur, sans être obligatoirement présent à toutes les séances, doit également savoir utiliser les sensations de vécu de la séance par le coureur afin d'adapter le programme et/ou corriger le tir.

Une qualité également nécessaire de l'entraîneur (et c'est un grande qualité que possède mon entraîneur actuel) est de se mettre au niveau des attentes de tous les coureurs qu'il conseille/encadre. En effet, je fais partie d'une groupe assez hétérogène dans la façon d'aborder la course à pied. Certains coureurs (généralement des personnes "peu rapides" mais certains coureurs avec de bonnes capacités sont également dans le même état d'esprit) se foutent royalement de l'aspect compétition et ont une approche que l'on qualifie habituellement de "loisir", d'autres d'un niveau moyen (comme moi) s'y intéressent un peu. L'entraîneur doit prendre en compte le type d'approche de la course à pied par le coureur afin de répondre à ses attentes et en fonction des moyens que celui-ci peut et/ou veut y mettre : adapter un cadre assez rigide pour ceux qui le demandent, rester plus ouvert pour d'autres, etc.

Faut-il également rappeler que l'entraîneur est un Homme comme les autres et à ce titre qu'il n'est pas parfait. L'entraîneur a ses propres limites : il ne peut être à la fois un dieu de la physiologie, de la bio-mécanique, de la biologie, de la psychologie humaine, etc. Et une des qualités que doit donc avoir un entraîneur est la modestie : savoir dire "je ne sais pas" ... mais je cherche :-)

L'entraîneur est au service du coureur (la plupart du temps bénévolement faut-il le rappeler) et est là pour servir des objectifs choisis en commun avec son coureur. C'est une attitude très altruiste même si en retour il obtient bien sûr quelques satisfactions personnelles ... enfin, on espère un peu quand même en tant que coureur :-)

Au fait, j'allais oublier : ... un peu de pub quand même :-) ... notre entraîneur s'appelle Norbert ANDREETTO, est entraîneur FFA niveau 1 (bientôt niveau 2 hein ? !!!), bénévole au Satuc depuis septembre 2008 et je le remercie encore pour tout ce qu'il me fait faire 4 voire 5 fois par semaine plus de 10 mois par an :-) et pour tous les objectifs qu'il me permet d'atteindre !

dimanche 19 juillet 2009

Muret 2009

Le 10km de Muret est la dernière course avant la coupure estivale.
Vu la chaleur des jours précédant, la préparation n'a pas été suivie à la lettre et les séances ont été allégées : volume des séances moindre, longueur des fractions plus courte, temps de récupération plus longs, etc.
De plus, les gros rendez-vous étant passés et fin de saison oblige, la motivation n'est plus au top ...
A tel point qu'on comptait annuler cette course en cas de prévision de température supérieure à 30°C et on pensait sérieusement adapter les objectifs si celle-ci dépassait les 25°C.
Finalement, les plans sur la comète en fonction de la météorologie n'étaient pas nécessaires puisque la température est plutôt clémente.
Cependant quelle "tactique" adopter concernant l'allure ? Si on oublie l'expérience malheureuse d'Auterive, mon dernier 10km remonte à Balma avec un chrono de 42'42. Me sentant moins bien préparé, je compte partir sur un chrono de 43'30 à 44' quitte à voir sur la fin les restes que j'ai dans les jambes.

Ave Luc et Nat, nous débutons notre échauffement par un petit footing habituel et nous terminons pas quelques levées de genoux et accélérations sur le centre de la piste d'athlétisme qui est en gazon artificiel ... sensations bizarres d'avoir le pied qui s'enfonce dans ce qui ressemble à du sable (sous le plastique vert du pseudo-gazon).

Le départ est donné à 20h45, donc avec 15' de retard sur l'horaire prévu. Je n'ai pas l'impression qu'on soit très nombreux sur la ligne de départ. Le starter indique que l'on va commencer la course par deux tours de piste. Le départ a lieu et c'est la première fois que je vois (et que je suis) dans une meute de coureurs sur une piste d'athlétisme mais bon, le rythme est plus tranquille que les sessions précédentes de sprint et demi-fond. J'essaie comme d'habitude de ne pas partir trop vite (merci le GPS), ce que je parviens à faire.

On sort du stade et je me rend compte que l'Autolap met du temps à me comptabiliser mon 1er kilomètre ... en effet, j'ai oublié de le mettre ! Grrrr !!! Alors tout en courant, je navigue dans les menus de mon ch'ti Garmin pour arriver à mes fins. Ouf, c'est fait, petit coup de stress quand il n'a plus ses repères chronos le Sébastien ... pas encore prêt à courir rien qu'aux sensations :-) !

Vers le 3ème kilomètre, on entame une petite côte pas bien méchante que j'avale sans trop baisser mon rythme. D'ailleurs, je m'aperçois que depuis le début je suis assez rapide, plus rapide que mon rythme prévu (43'30) voire même plus rapide que mon actuel record. Aïe, que faire ? "le doute m'habite" comme dirait l'autre ; que fait-on Capitaine, on continue ou on calme le jeu ? Finalement, après avoir bien écouté mon corps (on discute souvent ensemble ça vous étonne ?) et me rendant compte que les sensations sont bonnes, que je me fais vraiment plaisir à courir aujourd'hui, que la maudite contracture au mollet gauche est miraculeusement absente, je décide de continuer ainsi jusqu'au moins au 6ème/7ème kilomètre.

La course continue et nous passons dans des zones résidentielles de Muret. A un moment, une zone d'épongeage se présente à nous. Il ne fait pas forcément chaud mais j'en profite quand même pour me refroidir les bras et la nuque. Après cela, on passe par une descente courte mais assez raide où j'essaie toujours de baisser mon amplitude de pas, mon centre de gravité et d'augmenter ma fréquence de course. Tout de suite après, un faux-plat montant se présente où j'essaie de maintenir l'allure, chose que je parviens à faire puisque mon allure est toujours aussi soutenue (façon de parler bien sûr, tout cela étant à replacer vis-à-vis de mes objectifs).

On se dirige alors à nouveau vers le stade avec une longue ligne droite qui passe devant celui-ci. Comme sur tout le parcours, je prends au maximum la corde de la trajectoire où je passe bien sûr sur les trottoirs et sur cette longue ligne droite, voyant au fond les coureurs obliquer à gauche, je serre à gauche dès le début. Se faisant, je loupe le ravitaillement du 5ème kilomètre qui est placé au milieu de cette portion mais sur la droite. Ce n'est pas bien grave sur un 10km, pense-je, et de toute manière je n'avais pas soif.

On continue ainsi et, alors que dans mon esprit on était parti sur un parcours suivant les pétales d'une fleur autour de la piste, donc un seul circuit, je suis surpris de repasser sur la portion de la première moitié déjà courue. En fait, le site Internet de la course ne possédait pas le détail du parcours de cette année et ayant trouvé le parcours de 2007, je pensais que l'organisation ne l'avait pas modifié depuis. Erreur ... pas bien grave si ce n'est la surprise du moment.

Du coup, le fait de faire 2 boucles m'a peut-être servi à gérer la suite de la course . La petite montée a été "engloutie" comme au premier tour et sur la suite du parcours, je me sentais de mieux en mieux avec un seul "problème" en tête : quand accélérer ? car j'avais les jambes, je n'attendais que ma propre décision et ma crainte était bien sûr de me cramer avant l'arrivée.

Je prends la décision de pousser plus fort entre le 6ème et le 7ème kilomètre (comme prévu finalement) et le fait de connaître à l'avance les difficultés du parcours me simplifie psychologiquement la tâche ... et c'est bizarre car habituellement je suis plutôt réfractaire aux parcours en plusieurs boucles identiques.

J'accélère donc, double "encore" :-) des coureurs et me fixe à environ 1km de l'arrivée à un groupe de 2 coureurs et une nana assez véloces. Je les suis ainsi jusque dans le stade où nous devons courir encore un tour de piste extérieure. Arrivé sur la piste, je commence à accélérer, je doubles les deux gars puis arrivé au niveau de la nana, mon "non-esprit" de compétition me fait lui dire tout en restant à son niveau : "je vous interdis de vous faire doubler par moi !". Je la laisse alors repasser devant avec ses accompagnateurs et termine derrière ce trio.

Je franchis la ligne d'arrivée en ... roulement de tambour .... ben merde, j'en sais rien car je croyais avoir appuyé sur STOP et ce n'était pas le cas. Malgré une rapide estimation grâce aux chronos des coureurs qui m'entoure, je préfère attendre l'affichage du classement qui m'indique que j'ai battu mon record sur la distance avec un chrono de 41'54. ! Yes !!! Moins de 42' en dernière course de la saison, ça c'est cool !

Au bilan, que de bons retours. Je suis bien sûr hyper content de moi. En fait, j'y suis allé sans trop savoir comment j'allais courir. Malgré cela, dès le début, je me suis senti bien, notamment libéré du fait de ne pas sentir la contracture au mollet gauche qui m'enquiquine parfois. Question sensations, c'était le jour et la nuit avec Balma. Je suis parti un poil vite mais finalement j'ai continué à ce rythme car je me le sentais.

PS : Désolé mais je n'ai pas pris l'appareil photo lors de cette virée muretaine :-(

10km de Muret - Edition 2009
Date : Mardi 07/07/2009 à 20h45
Temps officiel : 41'51
Temps réel : 41'54