lundi 8 juin 2009

Oloron-Sainte-Marie 2009

Ciel couvert ce dimanche matin et température tendance chaude mais ça devrait aller. Avant le départ, vu la couverture nuageuse, on laisse de côté casquette, lunette de soleil et crème solaire ... sauf qu'après l'échauffement de rigueur, on part avec quelques minutes de retard et pile-poil au rendez-vous v'la ti pas que le bleu du ciel apparait entre les nuages blancs et petit à petit le soleil devient de plus en plus présent. Bref, ce semi sera chaud, bien chaud même si pas caniculaire tout de même ...

Nous sommes donc partis et je me cale sur un chrono d'1h38. Mon but étant d'améliorer mon dernier temps sur semi (qui remonte à 2008 avec Seissan-Auch et ses 1h39'30) mais pas forcément de me flinguer à tout prix vu que toutes les conditions ne sont pas réunies pour un top record :
- Il fait chaud aujourd'hui
- On revient Nat et moi d'un rhume attrapé la semaine précédente
- On n'a pas fait de préparation spécifique semi et hormis quelques sorties longues, le seuil a été un peu passé à la trappe (une seule séance)

Bref, disons-le franchement : nous sommes venus à Oloron-sainte-marie pour récupérer les boites de chocolats Lindt destinées à tous les finishers :-) et passer un agréable week-end. "Accessoirement" Nat venait pour atteindre les minimas semi senior femme fixés à 1h45 ... chose a priori assez facilement atteignable par ma dame.

La course débute par un faux-plat descendant qui passe par l'hôpital de la ville, pour rejoindre le centre-ville après être passé au dessus du Gave d'Oloron. Un poste ravitaillement est placé là au 5ème kilomètre. Dans d'autres conditions je l'aurais ignoré mais là avec cette chaleur, je prends la peine de saisir 2 gobelets d'eau, de m'en asperger d'un et de boire l'autre. Une descente un peu abrupte permet encore une fois d'appliquer les préceptes de maître Norbert en matière de descente puis on longe ensuite le Gave d'Ossau durant une longue ligne droite plate mais terminant en faux-plat montant. Un poste d'épongeage est situé sur le trajet ; je n'hésite pas à m'en écraser deux sur la nuque (des éponges !) ... ça fait du biennnn :-) Je surveille mon chrono fixé à environ 13km/h, je suis bien en forme et ne peine pas du tout à suivre ce rythme.


Nous ne sommes pas loin du 7ème kilomètre et je prends un petit gel ... dont je jette ensuite l'étui vide sur le bas-côté ... mauvaise idée ... j'ai honte de moi ... promis désormais je remettrai tous mes étuis vides dans la poche pensais-je ...

Après un rond-point en bout de ligne droite arrive la fameuse montée dont Gilles nous avait conté les détails dans la description très "verbale" mais tant imagée de ce semi-marathon. Cette montée est relativement courte mais peu habituelle pour ma courte expérience des semis sur route. On descend de la troisième pour enclencher la seconde et on grimpe ... finalement elle passe relativement bien. Juste après le sommet un poste d'épongeage/ravitaillement arrive à point nommé et je n'hésite pas à y boire. Petit détail qui a son importance, il y a à la fois des gobelets et des bouteilles ... bon point pour les bouteilles !

Ensuite, on quitte la ville pour attaquer une partie en campagne, de la route relativement droite pour l'instant, et en plein soleil, où je surveille ma vitesse. Forcément après la côte, celle-ci a un peu chuté. J'ai utilisé le partenaire virtuel sur cette course et décide de combler mon retard sur l'objectif initial en y allant très doucement et surtout en évitant de m'enflammer et de me cramer. Je jette donc un oeil régulièrement sur ma vitesse instantanée légèrement supérieure à 13km/h et refait mon retard tranquillement. A partir du 11/12ème kilomètre je suis à nouveau légèrement en avance sur mon planning.

Vers le 15ème kilomètre je prends même pas la moitié d'un gel ... au citron beurk ... alors qu'en général c'est aux fruits rouges. C'est un détail mais j'ai commis la bêtise de ne pas goûter les gels avant la compétition, ça m'apprendra. Autant le premier, j'ai fait l'effort de le prendre intégralement autant là beurk ! je balance .... merde fallait pas ! Promis juré, dès la prochaine course j'arrête le jetage/pollution !

Un passage ombragé est bien apprécié et je déroule tranquillement en élevant même petit à petit mon rythme. Epongeages avec passage sur les quadriceps ainsi que la nuque, et ravitos avec déversage de la moitié de la bouteille dans le dos et sur la tête limitent un peu ma montée en température :-)

Arrivé vers le 17ème kilomètre, tout à coup, ma vitesse baisse et mon avance se réduit très rapidement. Oulà, que se passe-t-il ? Vraiment surprenant ce coup de barre/pompe ? la chaleur ? le gel non avalé dans son intégralité ? le manque de sorties longues ? heu ... le niveau de merde du coureur ? :-) Bref, je reste impuissant à voir le partenaire virtuel de mon Garmin passer sur fond noir : "Tu es en retard mon petit !".

Bon, je me dis qu'il ne reste qu'un petit 5km à faire et c'est tout ... sauf que sous le soleil faut se les cogner les 5km. Je baisse encore ma vitesse sur un 1 ou 2km pour enfin la stabiliser sa chute en prenant la suite d'un super héros coureur à pied (un coureur déguisé en une sorte de superman avec une ceinture de cannettes de bière vides) ... Je tiens, je tiens ... je sue, je sue ... et puis à environ 1km à 500m de l'arrivée, reconnaissant les lieux, je pousse au max de ce qui me reste. Je vois maitenant au loin l'arche d'arrivée dans le stade, je pousse encore plus .... et merde !!! ce n'est que l'arche d'arrivée dans le stade et pas l'arche d'arrivée tout court qui se situe 200m plus loin ... c'est dur de continuer à bloc alors qu'on avait tout donné quelques instants avant !!!

Bref, je passe la ligne, j'appuie sur Stop et je vois que mon partenaire virtuel me situe un chouia en avance, génial !!! le contrat des 1h38 est donc rempli. Sauf que je regarde mon chrono et vois 1h38'16 ?!?!? ... Normal mister GPS a trouvé que j'avais couru quelques mètres de plus que les 21.1 km ...et que j'étais donc à moins d'1h38 au passage du semi ... allez c'est bon je m'accorde la victoire ! :-)

Content de ce semi-marathon le Sébastien ! Bien sué mais de bonnes sensations sur la majorité du parcours, parcours au demeurant fort agréable et avec un public (relativement) nombreux et très sympathique.

Au fait, Nat a dépassé son objectif avec un temps de 1h44'10 ... bravo miss ! En route pour le championnat de France à Cavaillon ? ;-)


Semi-marathon d'Oloron-Sainte-Marie - Edition 2009
Date : Dimanche 31/05/2009 à 9h10
Temps officiel : 1h38'30
Temps chrono perso : 1h38'16

lundi 18 mai 2009

Marssac-sur-Tarn 2009

Run & bike késako ? Et non ce n'est pas le duathlon où un seul coureur passe successivement de la course à pied au vélo pour terminer à nouveau par de la course à pied, tout ça en général sur route. Cette fois le principe est d'amener une équipe de 2 personnes avec un seul vélo du départ à l'arrivée, l'équipe choisissant à sa convenance les alternances course/vélo. Ici le vélo est plutôt un VTT car le parcours est souvent orienté nature.

Qui dit équipe dit équipier. Pour être plus précis, c'est une équipière, Nathalie, ma mie, qui fera la course avec moi.


Météo parfaite, presque trop chaud, non non on ne le dira pas ... pour une fois ces temps-ci que la météo est clémente, profitons-en !

Petit échauffement puis long brefing de l'organisation histoire de se refroidir :-) avant que les cyclistes partent un kilomètre plus loin et que les coureurs se rapprochent de la ligne de départ.

Top départ rapido-tranquille ... comprend qui peut ;-) où je me fais le pseudo plaisir de dépasser Kenza Pedrero, la championne de France actuelle de trail. Bon OK : elle part sur le 27km et moi sur le 15km.

Après un peu plus de quatre minutes, on fait un petit détour dans un champ et chaque coureur récupère son coéquipier. Nathalie commence à partir avec son vélo et arrivés sur la route, on procède au changement. On passe le pont ainsi au dessus du Tarn puis on remonte le cours d'eau par sa rive droite (au nord) ... cool la récup méga-cool à vélo :-) Le chemin est plutôt herbeux et au bout d'environ 4 minutes, je reprends la course à pied

On double et on se fait doubler par un autre équipage mixte auquel je finis par dire qu'on est parti pour faire la course ensemble puis dans une descente, Nat enrhume le coureur et on ne les reverra plus avant la fin ... ils étaient sur le 27km :-)

Peu de dénivelé sur cette première partie de course hormis un "rapaillou" où je dois descendre du vélo pour le hisser en haut du chemin pour reprendre un bout de route. C'est là où on apprécie ensuite de remonter sur le vélo pour récupérer un peu :-) pendant que Madame bourlingue à pied.

On échange la monture environ toutes les quatre minutes et exceptés quelques tronçons techniques où Nat ne se sent pas au top à vélo, on gardera cette alternance régulière. Je trouve d'ailleurs ce tempo assez satisfaisant au niveau effort/récupération.

Concernant l'état du sol que l'on craignait détrempé et boueux et bien c'est la seconde bonne surprise (du entre autre à la météo clémente de la veille) avec très peut d'ornières boueuses et trempées et en général une terre plutôt sèche. Ce ne sera donc pas le test "Boue" pour mes nouvelles chaussures de trail : les maintenant classiques Salomon XT Wings. En effet, mes Trabucco (pourtant hyper-confortables par ailleurs) finissent sur des trajets de plus d'1h/1h30 à me faire saigner la malléole externe du pied droit.

On passe par le ravitaillement des Blés d'Or (pour l'anecdote, il s'agit d'une maison de retraite). Comme nous sommes équipés de nos camel-bag et de gels/barres énergétiques, nous ne faisons qu'un passage sans halte.

Après cela, on attaque une montée abrupte où je dois descendre du vélo et suer à grosses gouttes avant de parvenir jusqu'au quasi-sommet pour remonter sur la bécane. Nat elle poursuit en marchant puis trottant ...

Parvenus au sommet de la colline, on échange et je profite de la descente pour récupérer en courant plutôt tranquille.

On croise quelques randonneurs à ce moment avant de bifurquer sur la gauche et de laisser la course à Nathalie pour toute la descente sur route/bitume et où elle atteindra pas loin de 15km/h.


En bas, après la traversée d'une route perpendiculaire, on revient sur un chemin, je repasse en mode course et je me sens les jambes un peu légères. J'ai en effet un peu zappé le ravito et j'ai surtout oublié de manger quelques chose après un peu moins d'une heure de course. Une petite barre mâchée petit à petit en courant et hop, je sens que le jus revient.

Petite partie où le relief varie peu puis petite descente où on croise le père de Nathalie qui fait le reporter en prenant quelques clichés.

On sent la fin de la course arriver ; on double et on se fait doubler mais dans l'ensemble le classement semble se stabiliser. On double à un moment un coureur esseulé qui attend désespérément que son cycliste le rejoigne ... alors que nous ne l'avions pas vu précédemment :-( Dommage pour lui.

On arrive à nouveau au niveau du pont au dessus du Tarn où une bénévole nous dit : "La première femme, bravo !!!" ... ça fait plaisir mais méfions-nous des bénévoles qui parfois, zappent quelques infos et nous continuons sur la fin à maintenir un petit rythme. Je propose à Nathalie qui était pas loin de ses 4 minutes d'effort de course de changer pour le final et je termine ainsi la course en courant ... 1h11 (de mémoire), le résultat est cette fois définitif nous sommes bien la première équipe mixte sur le 15km et environ 10ème au scratch sur un peu plus de 30 équipes engagées sur la distance.

Au bilan, une approche très sympathique et ludique que ce mélange de course et de vélo (pas vraiment d'effort en vélo cependant) où on réalise une sorte de fractionné long. On a un moment regretté de ne pas s'être inscrit sur le 27km histoire de profiter un peu plus de ces conditions idylliques vu la météo et l'effort pas si intense que ça sur le 15km mais pour un premier, c'est bien suffisant. Très bonne expérience à renouveler et qui permet tout en pratiquant toujours la course à pied de ne pas se lasser des courses sur route.
Un seul regret, que je réalise en faisant ce résumé : j'aurais du prendre plus de temps pour faire quelques clichés durant la course :-(


Encore merci à ma Nathalie grâce à qui j'ai pu approcher un podium de près !


Run & Bike de Marssac-sur-Tarn
Dimanche 17/05/2009 10h
Chrono : 1h11

mercredi 6 mai 2009

Balma 2009

Je me place à 2 mètres derrière la ligne de départ avec Philippe et Luc. Le départ est donné, on s'élance et immédiatement je regarde mon GPS afin de ne pas trop m'enflammer. Après la micro ligne droite on fait demi-tour, on repasse sous l'arche et la course est cette fois définitivement engagée. Le premier kilomètre passe en 4'05. Uniquement à la sensation, j'aurais assurément fait moins de 4' et cela m'aurait quelque peu inquiété ... merci le GPS !

Maintenant qu'on s'est placé par rapport aux autres coureurs, je prends mon ryrhme de croisière prévu c-a-d 4'13 au kilomètre que je tiens sans souci ... ou presque car dès le début je remarque que mon pied gauche fait encore des siennes et mon déroulé de pied est tel que je tape du pied gauche à chaque pas. Cela durera pendant toute la durée de la course ... Je note sur mon agenda : Prendre RDV avec le docteur Thomas ... ça commence à me "poupouner" ce problème récurrent !!! Grrrr ....

A un moment, j'entends Pierre-Zx qui arrive à mon niveau et qui me parle un peu mais préférant garder mon souffle, la discussion restera plus que limitée de mon côté :-) A ce moment nous nous engageons dans la longue ligne droite (voie de bus en site propre) qui rejoint quasiment le centre commercial de Grammont. Philippe et Luc restent quant à eux toujours à mon niveau. La pluie, présente dans la nuit, s'est arrêtée avant le départ et elle sera absente toute la durée de la course. Par contre un vent sensible de Nord-Ouest va nous embêter tout au long de ce 10km à la base réputé roulant :-( Tant pis ...

A part ça les kilomètres se suivent et se ressemblent avec toujours une très bonne régularité à 4'13 et éventuellement un très petite accélération en fin de kilomètre si je vois que j'ai un peu tendance à m'endormir afin de me recaler sur l'allure prévue. Je remarque au passage que les top de mon GPS coïncident parfaitement avec les panneaux kilométriques sur le côté de la route.

On est repassé sous l'arche et le 6ème kilomètre est couru en 4'12 avec malgré tout une fatigue qui apparait. Je viens d'atteindre le premier objectif dans la tactique de course que je m'étais fixée c-a-d tenir l'allure prévue sur les 6 premiers kilomètres. Maintenant le but est de distiller le reste d'énergie disponible pour accélérer ce que je peux sur les 3 prochains kilomètres ; le 10ème quant à lui se courra comme ça viendra ...

Et c'est là que les choses se gâtent, que la pratique dit mer... à la théorie :-) En effet, après ce 6ème kilomètre le jus me manque à tel point que je vois partir Luc devant en croyant qu'il accélère (chose que je devais également faire) mais il s'avère que, renseignements pris auprès de l'intéressé après la course, Luc n'a fait que continuer sur l'allure initiale !
Aïe, psychologiquement ça fout un coup au moral ! Philippe lui est également devant mais semble m'attendre ... sympa de sa part mais mon coup de mou est tel qu'il s'éloigne imperceptiblement. Ma vitesse chute méchamment et de plus de 14 km/h je vois ma vitesse sur le kilomètre en cours passer à 14, puis 13.9 puis 13.8 ... pour quasiment atteindre 13km/h ! ça fait mal :-( !

Cette ligne droite sera très difficile à vivre, une irrépressible envie de m'arrêter, de chialer et de rentrer à pied mais bon malgré ma faible vitesse je me motive comme je peux pour continuer à courir ... au moins çà.

Arrivé au point de retournement près de Grammont, j'entends le ballon des 43' qui me dépasse en motivant ses troupes. C'est pour moi l'occasion d'essayer de m'accrocher. C'est dur car il faut se reprendre cette maudite longue ligne droite en sens inverse mais bon c'est plutôt la fin alors on s'accroche. Malgré ça je perds peu à peu quelques mètres sur le groupe (mais ma vitesse a tout de même un peu remonté) et arrivé sur la dernière portion avant l'arche d'arrivée, je pousse un dernier coup alors que le ballon s'arrête à quelques mètres de l'arrivée pour encourager les retardataires (dont je fais partie) à s'arracher pour passer sous les 43'. En fait, il était un poil en avance ; la preuve en est que Philippe l'a suivi et en gardant cette allure il est passé sur la ligne d'arrivée en 42'30 environ. Du coup, je donne ce que j'ai et passe l'arrivée en 42'42 à mon chrono perso.

En conclusion, j'ai atteint les moins de 43' et je suis "relativement" content de moi ... même si tenir mon rythme initial jusqu'au bout pour terminer en 42'10 m'aurait été plus "agréable" :-)

J'en profite pour glisser un commentaire sur la course de Nathalie. Son objectif était d'atteindre les minimas des qualif' pour le championnat de France c-a-d moins de 43' ... objectif non atteint mais elle a confirmé son niveau du moment par un temps quasi-identique à celui de Blagnac. Elle a aussi eu la surprise de terminer 4ème au scratch féminin, seconde senior femme ET première senior femme du championnat Midi-Pyrénées FFA !!!


10km de Balma - Edition 2009
Date : Vendredi 01/05/2009 à 10h
Temps officiel : 42'45
Temps réel : 42'42

mardi 14 avril 2009

Trail des Citadelles 2009

Ayant préalablement zyeuté le profil de course et noté que la première "vraie" montée n'avait lieu qu'après 4/5 kilomètres, j'ai prévu de m'échauffer en partant très tranquille sur le début de course. Du coup, après un non échauffement pas habituel nous nous retrouvons à 09h30 sous la tente de départ, à l'abri de la pluie, fin prêts ... ou presque, à se lancer à l'assaut des chemins cathares.

Micro-briefing par Mic31, petite musique gothico-médiévale de rigueur et hop le top départ est lancé. Nous partons avec un rythme tranquille, du bitume sur les premières centaines de mètres puis du stabilisé avec quelques flaques ça et là et enfin de l'herbe (sur les côtés) et de la terre (au milieu).

Partis en milieu de peloton, on se retrouve à la queue leu leu sur des sentiers pas très larges ; les dépassements se faisant donc rares. Première très grosse flaque où chacun prend la peine de contourner adroitement l'obstacle afin de ne pas trop de "saloper".

Comme prévu, je pousse régulièrement quelques accélérations histoire de doubler Nicolas, Pierre et Nathalie pour m'arrêter ensuite et les shooter avec mon APN à chacun de leurs passages.

Le sol est bien détrempé et la boue, la gadoue, la bouillasse est bien présente. Les chaussures font schpok, schlop à chaque pas. Sur ce début de parcours elle est plutôt liquide. Dès que les premières montées arrivent, chacun y va de sa technique : bien au milieu du "torrent" de boue (c'est mon cas) ou bien sur les côtés où malgré la (maigre) présence d'herbe, le sol me parait plus glissant qu'au milieu. Sur les côtés se trouvent des clôtures en fil de fer barbelé que nous retrouverons régulièrement sur le début du parcours. Attention au réflexe de se raccrocher à quelque chose en cas de déséquilibre !


Nous arrivons à la première grosse côte. Pas de course ici mais une marche plus ou moins rapide selon la pente tout en s'appuyant avec les mains sur le devant des cuisses. Suite à mes accélérations/pause je double et me fais doubler par les mêmes têtes. Les dépassements dans la côtes sont bien rigolos, avec gestion des torrents de boue (ou fontaines de chocolats pour les gourmands) comme on peut ...

Micro-descente, portion de route sur une centaine de mètres avant de "regadouiller" dans une sacrée purée marron et nous entamons la seconde montée. Le parcours est sympathique malgré tout et je me plais à penser qu'il doit s'agir d'une toute autre course en situation "sèche". A un moment, petit dévers sur la droite, au sol pas mal d'herbe, mes pieds qui se barrent sur la droite et moi qui m'étale sur mon côté gauche comme une grosse m....de. Une nana qui venait de se relever juste avant me dit : "ben ... comme moi, pareil !" C'est bien de ne pas se sentir seul dans ces moments bouesques ! :-)

Nous arrivons ensuite au pied du "pog" de Montsegur. A cet endroit, juste au dessus de nous se trouvent quelques spectateurs et bénévoles aussi barjos que nous pour se faire une sortie par un temps pareil. J'ai la surprise de croiser ma môman avec son appareil photo. Je fais une micro-pause et j'attends que Nathalie me rejoigne pour les prendre toutes les deux en photo. On peut noter au passage que ce n'est plus de la pluie mais de la pluie et neige mêlée qui nous tombe dessus ... accessoirement accompagnée d'un petit vent bien sympatoche.

Cliché pris, nous partons à l'ascension de la "forteresse" ... les marches sont hautes, le sentier étroit et nous croisons en plus les traileurs qui redescendent : montée et descente se faisant par le même chemin. Du coup, impossibilité de doubler malgré les quelques boulets que j'ai devant moi. Peut-être s'agit-il des randonneurs du 20km ou de traileurs tout simplement tranquilles ? Bref, je prends mon mal en patience et j'en profite pour faire quelques clichés notamment de la neige qui finit par tenir au sol ... je croise Luc en début de montée et Philippe quasiment au sommet. Arrivé là-haut, j'attends Nat pour une petite photo, on rentre dans ce qui reste du château, on ressort par derrière, petit tour à l'extérieur puis c'est parti pour la descente.


Arrivé en bas du pog, je re-croise ma môman puis trace vers la seconde moitié du périple. Petite portion descendante en forêt, boue assez "pâteuse" mais piste relativement stable ; j'en profite pour manger une barre énergétique. Je double précautionneusement un porteurs de bâtons qui me fait peur en les tenant à l'horizontale. On passe par une petite descente sur route pour rejoindre la dernière (petite) montée qui nous amène au ravito. Je bois à mon camelback mais ne prend rien, pas de besoin particulier. J'attends Nat, fais quelques photos, lui laisse le temps de boire son coca, le lui finit et hop ça repart. Sachant que la suite n'allait être que de la descente, je lui annonce que je vais désormais la lâcher et aller à mon rythme ... je ne la reverrai alors qu'à l'arrivée.

Maintenant c'est de la grosse descente, avec de la bonne boue bien épaisse (mais toujours bien glissante qu'on se rassure), parfois des virages à angle droit que l'on gère comme on peut. J'en rigole et m'éclate de rire parfois en me voyant rattraper un perpétuel déséquilibre et en observant autour de moi les "viandages" en série, les rattrapages aux branches, les sorties de virages et autres festivités :-)

C'est un peu comme un gosse dans un bac à sable et moi je me régale. Le sol hypra souple (on peut pas faire mieux) fait que je ne souffre pas des quadriceps. Je double pas mal de personnes moins intrépides, ou plutôt plus réfléchies et moins "bourrines" :-)

Après cette bonne descente, on rejoint les abords de Villeneuve d'Olmes avec un petit parcours de plat, un passage dans une rivière ... oui "dans" et pas "à côté" ou "sur" parce qu'il n'y avait pas d'autres choix : ça fait un peu froid mais ça passe, ça nettoie un peu les chaussures et les guêtres (mais ça aussi ça passe avec la boue qui continue derrière). Passage très sympa dans une petite forêt avec même une petite cabane d'enfant et ici le sol est miraculeusement plutôt "dur" et il n'y a pas de boue (mais ça ne durera pas), on en profite pour accélérer un peu ...

On se rapproche de la fin, mon GPS indique dans les 16 bornes et mes jambes me rappellent que cela fait bien plus de 2h que je cours et que les sorties longues dans les côteaux de Pech David n'étaient pas au programme (l'objectif du moment étant faut-il le rappeler du 10km avec des sorties "longues" de 1h15 maxi et que sur du plat).

Bref, je commence à en avoir plein les guibolles ... et ça tombe bien car nous rejoignons le parcours du départ que je trouve maintenant très propret et relativement peu boueux. Lavelanet arrive enfin, on retrouve le goudron et on ne le quittera plus jusqu'à l'arrivée ... sous la pluie faut-il le rappeler :-)


Ayé, premier trail des Citadelles bouclé, des conditions dantesques du début à la fin : de la pluie (voire neige) et de la boue (collante, liquide, bourbier, rivière de boue, boue gluante au choix) ... mais finalement pas un temps si terrible que ça car la température est restée très conciliante exceptée peut-être sur la montée du Pog de Montsegur avec l'aide du vent ... mais c'était pour mieux se rapprocher du souvenir de ces chers cathares !

Un grand plaisir pour ma part avec peu de fatigue car même si j'y suis allé cool nous ne nous étions pas préparés spécifiquement. Je serais curieux de faire le même parcours sous des cieux plus cléments et la distance des 40km me titille ... mais pas en touriste comme aujourd'hui of course :-)


Trail des Citadelles (20km) - Edition 2009
Date : Dimanche 12/04/2009 à 9h30
Temps officiel : 2h40'54
Dénivelé officiel : 1000m D+
Dénivelé GPS "brut" : 929m D+
Dénivelé GPS "plug-in correctif d'altitude Sporttracks" : 791m D+

mercredi 11 mars 2009

Blagnac 2009

Quelques gouttes de pluie deux minutes avant le départ puis plus rien. Pas de vent alors qu'il était bien présent les jours précédents. Bref encore un temps tangent mais finalement idéal !

Encore immobile derrière l'arche gonflable du départ, je suis placé plutôt vers l'avant du peloton avec Philippe et Yann alors que Nathalie est quelques mètres plus en avant avec Benoit.

Coup de pistolet habituel, bouton Start de mon GPS au passage de la ligne de départ et zou c'est parti ! Comme prévu, mon GPS indique entre autre ma vitesse instantanée, ce qui me permet de ne pas trop m'enflammer sur les premiers kilomètres. Je me cale sur un 14.1 - 14.2 km/h et le temps que le cortège s'étire on se place petit à petit en doublant et en prenant à la corde sur le trottoir dans les nombreux virages du début de parcours. Une fois placé, je me permets d'alerter mes compères en pronant le suivi de l'allure chrono plutôt que le (faux) rythme des coureurs nous entourant et de freiner Yann qui, à un moment, met un petit coup de boost. J'apprends après la course que ce dernier voulait tenter un objectif de 42' ... j'aurais du lui demander avant !

Les deux premiers kilomètres sont légèrement plus rapides que mon rythme prévu mais restent tout à fait corrects (4'13 pour les 2 au lieu d'au moins 4'15 à 4'16). Je me sens bien, c'est important et ça fait du bien au moral après ma course de Lescure d'Albigeois début janvier où dès le début, je peinais à maintenir l'allure minimum prévue. Sur les 3ème et 4ème kilomètre, on stabilise l'allure à 4'15 ... c'est bien, on est régulier ! Merci le vol IFR (aux instruments) :-) En fait, on vient de faire quasiment 3 à 4 kilomètres de portion quasiment toute droite, ce qui permet de conserver un rythme régulier.

Au 5ème kilomètre, une petite descente nous fait accélèrer un poil en 4'08 au kilomètre ... c'est toujours ça de pris !

Ensuite, on passe le ravito au début d'une côte, pas énorme mais assez longue et régulière. Sans m'arrêter je prends un gobelet. Malheureusement c'est un mélange eau/sucre que je n'apprécie guère. Je tente d'en prendre une pseudo gorgée (en courant avec un gobelet, si j'ai pu avaler le contenu d'une cuillère à café c'est bien le maximum) et je passe le reste à Philippe. Peu après, je remarque un coureur allongé sur le bas côté auprès duquel s'approche un bénévole ... rien de grave j'espère.

A un moment dans la montée, environ 50 mètres devant moi, j'aperçois une coureuse féminine du Satuc ... mais ... je crois bien reconnaître Nathalie que j'avais complètement zappée depuis mon départ. Pfffiuuu, on a passé le 5ème kilomètre et elle est toujours devant ! ça me coupe un peu les jambes mais je suis vachement content pour elle. Elle a en plus l'air d'être bien avec une foulée "aérienne" (comme dirait Yann) et décontractée. En fait, mes compagnons de course l'avaient en visuel depuis le début mais moi forcément toujours une guerre de retard, je viens de percuter qu'après le 5ème kilo ! :-) Ben oui, un oeil 3 mètres devant pour savoir où mettre les pieds, un oeil sur le GPS ... peux pas tout faire mouaaaa :-)

Bref, le 5ème kilomètre fait baisser la moyenne avec 4'27 et ce n'est pas le suivant qui va inverser la tendance :-( En fait, je crois qu'on s'est un peu endormis plus ou moins consciemment. De mon côté, j'ai voulu un peu récupérer de la montée précédente et me refaire une ch'tite santé avant de reprendre le rythme initial et j'ai donc stabilisé une vitesse un peu plus lente ... et 4'25 le prouve largement. Ne connaissant pas trop le reste du parcours et avec la fatigue accumulée, j'ai aussi pris un peu peur et j'ai voulu en garder sous le pied ... sachant notamment que la traversée aller et retour sous la rocade allait nous faire vivre deux montées.

A partir du 7ème kilomètre on a ré-accéléré mais pas suffisamment puisque on l'a passé en 4'21. On est passé par le centre de Blagnac et le parc du Ritouret et même si il y avait pas mal de virages, l'absence de relief notable ne peut justifier une telle baisse de temps ... surtout que j'étais pas en "mauvais état".

Ensuite, passage sous la rocade et balade dans la zone d'activité aéroportuaire avant de revenir sur la zone commerciale du Leclerc et au bilan un 8ème kilomètre en 4'23 ... on est gentil et on va dire que ce sont les petites montées sous la rocade qui expliquent ce chrono :-)

Avant de passer une seconde fois sous la rocade, on parvient (enfin !) à revenir au niveau de Nathalie et on la double. Puis, on arrive enfin au rond-point où est posté Norbert et qui nous gueule d'accélérer. Je m'exécute comme je peux, mon souffle commence à ressembler à celui d'un asthmatique mais la fin est proche ... de la course hein, pas de ma vie ;-) Ce dernier kilomètre est couru en 4'15 ... l'allure objectif que j'aurais souhaité tenir toute la durée de la course. Le passage sur la ligne d'arrivée se fait avec un temps officiel de 43'17


Au bilan, j'ai un avis assez mitigé sur ma course :

Le côté positif, c'est que j'ai eu de bonnes sensations tout le long de la course, tout à l'opposé de ma méforme à Lescure d'Albigeois (alors que j'avais mieux vécu l'avant course ce 4/1 par rapport à celle de Blagnac). L'autre point positif est que j'ai amélioré mon chrono (je parle de mon chrono perso mesuré entre les lignes de départ d'arrivée et pas les temps officiels) de 10 secondes alors que je n'avais pas fait de préparation spécifique pour ce 10km (alors que c'était le cas à Lescure).

Le côté négatif c'est que, malgré une non préparation spécifique, j'avais tout de même des prétentions plus basses et je pensais faire au moins 42'30 ... si ce n'est moins. D'autant plus frustré qu'après la montée au ravito du 5ème km, le parcours était à nouveau plat et je ne suis pas reparti sur un rythme aussi rapide qu'au début alors que j'aurais pu le faire.

Il faut tirer les enseignements de cette course. Contrairement à Nathalie (ma fusée préférée) qui optimise l'utilisation de sa VMA, de mon côté je n'ai pas sa qualité d'un soutien de fort pourcentage de la VMA. Suite à la découverte de ce point faible, Norbert a donc ré-orienté mon plan d'entrainement "10km" et va me faire travailler la VMA longue (400m et 500m) pendant que d'autres développeront leur VMA avec des 200m. En effet, moi, pas besoin de gagner en VMA si je ne l'exploite pas par la suite ...

C'est bien la CAP, on apprend à mieux se connaitre :-)


10 km de Blagnac - Edition 2009
Date : Dimanche 08/03/2009 à 9h30
Temps officiel sur le 10km : 43'17
Temps chrono perso sur le 10km : 43'07
Temps passage 10km à mon GPS : 42'59

lundi 23 février 2009

Relais de l'Hers 2009

Le temps est idéal : légèrement frais avec un ciel voilé et quasiment pas de vent, je suis plutôt en forme. Le groupe de Norbert représente le SATUC en force avec 5 équipes (de 3 coureurs) engagées. On est pas là pour une quelconque coupe mais plutôt pour se faire plaisir ... une course en relais quoi !

Sauf que ce relais allie l'agréable à l'utile puisque, hormis le dernier à faire en commun, les relais individuels font 5km (et sur un parcours ultra-plat), ce qui constitue une distance standard bien utile pour s'étalonner et jauger son niveau du moment ... surtout dans l'optique d'une prépa 10km qui va bientôt commencer.

Je suis le premier relais. En effet, les deux autres relayeurs sont des "avions" et je préfère avoir le temps de bien souffler après mon relais afin de ne pas trop les freiner dans le dernier relais (2.2 km) à faire en commun.


Je pars donc en charmante compagnie puisque les 4 autres équipes n'ont que des féminines sur la ligne de départ. Le top départ est donné un peu n'importe comment mais qu'importe, la bonne ambiance régne et de mon côté, un seul chrono fait foi, le mien quand j'appuie sur Start en passant sur la ligne départ.

Je suis plutôt sur l'arrière du peloton et je remonte alors quelques coureurs. Comme d'habitude (mauvaise habitude) je pars trop vite mais bon ... petit à petit je corrige ce défaut.

Je double Julie du groupe des Tortues à 500m environ du départ et l'encourage en passant. Je me sens bien, je cours un peu au feeling concernant l'allure. Il ne faut pas non plus que je "bloque" sur le rythme de mes courses mais la prochaines fois, en plus de l'autolap tous les kilomètres de mon GPS, j'afficherai la vitesse instantanée, ça m'aidera à ne pas trop m'enflammer en début de course et à me caler sur le bon tempo.

Contrairement à d'autres courses où entre les 2 et 3ème kilomètre j'ai de mauvaises sensations et l'envie de m'arrêter et de marcher (tout en sachant pertinent que cette sensation passe par la suite) et bien aujourd'hui, rien de tout cela ... ça déroule plutôt bien.

J'apprécie le parcours avec pas mal de virages, de changements de rue, etc. Certains trouvent en cela un parcours difficile car plein de relances à faire mais de mon côté, je trouve un tel parcours moins monotone et à un moment la seule "longue" ligne droite de la boucle me fait attendre avec envie les "lacets" de la fin du parcours.

Premier parcours de ce type pour ainsi dire, je trace à la corde en courant sur les trottoirs et en frôlant les murs ... il parait que c'est ainsi qu'est mesuré le parcours ... alors aucun regret :-)

Le marquage au sol indique le kilométrage et je loupe le 3ème. Ce n'est pas bien grave puisque j'ai l'autolap. Je suis plutôt content de moi puisque sur les 3/4 premiers kilomètres, je suis à moins de 4'09 (avec même près de 3'53 au premier kilomètre sans trop en ressentir les effets sur la fin). 4'09 est l'allure (correspondant à 20'45 au 5km) que je m'étais fixée du moins jusqu'au 3/4ème kilomètre. Finalement, on arrive au dernier virage où j'aperçois Norbert et je l'entends gueuler comme un putois du style : "Allez Sébastien, c'est le sprint final, tu peux passer sous les 20', donne tout ce que tu as !". Si ce ne sont pas ses propos exacts, ils en reflètent bien l'esprit. Je traduirais en une seule phrase : "Sors-toi les doigts du c..., l'arrivée est proche !".

Donc l'arrivée en vue ... sprint de ma part ... top dans les mains de Benoit qui prend alors la suite des affaires ... moi qui appuie sur "Stop" tout en reprenant mon souffle ... 20'00 tout rond !!! C'est y pas beau tout çà :-) !!!

Comme beaucoup de mes courses sur route : Sur la ligne d'arrivée je me dis : "je ne pouvais pas plus" ... quelques minutes après : "J'aurais pu accélérer plus tôt quand même à partir du 3ème km parce que vu mon sprint j'avais quand même de la réserve, merde !" ... une heure après : "Purée, si seulement je m'étais tempéré sur le 1er kilomètre, j'aurais pu mieux envoyer et plus régulièrement sur la seconde partie du parcours, ça aurait été plus efficace qu'un sprint final sur une pauvre centaine de mètres"
Bref, avec des "si", on refait une course ; avec des "si" on refait le monde ... m'en fout j'aime bien moi refaire mes courses dans ma p'tite tête ... :-) ça fait partie de la course ces petites discussions de comptoirs ... comme celles où on papote gestion de course, chrono avec Gilles (du groupe des tortues) et où avoue que l'on se comporte comme des gamins lors d'une course de vélo mais le bon esprit est là et c'est ça qui est vraiment super ! :-)

D'ailleurs à propos de Gilles, voici une photo que je trouve vraiment sympa où l'on voit l'équipe de Gilles, Aurélien et Julie à l'arrivée de front :


Sinon c'était un relais alors je vais quand même donner le temps et le classement de mon équipe (avec Benoit et Oswald le finisheur qui s'est tapé les 7.2 km d'affilée, bravo à lui !) : sources non encore officielles : 1h06 et 12ème au scratch

Bon, le foncièrement pessimiste que je suis va trouver à redire sur mon chrono : mon GPS totalise 4.9 km et j'ai refait le parcours avec GmapPedometer et je confirme cette distance. Je recale donc mon chrono à environ 20'20 ... il n'empêche : le cap des 19'59 approche à grand pas et, malgré un parcours comportant une ch'tite montée, je ne désespère pas de penser que début Juin, le 5km de Grenade pourrait être l'occasion de passer sous les 20' ;-)

Relais de l'Hers - Edition 2009
Date : Dimanche 22/02/2009 à 9h30
Temps chrono sur le 5km : 20'00
Temps corrigé sur le 5km : 20'20


mardi 17 février 2009

Trail Gruissan 2009

Après un petit footing d'échauffement et 2/3 accélérations, Philippe et Luc me boostent pour les rejoindre bien devant le peloton exactement sur la ligne de départ, comme des pros quoi ! ... ils sont fadas :-)

Le temps est au beau avec un très léger vent mais il fait un peu frisquet. Je ne porte qu'un t-shirt et supporte bien mes gants. Je ferai d'ailleurs une bonne moitié de course avec les mains gelées mais sans grosse gêne cependant.


Petite musique d'ambiance, coup de pistolet et hop : c'est le départ ! Luc est sur les chapeaux de roues : je me convaincs de ne pas me cramer à essayer de le suivre et je décide donc rapidement de le laisser s'éloigner. On court pour l'instant sur du plat (route ou piste) histoire de rejoindre les premiers reliefs. Je regarde à quelques reprises derrière moi et n'apercois pas Philippe ... bon ben c'est clair : je ferai la course en solo. Ce sera d'ailleurs mon premier trail en solo vu qu'habituellement je les cours avec Nat qui, cette fois, fera la supportrice.

Après quelques kilomètres, on rentre dans le vif du sujet : on quitte la vigne pour attaquer un mur, oui un mur à tel point que je me demande comment certains peuvent continuer à courir avec un tel dénivelé ! Me concernant, et ce dès le début de la "côte", je place mes mains sur mes cuisses et ce sera de la marche rapide ... rapide étant un bien grand mot. Ca c'est de la mise en bouche ! :-) Ce sera le dénivelé le plus "impressionnant" même si relativement court.

Les "alertes préventives" sur le type de terrain rencontré sur ce trail sont fondées : attention au cailloux : petits et gros qui nous accompagneront tout le long du trajet. Tout au long du parcours, je ne manquerai d'ailleurs pas de trébucher à plusieurs reprises, me rattrapant in extremis quasiment à chaque fois.

Une deuxième côte nous amène vers un superbe panorama sur dame Méditerrannée ... avec le soleil qui vient de se lever ça vaut vraiment le coup !

Ensuite, on suit de la piste et ça monte un petit peu, pas tant que ça mais je me rends compte que je suis parti un peu trop vite et je décide de calmer un poil l'allure. En fait, en l'absence de Nathalie, ce n'est pas évident de trouver la bonne allure. En même temps je me dis que je ne l'ai pas trop préparé ce trail, sinon pas du tout ni en tenue de rythme, ni en parcours spécifique vu le très faible nombre de sorties sur Pech-David et ses environs.

Le parcours est cependant assez varié tout en vadrouillant dans la garrigue avec de la végétation plus ou moins haute, plus ou moins touffue laissant apparaitre plus ou moins bien le sol hyper caillouteux. Dans tous les cas, outre les passages sur route, les parcours bien stabilisés restent rares ... ben c'est un trail quoi :-) !

A un moment, nous remontons une sorte de petit canyon avec une faible pente montante qui serpante et qui ressemble à un torrent à sec. Parfois, il y a quelques marches de gros blocs de pierre à gravir. C'est une monotrace et il n'est pas question de doubler mais je trouve cette portion hyper agréable.

A un moment nous arrivons au fameux passage avec une corde pour assurer la descente. A cet endroit plutôt dangereux un bénévole fait office à la fois de guide touristique pour nous préciser le point de vue : Mont canigou, etc. et à la fois de secouriste préventif nous demandant de faire attention à la grosse descente le long de la paroi. Merci à lui d'avoir répété ça sans doute des centaines de fois aux différents coureurs !

Ensuite, après une bonne descente, toujours à travers un paysage de garrigue nous longeons des vignes et nous arrivons au ravito de la mi-parcours. Je décide de m'y arrêter quelques instants et de prendre un gel. Celui-ci est complètement durci par le froid et je me vois les pierres pour parvenir à le faire sortir et l'avaler. Après ça, un verre d'eau et hop, ça repart ...

Nous tracons sur du plat avec un peu de "chemin de liaison" au bord des étangs. Je pensais que ça allait me "reposer" mais en fait je m'y suis "ennuyé" et il me tardait de retrouver les alternances de montées/descentes.

On retrouve ensuite ces petites montées descentes qui ne sont sans doute pas à mettre dans le guiness des trails au plus haut dénivelé mais qui font tout de même leur petit effet :-) Je remarque ici que depuis le début j'ai tout de même tendance à être doublé en montée et je reprends des places en descente. Suis-je plus casse-cou que d'autres ou tout simplement plus à l'aise en descente ... je ne sais pas :-)

A propos d'être "à l'aise", je ne vais pas vous cacher que sur la fin, mes appuis sans doute un poil défaillants, je me suis étalé comme une m...de par terre mais en montée donc à faible vitesse et sans aucune gravité. Ce sera d'ailleurs la seule chute à déplorer ... et pourtant, vu le nombre de rattrapages in extremis que j'ai réalisé, je m'attendais à une grosse chutaaaaasssse bien plus méchante que celle qui venait d'avoir lieu. Tant mieux !

La fin approche, c'est annoncé par les bénévoles baliseurs du parcours. Une dernière sacrée descente dans une petite forêt ou il faut toujours maintenir sa concentration pour éviter de se viander (si près du but, ce serait dommage) car le sol est ici assez glissant avec les aiguilles de pin mélangées à la terre sèche.

A la sortie de la forêt, on approche du centre de Gruissan et de la tour barberousse. on reste au bord de l'eau pour rejoindre le palais des congrès. Ce dernier kilomètre se fait sans réel plaisir : tout plat, goudron au sol, vent de travers ... mais c'est la fin et j'aperçois Nathalie qui me fixe sur la pellicule ... heu sur la carte mémoire XD (ça le fait moins mais bon ...). L'arrivée et le bip de fin se passe directement dans le palais des congrès avec tapis rouge s'il vous plait !


Au bilan : 2h11 pour 23km, une météo au top,de supers paysages plein la tête et même pas mal !

Dénivelé : 640m D+ selon les organisateurs et 430m D+ selon ce génial logiciel gratuit qu'est Sporttracks ...